Crainte d’attaque terroriste : la police de Montréal sur le qui-vive autour du Centre Bell
Crédit: Orphisme photographie

Le monde est malade.

Ma grand-mère répétait constamment ça quand j'étais jeune et force est d'admettre qu'elle avait raison. Les tueries de masse dans les écoles aux États-Unis… les « croyants » qui font des attentats suicides parce que leur religion glorifie les martyrs… les gens qui foncent sur la foule avec leur véhicule comme en Espagne…

Ces comportements ont pour effet de modifier les comportements des forces policières. Je suis descendu à Manhattan le 31 décembre 2024 et je peux vous confirmer que de la sécurité, il y en a en ta* à Times Square, la veille du jour de l'An. Toutes les poubelles sont barrées notamment, par crainte qu'une bombe y soit déposée.

Les policiers de Montréal ont également dû modifier leur comportement le week-end, par crainte qu'un hurluberlu n'ait l'intention d'utiliser sa voiture pour écraser des partisans du Canadien massés près du Centre Bell.

« La police de Montréal utilise des barrières anti-véhicule bélier québécoises pour protéger les milliers d'amateurs devant le Centre Bell lors des matchs des séries du Canadien » – Mathieu Boulay, Journal de Montréal.

Le Journal de Montréal nous apprend ce matin que le SPVM a acheté une soixantaine de barrières anti-véhicules béliers portatives. Elles ont été utilisées vendredi et dimanche au centre-ville de Montréal, mais elles le seront également lors de plusieurs événements chaque année.

On s'entend qu'elles sont plus faciles à déplacer que les traditionnels blocs de béton.

Autant je suis heureux de voir la Police de Montréal agir ainsi, pour notre protection, autant je me dis que c'est triste de voir où nous en sommes comme société. Constamment devoir se protéger d'éventuelles attaques terroristes, ça enlève un peu d'humanité à des trucs positifs et festifs, vous ne trouvez pas ?

Mais c'est maintenant comme ça…

Au moins, il y a de l'espoir : cet homme utilise son pick-up pour réparer les nids-de-poule aux alentours du Centre Bell, plutôt que pour y faire quelque chose de dramatique.

 

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La LNH et sa culture de lâcheté
Est-ce moi ou l'on dirait que les séries de la LNH sont plus violentes qu'avant ?

En fait, je vais refaire ma phrase : est-ce moi ou l'on dirait que la violence qu'on voit lors des séries de la LNH est plus vicieuse et décomplexée qu'avant ?

Martin Leclerc s'est posé la question ce matin sur le site de Radio-Canada et il en est venu à une conclusion intéressante. Selon lui, le visage de la violence de la LNH a simplement changé. Avant, il y avait plus de punitions décernées suite à des gestes illégaux et il y avait aussi des coups salauds. Cependant, qu'on le veuille ou pas, le code servait tout de même à empêcher certains comportements.

Aujourd'hui, on dirait que les joueurs s'en permettent plus. Ils n'ont pas de Bob Probert ou de Georges Laraque pour leur rappeler qu'ils ont franchi une ligne…

Ridly Greig… Jamie Benn… se seraient-ils comportés ainsi en 2002 ?

La phrase que j'aime le plus dans le texte de Leclerc est certes la suivante :

« Ce geste n'était que la suite logique de la culture de lâcheté qui est en train de se répandre dans la LNH » – Martin Leclerc, à propos du geste de Ridly Greig, qui a frappé un joueur déjà impliqué dans une escarmouche avec un autre joueur

Je vous invite (vraiment) à lire le texte de Martin Leclerc dans son intégralité. Il met le doigt sur quelque chose.