Aller au Championnat mondial permettrait à Nick Suzuki de ne pas accepter la défaite

Jour de match! Pour la dernière fois avant longtemps, le Canadien jouera un match à 19h ce soir suite au dernier entraînement de la saison, qui aura lieu à 10h 30. Les Panthers seront en visite pour l’occasion.

Et dès demain, on tournera la page via le vidage de casiers.

Les matchs ne veulent plus rien dire depuis longtemps, mais ce soir, c’est encore pire puisque le Canadien a cimenté sa 32e (et dernière) place au classement général. La victoire ou la défaite ne veut vraiment rien dire contre Ben Chiarot et les Panthers, assurés du premier rang au classement général.

Ironique, non?

La question à 1000 piasses concernant le Canadien, c’est de savoir si la prochaine année sera meilleure que celle-ci. Est-ce que la direction voudra perdre un an de plus pour bien reconstruire? Est-ce qu’on parle plus d’un reset on the fly?

À quel point le dossier Carey Price, qui pourrait jouer ce soir, va changer la donne?

Parce que Kent Hughes semble vouloir signer de gros agents libres, on peut penser que le Canadien ne veut pas être misérable l’an prochain après avoir connu une saison si difficile.

C’est d’ailleurs le souhait de Danièle Sauvageau.

Oui, il y a Connor Bedard, mais une autre saison dans les bas-fonds, ce serait lourd pour les joueurs, pour le club et pour les partisans. Tenter de gagner est possiblement la prochaine étape. Je dis bien « tenter de », évidemment.

Mais surtout, donner quelques outils aux gars pour gagner empêcherait de créer une culture où les joueurs se complaisent dans la défaite.

Prenons un Nick Suzuki. Oui, il a fait deux fois les séries depuis son arrivée à Montréal, mais il sait que le CH s’enligne vers des années moins glorieuses que celles de l’époque de Guy Lafleur, disons.

Aller (tenter de) gagner au Championnat mondial pourrait donc lui permettre de garder son côté compétitif bien en vie. C’est du moins l’avis d’André Tourigny, un entraîneur qui sait de quoi il parle puisqu’il travaille pour les Coyotes.

En Arizona, il tente aussi de gagner tout ce qu’il peut et il ne veut pas que la défaite ne devienne qu’une autre option parmi tant d’autres. Il veut que ses gars se forcent, et ce, même si ça signifie offrir un moins bon choix au repêchage à ses patrons. Tous les entraîneurs pensent ainsi.

Et il croit que cela s’applique aussi à un Nick Suzuki.

Ces opportunités-là ne poussent pas dans les arbres, là!

C’est quand la prochaine fois que Nick Suzuki aura l’occasion de gagner quelque part que ce soit dans la Ligue nationale… n’importe où? – André Tourigny

Évidemment, ce qui est bon pour minou est bon pour pitou et c’est vrai pour bien des joueurs. On peut notamment penser à Cole Caufield, qui a eu son invitation pour représenter les États-Unis… mais restons avec Suzuki.

Cela pourrait donc l’aider à long terme, le #14 du CH. C’est ce que le Bear a déclaré au 98.5 Sports hier soir.

Évidemment, dans le cas de Nick Suzuki, Claude Julien a raison : ça va dépendre des blessures. Si celui qui s’absente de bien des pratiques depuis quelques semaines ne peut pas être compétitif en raison d’une blessure, ça ne vaut pas la peine.

Mais sinon? Aiguiser son côté compétitif et représenter son pays pourrait lui donner du gaz.

Il y a évidemment plusieurs facteurs à prendre en compte (incluant la fatigue, lui qui a joué beaucoup au printemps et à l’été depuis 2019) pour Suzuki, mais si ça peut l’aider à ne pas se complaire dans la défaite, ce sera ça de pris.

Et si c’est comme ça pour Suzuki, il pourra ultimement le transmettre à ses coéquipiers.

En rafale

– La question à 10.5 M$ par année.

– Le CH est devenu une simple business. [JdeM]

– En parlant du loup.

– Logique.

– Classe.

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