Caufield va remporter le Maurice-Richard, trop de tirs et Gallagher dans les estrades
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Cole Caufield a encore une fois trouvé le fond du filet hier en Floride. Le petit #22 #13 montréalais est VRAIMENT en voie de connaître une première saison de 50 buts chez le CH depuis Stéphane Richer en 1989-90.

Je ne sais pas si vous le saviez, mais il n'y a que six joueurs à avoir inscrit 50 buts ou plus lors d'une même saison dans toute la (glorieuse) histoire des Canadiens de Montréal : Maurice Richard, Bernard Geoffrion, Guy Lafleur, Steve Shutt, Pierre Larouche et Stéphane Richer.

Réalisez-vous à quel point l'exploit de marquer 50 buts serait ÉNORME pour Cole Caufield ? Tout ça, sans avoir inscrit un seul but dans un filet désert !

Caufield n'a qu'à inscrire trois buts au total lors des huit derniers matchs de la saison régulière du Tricolore pour y parvenir. Ça va se faire…

Cette saison, il n'y a qu'à la fin décembre et au début du mois de janvier, de même qu'à la mi-novembre, où Caufield n'a pas produit à ce rythme-là.

Depuis le 1er janvier, Caufield a inscrit pas moins de 28 buts. Aucun autre joueur de la LNH n'en a inscrit plus de 22 durant cette période. Nathan MacKinnon, avec qui Caufield se bat pour le trophée Maurice-Richard, n'en a marqué que 15, lui.

Le petit attaquant montréalais est tout seul dans sa catégorie depuis le début de l'année 2026.

Vous n'êtes pas encore rassasiés au niveau « statistiques offensives de Cole Caufield » ? J'ai ceci pour vous : le principal intéressé a 10 buts lors de ses 10 derniers matchs et il n'a terminé que deux rencontres sans trouver le fond du filet durant cette période-là.


La course au Maurice-Richard
Nous voilà le 1er avril, à plus ou moins deux semaines de la fin de la saison et dire que la course au Maurice-Richard bat son plein est un euphémisme. Nathan MacKinnon a 49 buts et neuf matchs encore à l'horaire et Cole Caufield, 47 buts avec huit parties encore à disputer.

Statistiquement parlant, MacKinnon est le grand favori pour mettre la main sur ledit trophée. Ce matin, selon Polymarket, MacKinnon a 77 % de chances de remporter le Maurice-Richard et Caufield, seulement 16 %. Quelles probabilités Cole Caufield aurait-il si Suzuki lui avait refilé la rondelle en fin de rencontre hier soir ?

(Crédit: Polymarket)

Cependant, on remarque que Caufield était à plus ou moins 2 ou 3 % il y a quelques semaines encore et que le 26 mars, il était à presque 50 %. Saura-t-il compléter sa remontada ?

Avec le calendrier montréalais qui sera l'un des plus « faciles » d'ici la fin de la saison régulière, tout est possible.

Lets's go Cole!
(Crédit: Getty Images)


Ce qui m'inquiète
Le CH vient de signer six victoires en temps réglementaire consécutives, une première depuis des années à Montréal. Il faut l'avouer : le club va très bien depuis qu'il a pris la décision de tasser Samuel Montembeault (et Patrik Laine) et d'aligner le meilleur alignement possible, that's it.

Depuis la date limite des transactions – et ce, sans ajouts -, le CH inscrit beaucoup de buts et en accorde très peu. Il trône au sommet de toute la LNH dans ces deux catégories.

Il y a par contre un petit quelque chose qui m'inquiète : face aux clubs de tête, le CH a l'habitude d'accorder trop de lancers à l'adversaire. Jakub Dobes et Jacob Fowler ne pourront pas être miraculeux tous les soirs.

Hier face au Lightning, ce sont 37 lancers qui ont été dirigés vers Jakub Dobes. En Caroline, ça a été 35. Contre ces mêmes Hurricanes la semaine dernière au Centre Bell : 43. Heureusement que Dobes était en état de grâce lors de ces trois rencontres parce que sinon, le club aurait très bien pu subir trois défaites.

Et le scénario ce matin serait fort différent.

Martin St-Louis va devoir trouver une solution pour resserrer la défensive et éviter de voir l'adversaire obtenir autant de lancers au filet. Même si plusieurs diront que ces tirs de loin sont bien souvent peu dangereux…

Parce qu'en séries, le CH jouera inévitablement face à un club de qualité.

Au final, la loi du nombre est infaillible.


Le rôle de Brendan Gallagher
En regardant l'excellent match d'hier à Tampa, je me suis fait une remarque à moi-même : Brendan Gallagher joue-t-il ? Est-il utile ? À quoi sert-il ? Puis, j'ai vu Gallagher perdre une bagarre à un-contre-un le long de la rampe.

On l'aime, Gally, mais ça se voit tout de suite : il n'a plus le niveau pour aider de façon régulière l'équipe. Même si Renaud Lavoie vous dira le contraire.

Hier, il a été utilisé pendant 08 :18, alors que le deuxième attaquant le moins utilisé a obtenu 10 :37 (Zachary Bolduc), et qu'il a obtenu un bon match dans l'ensemble.

Il y a deux jours, je vous posais la question : qui sortira de la formation le jour où Kirby Dach – qui patine à fond de train à Brossard – sera apte à revenir au jeu ? La réponse me paraît de plus en plus évidente : Brendan Gallagher.

Si bien sûr, on décide d'habiller Kirby Dach…