Nous voilà à 48 heures du repêchage amateur dans la LNH et je crois que c'est le moment parfait pour rappeler à tous et chacun qu'on a beaucoup plus de questions que de réponses quand vient le temps de parler du futur des espoirs dont les droits appartiennent au Canadien.
Pourquoi Michael Hage a-t-il véritablement décidé de disputer une troisième saison dans la NCAA ? Est-il un joueur de centre ou un ailier ? Était-on prêt à l'échanger ?
Est-ce qu'Alexander Zharovsky sera en mesure de venir terminer la prochaine campagne en Amérique du Nord, un peu comme Ivan Demidov l'a fait il y a à peine plus d'un an ? A-t-il ce qu'il faut pour jouer dans la LNH dès son arrivée au Canada ?
Quel est le réel niveau de Bogdan Konyushkov ? Et tentera-t-il vraiment sa chance de ce côté-ci de l'Atlantique ? S'il la tente un jour, bien sûr…
Est-ce qu'Aatos Koivu décidera sous peu de venir poursuivre son développement en Amérique du Nord, même s'il est clair qu'il devrait manger son pain noir à Laval avant de rêver à Montréal ?
La direction des Canadiens dispose de plusieurs arguments, mais n'a aucun pouvoir réel sur la décision de ses jeunes espoirs. Tant et aussi longtemps que ceux-ci n'ont pas signé de contrat avec l'organisation…
Bogdan Konyushkov m'intrigue
Konyushkov est le meilleur exemple pour illustrer l'incertitude et le « non-contrôle » du Tricolore : repêché au quatrième tour en 2023, il est un défenseur droitier que l'on aimerait bien voir en action au (vrai) camp d'entraînement. Cependant, il n'a participé à aucun camp des recrues ou (vrai) camp d'entraînement depuis sa sélection.
On ne l'a vu que brièvement l'été dernier au camp de développement estival du CH.
Le CH se cherche un défenseur droitier (pour jouer avec Lane Hutson notamment) et les statistiques de Konyushkov sont assez intéressantes pour que l'on ait envie de le tester avec les autres pros de l'organisation. D'autant plus qu'Ivan Demidov pourrait lui montrer comment ça fonctionne, à Montréal.

Malheureusement, la saison commence trop tôt dans la KHL pour que les joueurs russes puissent être ici en septembre. Et on ne sait même pas encore si à 23 ans, il sera au camp de développement la semaine prochaine à Brossard…
À noter que Konyushkov est encore sous contrat pour une saison en Russie, qu'il apprend l'anglais et qu'il se prépare pour la prochaine étape de sa carrière à Montréal. Il y a au moins cela d'encourageant.
Alexei Emelin est arrivé en Amérique du Nord à 25 ans. Konyushkov pourrait le faire à 24 ans. Ce serait tard, mais pas « trop » tard.
Aurait-il à disputer quelques matchs à Laval ou ferait-il directement le saut dans la LNH ? Difficile à dire ! Le Canadien en sera à l'étape de se battre pour remporter une Coupe Stanley ; Laval pourrait donc être une option. Surtout que sa plus grande faiblesse demeure son coup de patin.
Mais voudra-t-il vraiment venir toucher moins d'argent qu'en Russie, dans la Ligue américaine ?
Maudite dernière année de contrat…
Conclusion
Il y a les Russes sous contrat dans la KHL…
Il y a les Américains qui préfèrent souvent jouer au sud de la frontière…
Le repêchage a toujours été une science inexacte, mais il faut avouer que la situation s'est compliquée encore plus depuis quelques années pour un DG comme Kent Hughes.
Rendu là, on peut comprendre certains directeurs généraux de ne plus repêcher autant qu'avant et d'échanger leurs choix.
Et je n'ai même pas parlé des blessures à répétition qui freinent le développement de certains espoirs comme David Reinbacher.
La semaine qui se terminera dans trois jours est capitale pour l'avenir de l'organisation. À Kent Hughes et Jeff Gorton de jouer les bonnes cartes.
Prolongation
À noter qu'un ancien espoir de l'organisation, Filip Cederqvist, a signé un nouveau contrat de six ans à Frölunda. Le Canadien avait fait son acquisition dans le cadre d'une transaction avec les Sabres, mais il ne lui avait pas soumis d'offre qualificative l'été d'après.Personne n'est tombé en bas de sa chaise chez le Canadien.