Medley olympique : Bravo les filles! | Slaf contre Draisaitl, la suite | Trump en dessert?
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La pause olympique tire à sa fin pour la LNH et la LPHF.

Au moment où vous lirez ce texte, il ne restera plus que deux matchs au tournoi masculin et puis le petit train-train du hockey professionnel va recommencer un peu partout sur la planète.

À Montréal, ça va commencer à sentir les séries autant au masculin qu'au féminin. Mais avant de retomber dans le quotidien, attardons-nous une dernière fois au hockey olympique qui n'a pas encore fini de nous faire vibrer et de nous donner des bons sujets!

Une génération en or!

Bien sûr, le Canada n'a pas gagné l'or en hockey féminin, mais au bout du compte, c'est encore une fois ce sport en nette progression qui en est sorti grand vainqueur.

La véritable professionnalisation du hockey féminin par le biais de la populaire LPHF donne ses premiers fruits : croissance des inscriptions dans plusieurs pays, progression générale du niveau de jeu, amélioration des habiletés individuelles, jeu plus robuste, meilleure parité internationale, etc.

Tout cela était visible à l'oeil nu lors de ces jeux.

Mais on se rappellera que tout ceci n'aurait probablement pas été possible sans le sacrifice de toute cette génération de joueuses qui a joué sans un « vrai salaire » pendant trop longtemps en plus d'être privée d'une ligue féminine professionnelle digne de ce nom au Canada pendant plus de 4 ans entre 2019 et 2023…

Certaines de ces vétéranes canadiennes en étaient donc à leur dernier tour de piste olympique.  Même chose pour la grande vedette américaine, Hilary Knight.

Plus près de chez nous, Marie-Philip Poulin, 34 ans, l'idole d'une génération, 20 buts en carrière aux Olympiques – dont les trois derniers sur une jambe –  serait en réflexion

Quand on pense à toutes les émotions qu'elle a fait vivre au Canada et toute la fierté qu'elle a généré « d'un Atlantique à l'autre » depuis 2010…

De l'or en barre pour les promoteurs de la Feuille d'érable et du nationalisme canadien…

Cela dit, les Canadiennes auront fort à faire au cours des prochaines années pour rattraper leurs voisines du sud. Celles-ci semblent entre autres avoir pris une longueur d'avance au niveau des habiletés individuelles…

Comme quoi le développement du hockey au Canada et au Québec soulève aussi plusieurs questions du côté féminin…

Mais, que l'heure de la retraite ait sonnée ou non, pour toute cette génération de joueuses, les Laroque, Spooner, Jenner, Ambrose, Stacey, Turbull et Poulin, on leur dit BRAVO! pour les trois médailles d'or et deux d'argent depuis 2010!

Puis, au niveau professionnel, on se rappellera toujours de vous comme des pionnières, dont le travail (souvent dans l'ombre), la patience et le sacrifice sportif de quelques-une de vos meilleures années profiteront encore longtemps à plusieurs générations de filles.

Je suis sûr qu'elles vous en seront à jamais reconnaissantes.

On peine à trouver les bons mots, mais un genre de gros MERCI s'impose, tout simplement.

Juraj c. Leon : une majorité en faveur de Slaf!

On a passablement reviré l'Internet à l'envers la semaine dernière avec ce texte dans lequel je vous demandais simplement, sans jamais répondre moi-même, si vous seriez prêts à échanger Slafkovsky contre Draisaitl.

Pour plusieurs – et peu importe le côté où ils se rangeaient (!) – la question ne se posait même pas!

« Draisaitl, demain matin! J'irais même reconduire Slaf à l'aéroport! »

Tous aussi convaincus, d'autres répondaient :

« Ben voyons, on garde Slaf! Vous êtes débiles avec vos questions! »

Bref, faut croire que la question n'était vraiment pas si bête, puisque ce fut passablement serré parmi les quelque 750 commentaires laissés sur  Facebook et Twitter/X!

On a cru deviner une faible majorité (60/40?) en faveur de conserver Slaf dans ce qui se voulait un exercice purement théorique, digne des plus grands sportifs de salon!

