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Michael Pezzetta doit retrouver son « mojo »

Le Canadien a mis fin à sa séquence de trois défaites lundi soir en venant à bout de Jonathan Drouin et de son Avalanche au Centre Bell… quelques jours à peine après avoir été pourri à domicile face aux Sabres et face aux Sharks. C’est ça, le Canadien.

Plusieurs joueurs ont offert une performance inspirante lundi : Jake Allen, Joel Armia, Nick Suzuki, Mike Matheson, Juraj Slafkovsky…

Même Cole Caufield a disputé l’un de ses bons matchs de la saison.

Mais il y en a un pour qui la partie de samedi aura goûté un peu moins bon que les autres chez le Canadien : Michael Pezzetta.

L’attaquant ontarien a été puni dès son premier shift de la rencontre… et il n’a obtenu que cinq ou six présences par la suite. Résultat : Pezzetta a terminé la rencontre avec à peine 4:07 de temps de jeu, son deuxième plus bas total en carrière. Il avait joué moins de quatre minutes le 26 mars 2022 face aux Maple Leafs.

À noter que Pezzetta n’avait passé que 5 minutes et demie sur la glace lors du match précédent face aux Oilers. Ça fait donc deux fois de suite que Martin St-Louis ne l’utilise pas beaucoup.

Georges Laraque a donné quelques conseils à Michael Pezzetta l’été dernier.
(Crédit: DansLesCoulisses.com)

Pezzetta évolue présentement aux côtés de Mitchell Stephens et Jesse Ylonen sur le quatrième trio, un trio qui a davantage des allures de Ligue américaine que de Ligue nationale, vous en conviendrez.

Le problème #1, c’est que Pezzetta est limité. Son talent est (beaucoup) plus élevé que le mien, mais il n’arrive pas à la cheville des meilleurs attaquants offensifs de l’équipe (et de l’autre équipe surtout). Face aux puissances de la LNH, ça paraît encore plus. Ça, c’est le problème #1.

Mais le problème #2, c’est que Pezzetta oublie parfois son rôle et son statut dans l’équipe. Comme dirait Marin St-Louis : il oublie sur quel type de chaises il est assis. Et il convoite une chaise qui ne lui est pas vraiment destinée.

Lundi soir, Pezzetta n’a distribué qu’une petite mise en échec. Je veux bien croire qu’il n’a pas eu droit à beaucoup de temps de jeu, mais Steve Bégin lui aurait probablement conseillé de manger les bandes dans de telles circonstances. Pas de licher.

Pezzetta a 8 points en 32 rencontres depuis le début de la campagne. Il est en voie de connaître sa saison la plus productive dans le circuit Bettman. Et c’est peut-être ça le problème.

Il est en mesure d’aider le CH en frappant et en dérangeant l’adversaire. Il est le joueur montréalais ayant distribué le plus de mises en échec depuis le début de la saison (111) et seulement neuf joueurs ont donné plus de hits que Pezzetta cette saison à travers la ligue.

Pour être efficace et pour mériter sa place dans la formation, Pezzetta doit frapper. Il doit déranger. Lundi, il n’a pas été en mesure de le faire. On aurait dit que ça allait trop vite pour lui.

Il n’a pas non plus jeté les gants depuis le début de l’année 2024, alors que ça fait partie de son rôle, surtout depuis le renvoi d’Arber Xhekaj à Laval.

Bref, Pezzetta doit être conscient de son mandat : frapper, déranger, protéger et provoquer des choses sur la glace. Pas nécessairement produire des points (et célébrer à la Tiger Williams).

C’est ainsi qu’il conservera sa place dans la formation, même lorsque les Josh Anderson, Alex Newhook, Kirby Dach (en octobre), Tanner Pearson et Christian Dvorak seront aptes à revenir au jeu. Guess what : c’est également en revenant à son identité propre qu’il connaîtra du succès avec la rondelle.

Il ne faut pas oublier que lors du match inaugural en octobre, Pezzetta n’était pas dans la formation de Martin St-Louis. Puisqu’il n’a pas exactement été concocté dans le moule priorisé par le coach, il doit justifier (deux fois plus qu’un autre) sa présence dans l’alignement.

Pezzetta doit ressentir un certain sentiment d’urgence. Les blessures à l’attaque lui permettent de demeurer dans la formation soir après soir, mais il doit prendre exemple sur Joel Armia : il doit se défoncer et donner tout ce qu’il a pour nous montrer la meilleure version de lui-même. Pas juste la version moyenne.

Pour l’instant, la présence d’un gardien #3 et le peu de profondeur (en santé) aident le Pezz… mais ce ne sera pas toujours comme ça. Si Pezzetta veut participer à la prochaine étape chez le Tricolore, il ne devra pas seulement se fier sur le fait qu’il soit admissible au ballottage et que c’est bien connu, Kent Hughes n’aime pas perdre des gars pour rien aux waivers. Il devra prouver son utilité. Et c’est maintenant qu’il doit le faire.

Dès ce soir au New Jersey…

Il faut qu’on soit en mesure de le voir appliquer de solides mises en échec. Et si ça brasse, il devra jeter les gants.

C’est ça, son rôle. C’est comme ça qu’il peut aider le club à gagner des parties.

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