Canadien : le problème de donner 15 M$ à un joueur
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Hier soir, Pierre McGuire était de passage au Sick Podcast.

Avec Tony Marinaro, qui est de retour de vacances, le sujet de la structure salariale du Canadien a notamment été abordé. C'est normal : c'est un sujet qui fait jaser.

McGuire est d'avis que les joueurs du Canadien ne vont pas mal le prendre quand Kent Hughes ajoutera un joueur à fort prix, alors que tout le monde a pris un rabais.

Mais voici l'angle qui a retenu mon attention.

Dans le podcast, McGuire s'est fait questionner sur la montée des salaires. Et à un certain point, il a mentionné que le taux de change va freiner certains clubs canadiens, qui ne pourront pas facilement danser avec des gars à 15 M$ par année. #MontéeDesSalaires

Attention : il n'a pas nommé le Canadien de Montréal. Et on peut assumer que s'il y a bien un proprio qui donnera quand même un contrat du genre au besoin, c'est Geoff Molson.

Sauf que même s'il le fait, ça se peut que ce ne soit pas une décision facile. C'est surtout ça, le point : ça complique le processus pour offrir d'énormes contrats au Canada, même si le CH le fera sans doute quand même au besoin.

On sait que 15 M$ par année en devises américaines, c'est actuellement plus de 20 M$ en dollars canadiens. Et si le joueur a un bonus de 18 M$ une année, ça fait cher à payer d'un seul coup.

Le Canadien, les Oilers et les Maple Leafs vont sans doute continuer de dépenser au plafond malgré tout, dans les prochaines années. Mais est-ce que les autres clubs canadiens le feront? Donneront-ils de gros contrats?

Surtout pour un club en reconstruction, ce n'est pas alléchant de dépenser. #Canucks

C'est pour ça que j'ai de la misère à acheter l'idée d'ajuster le plafond selon le taux d'imposition de chaque province / état américain. Après tout, certains clubs canadiens n'arriveront pas à payer de gros contrats en raison du taux de change… et leur plafond monterait?

Les joueurs calculent leurs contrats en pourcentage du plafond. Déjà qu'ils demandent plus aux marchés canadiens, ce serait pire avec un plafond ajusté, selon moi.

Et quel merdier ce serait quand viendrait le temps d'échanger un joueur de Montréal à Dallas, par exemple…

prolongation

Je ne comprends pas la manie de vouloir tout égaler (même si le débat est intéressant) puisque la vie n'est pas juste et il faut faire avec. Les 32 marchés de la LNH ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Il fait plus chaud en Floride, les impôts sont plus avantageux à Nashville, les fans sont plus passionnés à Buffalo et ça parle français à Montréal, par exemple.

Ces éléments-là font partie de la game et pleurer à cause de ça ne changera rien.

Tout comme chialer sur les clauses de non-échange que les équipes ont déjà accepté de donner comme des bonbons à des joueurs bien ordinaires, d'ailleurs. Ces gars-là méritent leur clause parce qu'ils ont négocié en conséquence.