Quand on creuse un brin et qu'on regarde l'âge, les contrats, ainsi que la fenêtre d'opportunités des Oilers et celle du Canadien, on doute fort que ces deux équipes s'échangeraient ces deux joueurs!

Mais, n'empêche, pour le Canadien, les arguments les mieux défendus (si, si des vrais arguments rationnels sur Facebook et Twitter/X!) penchaient le plus souvent en faveur de conserver Slaf.

L'âge (21 contre 30), le salaire (presque 2 fois plus élevé pour Draisaitl) et le potentiel toujours en pleine éclosion de Slaf, sont de très fortes considérations. Sans oublier qu'il ne jouera jamais avec un certain McDieu.

En effet, dans 4 ans, ils se pourrait fort bien que Slafer de 25 ans, toujours sur la pente ascendante, avec son contrat de 7,6 M$ par saison, soit carrément passé devant un Draisaitl de 34 ans, qui coûtera 14 M$ pour un autre 4 ans…

Et, en théorie, c'est justement dans 3, 4 ans que le CH sera en plein coeur de sa fenêtre d'opportunités…

Mais, à certains égards, la question peut déjà au moins se poser. En tout cas, Slaf lui a mis ça dans la face plus tôt cette semaine…

Mais, puisque nous sommes JAMAIS à court de grandes questions…

Qui gagnera le bronze?

Difficile de ne pas avoir un coup de coeur pour la Slovaquie, mais j'ai bien l'impression que le carrosse se changera en citrouille et que le parcours de Slaf  prendra fin contre la Finlande, qui aurait peut-être mérité un meilleur sort contre le Canada en demi-finale…

On imagine que les Finlandais voudront venger leur défaite contre l'Unifolié, mais aussi contre cette même Slovaquie qui les avait battu en lever de rideau lors de la phase de groupes.

On espère juste avoir droit à un bon match entre ces deux nations – démographiquement plus petites que le Québec, rappelons-le – qui pourront repartir la tête bien haute, peu importe le résultat final.

Ah et puis tiens, une petite question rapide de type « balle courbe » : s'il était une équipe olympique, le Canadien de Montréal serait-il favori pour remporter le bronze contre la Finlande?

Qui gagnera l'or? Des doutes de chaque côté…

Bill Guerin et ses nombreuses décisions fort impopulaires gagnera-t-il son pari?

Il me coûte de dire cela, mais s'il y a une seule équipe sur Terre qui pouvait se permettre de laisser Lane Hutson de côté, c'est celle de Bill Guerin.

Les six défenseurs réguliers des USA sont tous d'excellents défenseurs encore dans la fleur de l'âge et aux styles passablement complémentaires.

Si jamais les États-Unis tirent de l'arrière ou que le match se rend en prolongation, Hutson n'aurait pas nui, évidemment.

Mais, à ce compte-là, c'est peut-être la non-sélection de Caufield qui pourrait lui coûter le plus contre le Canada…

On se demande aussi si Hellebuyck saura s'imposer dans un match ultime contre les armes nucléaires en rouge et blanc…

Mais du côté des Canadiens, plusieurs doutes s'installent aussi ici et là… 

Les victoires in extremis contre la Tchéquie et la Finlande ont laissé des traces.

Il y a des joueurs maganés : Crosby, Marchand, MacKinnon et sans doute d'autres…

La défensive est un brin suspecte. Surtaxera-t-on Makar? Aurait-on eu besoin de la mobilité, de l'enthousiasme et du talent de Schaefer ou encore de la mobilité, la polyvalence et de l'expérience de Dobson et Matheson?

Et il y a toujours Binnington dans les buts… On ne peut rien lui reprocher jusqu'ici, mais on n'a pas exactement le Carey Price de 2014 devant la cage…

Fait que, qui gagne dimanche?

Dites-nous ça sur les réseaux sociaux!

Chose certaine, après un copieux brunch dimanche matin, une belle tarte à l'orange en dessert, ça serait très rafraîchissant, non?

À moins que vous ne préfériez ouvrir un autre sac de Cheetos avec un Orange croche Crush…