David Desharnais a trouvé son passage en Russie très difficile

David Desharnais a vécu ses meilleurs moments en carrière avec le Canadien de Montréal. Il a été le premier centre de l’équipe – du moins, celui qui jouait avec les meilleurs ailiers offensifs – durant trois ou quatre saisons entre 2011 et 2015. Pas mal pour un petit joueur québécois francophone jamais repêché! Quelques mois auparavant, il se promenait encore en autobus dans la ECHL ou la Ligue américaine!

S’en est ensuite suivi une série de difficultés que le petit attaquant québécois a toujours su affronter. Desharnais s’est toujours relevé.

Il a connu une saison et demie plus difficile, avant d’être échangé aux Oilers en plein hiver. Il a vécu ces semaines-là à l’hôtel, loin de sa conjointe.

Il a ensuite signé un contrat avec les Rangers, mais les choses ne se sont pas passées comme il l’aurait souhaité. Seulement 28 points (dont 6 buts) en 71 rencontres… beaucoup de temps sur le bottom-6… et quelques matchs dans les estrades! Encore une fois, Desharnais s’est relevé.

L’an dernier, il a porté les couleurs de l’Avangard d’Omsk, alors dirigé par Bob Hartley. Il avait Maxime Talbot, Cody Franson et Alexei Emelin comme coéquipiers. Desharnais s’était d’abord entendu avec le Lokomotiv de Yaroslavl avant d’être utilisé à l’aile, puis relâché.

Et après quelques semaines seulement en Russie, alors que l’équipe jouait à des centaines de kilomètres d’Omsk, Desharnais négociait déjà avec le Fribourg-Gottéron HC, l’équipe suisse pour qui il avait joué durant le plus récent lock-out.

(Crédit: YouTube)

Desharnais a récemment confié à Maxime Talbot et Bruno Gervais (RDS) à quel point la vie d’un hockeyeur est difficile dans la KHL.

Une journée de match dure du matin au soir dans la KHL. Tu pars tôt le matin et tu ne reviens que tard en soirée. En Suisse, comme dans la LNH, tu participes au morning skate et tu retournes ensuite chez toi (ou dans un bel hôtel) pour te reposer. Tu te rends ensuite à l’aréna vers 17h30 et tu peux rentrer chez toi vers 22h30.

De plus, lorsque ton équipe connaît des difficultés en Russie ou en Suisse, les joueurs étrangers sont les premiers visés par la critique et les partisans. Et parfois par le staff aussi!

Tu ressens plus de pression que les autres. À Montréal, c’est souvent l’inverse, alors que les joueurs locaux ressentent plus de pression.

En terminant, Desharnais a confié qu’il trouvait la saison actuelle relativement difficile à Fribourg. L’équipe occupe le dernier rang du classement général (5 victoires et 9 défaites) et les partisans sont très émotifs/intenses.

En 14 rencontres depuis le début de la saison, David Desharnais a récolté 10 points, dont 5 buts. Il affiche un différentiel de moins-2. Il porte un « A » sur son gilet et il est le meilleur pointeur de l’équipe (à égalité avec Daniel Brodin et Ryan Gunderson).

Ceci dit, Desharnais et sa famille se disent heureux en Suisse, surtout à cause du paysage et de leur mode de vie. La vie familiale et amoureuse de Desharnais se porte à merveille. On peut tout de même lui souhaiter un peu plus de succès dans sa vie professionnelle.

PLUS DE NOUVELLES