Sous l'ère Bergevin, certaines publicités se faisaient en cachette
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À une certaine époque, faire de la publicité quand tu jouais pour le Canadien de Montréal, ce n'était pas exactement encouragé. Sous Marc Bergevin, tout était balisé. Une date limite avant les séries, pas de distractions, pas de projets externes qui pouvaient sortir du cadre.

Le message était simple : le hockey en premier, le reste après. L'image du club passait avant l'image du joueur. Même une publicité devenait un casse-tête logistique.

Aujourd'hui, c'est presque l'inverse. La direction actuelle est beaucoup plus ouverte aux collaborations, aux médias, au contenu. Les joueurs font des publicités, des balados, des campagnes sociales. On comprend que leur personnalité fait partie du produit.

Le contraste est frappant quand on écoute l'anecdote racontée par Guillaume Simard dans 25 Stanley.

Un tournage avec Jesperi Kotkaniemi devait avoir lieu après la fameuse date limite imposée par le club. Pas question d'utiliser son équipement officiel et pas question de le faire au Centre Bell si la date de tournage est expirée. Le projet a donc été déplacé dans un autre aréna, en mode discret.

La solution pour l'équipement de hockey a été improvisée la veille.

« La veille ou l'avant-veille du tournage, on est allé y acheter un stock chez Canadian Tire. Il y avait des pads de carton et des petites culottes toute cheap. » – Guillaume Simard

Une publicité professionnelle tournée avec un équipement de garage.

Ça résume assez bien l'ère Bergevin. Une gestion serrée, un contrôle constant du message, une volonté de garder les joueurs dans un cadre très précis. On voulait protéger la concentration, protéger l'image, protéger le club… quitte à rendre une simple publicité plus compliquée qu'effectuer une transaction. On allait même à les protéger des anciens Canadiens.

Une culture où l'accès était limité, les médias tenus à distance et les initiatives personnelles rarement encouragées.

Aujourd'hui, l'organisation veut que ses joueurs soient vus. Qu'ils soient présents. Qu'ils connectent avec les partisans et les commanditaires.

Kent Hughes n'a pas seulement instauré un changement de politique avec les médias et les anciens Canadiens. Mais il a instauré une toute nouvelle culture qui met en valeur les nouveaux visages du Tricolore.

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