Sidney Crosby ne s'enligne pas vers la fin de carrière espérée
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Ce n'est pas censé finir comme ça.

Pas pour Sidney Crosby. Pas pour un joueur de cette trempe-là. Pas pour un gars qui a marqué un but en or en 2010, soulevé des Coupes Stanley et porté un pays complet sur ses épaules pendant des années.

Et pourtant.

Le Canada a perdu la finale olympique 2-1 en prolongation contre les Américains. Crosby, lui, regardait le match de côté, blessé. Incapable de jouer. Peut-être en train de vivre, sans le savoir officiellement, son dernier moment olympique.

Ce n'est pas juste une défaite. C'est une image.

Un capitaine de 38 ans, cheveux grisonnants, qui comprend que la porte est en train de se refermer. Avant cette rencontre, il a dû prendre une décision extrêmement difficile.

Dans un texte écrit par Arpon Basu pour The Athletic, Crosby a résumé son état d'esprit avec beaucoup de franchise.

« Ça m'a peut-être traversé l'esprit un peu, mais au final, il s'agissait de ce qui est le mieux pour notre groupe et de ce qui nous donne la meilleure chance de gagner. »

Même dans ce moment-là, il ne pense pas à son héritage. Il pense avant tout au groupe.

C'est tout à son honneur. Mais c'est aussi ça qui rend la fin potentiellement crève-coeur. Parce que pendant que la scène olympique s'éteint doucement, la réalité à Pittsburgh n'est pas plus reluisante.

Les Penguins ne sont plus une puissance. Ils ne dominent plus et ne font plus peur. Bref, leurs chances de remporter les grands honneurs sont très faibles.

Sidney Crosby, lui, est encore capable de jouer à un niveau élite et fait encore partie des meilleurs. Mais le contexte autour de lui n'est plus celui d'un aspirant sérieux.

Et c'est là que ça devient inconfortable.

Le vétéran ne s'enligne pas vers la fin de carrière qu'il méritait. Pas une dernière grande conquête olympique. Pas nécessairement un long parcours en séries avec Pittsburgh. Pas cette sortie flamboyante réservée aux légendes.

Alors, est-ce qu'il peut vraiment accepter ça?

Sa loyauté envers les Penguins est immense. Elle fait partie de son ADN. Mais à 38 ans, avec une fenêtre qui se referme rapidement, la question d'une transaction devient moins taboue qu'avant.

Pas parce qu'il veut partir. Mais parce qu'un compétiteur comme lui ne veut pas simplement terminer. Il veut gagner.

Et en ce moment, tout indique que ce scénario-là ne se dessine pas à Pittsburgh.

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