Patrik Laine : enweille à Laval, p'tit gars
Crédit: Capture d'écran/Twitter

Vous ai-je déjà dit écrit que ça pouvait changer (très) vite dans le monde du hockey ?

Nous sommes le 10 mars 2026. Il y a un peu moins de 17 mois, Kent Hughes a fait l'acquisition de Patrik Laine et pas mal tout le monde au Québec applaudissait la transaction.

Cependant, il s'est passé 1001 choses au cours des 17 derniers mois (blessure au genou, virus à répétition, commentaires envers les Blue Jackets, blessure en séries, opération en début de saison, etc.), si bien qu'actuellement, vous ne trouverez pas grand monde pour demander le retour de Patrik Laine dans la formation des Canadiens.

Il n'y a que mon collègue Pat Guillet et le podcasteur Bertrand Girard qui rêvent encore au retour du grand Finlandais.

Le problème, c'est que ça fait un mois et demi que Laine est en santé, mais que son nom est toujours inscrit sur la liste des blessés.

Et le dernier but de Laine – un gars dont la principale qualité est de marquer des buts – remonte au 6 avril 2025. On parle ici de plus de 11 mois sans trouver le fond du filet lors d'un match régulier pour Laine…

T'sais, quand tu décides d'offrir « gratuitement » un joueur dont le contrat viendra à échéance dans quelques semaines aux 31 autres équipes de la LNH, mais que personne ne daigne lever la main, tu as une bonne idée de la valeur/réputation du joueur en question à travers la ligue.

Et ce, même s'il touchera un boni de 2 millions $ à la fin du mois

La grande question maintenant : combien des 20 derniers matchs réguliers avant les séries Patrik Laine disputera-t-il ?

Puisque Joe Veleno et Alexandre Texier attendent déjà leur tour et que tout le monde est assez en santé pour jouer, je suis tenté de vous répondre zéro. Ça prendrait selon moi au moins deux blessures pour que Laine puisse réintégrer l'alignement.

Oui, Laine est en train de devenir un véritable problème à Montréal.

Il est une distraction pour le groupe, il est dans les jambes de Martin St-Louis (il n'aimait pas avoir deux spares à l'attaque à la fin du camp d'entraînement, alors imaginez trois), le faire jouer serait néfaste pour la culture d'équipe (éthique de travail), quelques agents pourraient dire à leurs clients de ne pas signer avec le Canadien parce que le club a mal traité Laine, la présence de Laine pourrait empêcher la venue de Hage, Reinbacher et/ou  Fowler en fin de saison (plafond salarial), Kent Hughes pourrait avoir à dealer avec une masse salariale amputée de un à deux millions $ en raison des bonis de performance qui devront être comptabilisés l'an prochain (en raison d'un manque d'espace salarial pour les absorber cette année)…

Existe-t-il une solution pour diminuer l'impact négatif de Patrik Laine ?

Oui.

Quelle est-elle ?

Le Canadien doit sérieusement songer à l'option de placer le nom de Patrik Laine au ballottage, puis de l'envoyer à Laval. Ne me dites pas qu'il serait une distraction chez le Rocket ; l'important, c'est le Canadien de Montréal (et Laine y est une distraction).

Envoyer Laine à Laval libérerait un peu plus d'un million $, de l'argent qui permettrait au CH de rappeler Reinbacher et Fowler (les deux), de peut-être pouvoir payer les bonis de performance cette année et d'avoir du lousse pour signer Hage avant la fin de la campagne.

Si Laine impressionne à Laval (comme Joel Armia l'avait fait), il reviendra à Montréal. Et il signera un nouveau contrat (avec une autre équipe) par la suite.

Mais présentement, on doit éloigner Laine du Canadien de Montréal. Et pas seulement pour des fins de conditionnement. Ça ne règlerait pas le problème.