Zachary Bolduc « s’est mis énormément de pression pour réussir à Montréal »
Crédit: Capture d'écran/Twitter

La pause olympique est peut-être arrivée au bon moment pour Zachary Bolduc. Pas parce qu'il jouait si mal. Pas parce qu'il était absent. Mais parce qu'il traversait ce genre de séquence frustrante où l'implication était là… sans que ça paraisse sur la feuille de pointage.

Dans les derniers matchs avant la pause, on l'a vu plus engagé. Plus impliqué physiquement et plus actif en échec avant. Surtout, le plus important dans son cas, c'est qu'il trichait moins en zone défensive. C'est d'ailleurs à cet endroit qu'il connaissait des déboires depuis le début de la saison. Sauf que la différence c'est qu'au début de la campagne, les points tombaient et, dernièrement pas du tout.

Et à Montréal, quand les points ne tombent pas, ça devient vite un problème, surtout pour un attaquant comme Bolduc.

En entrevue avec Patrick Friolet de RDS, l'attaquant québécois a été honnête.

« Il s'est mis énormément de pression pour réussir son arrivée avec les Canadiens. » – Patrick Friolet

Cette phrase-là en dit long. Elle explique peut-être pourquoi, par moments, il semble vouloir en faire un peu trop.

Zachary Bolduc veut prouver qu'il appartient à la LNH, ce rapidement.

Le problème, c'est qu'à force de vouloir accélérer le processus, on peut freiner soi-même sa progression. La pression montréalaise existe bel et bien. Mais celle qu'il s'impose semble encore plus lourde.

Au moins, la bonne nouvelle? Il en est conscient et ça, c'est un pas très important.

Après la pause, le contexte va aussi changer. Le retour potentiel d'Alex Newhook et de Patrik Laine va rebattre les cartes à l'attaque. Plus de profondeur, plus d'options et, donc, plus de compétition à l'interne.

Pour le numéro 76, ça peut vouloir dire une chose : moins de marge d'erreur s'il ne veut pas être sur la passerelle lors d'un ou plusieurs matchs.

Parce qu'avec le retour de Newhook et de Laine, les chaises vont se faire rares. Martin St-Louis aura plus d'options sous la main. L'entraîneur n'hésitera pas à brasser sa formation avec la profondeur qu'il a entre les mains.

Bolduc le sait.

Chaque présence va compter et chaque détail aussi. L'implication qu'on a vue avant la pause devra rester, mais avec un peu plus d'efficacité pour ne pas perdre sa place.

S'il réussit à garder la pression sous contrôle au lieu de la laisser le contrôler, cette séquence plus tranquille ne sera qu'un passage obligé.

en rafale

Les chances du Canada de remporter l'or ont chuté.

Impressionnant.

Quel spectacle!

– Une vague d'amour pour Kris Bryant.