LNH : près de 3 milliards $ pour une éventuelle équipe d'expansion
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Le sport américain – autant professionnel qu'universitaire, il faut le dire – a pris une tangente que le Canada aura de la difficulté à suivre. La NFL fait de l'argent comme de l'eau et les contrats de ses meilleurs joueurs sont astronomiques.

La NBA, de par son effectif réduit, permet à ses joueurs de casher d'énormes salaires.

La MLB dépense tellement qu'elle semble se diriger tout droit dans le mur, et un lock-out pourrait être décrété plus tôt que tard.

La MLS a atteint un autre niveau depuis la pandémie… un niveau qui semble être un défi titanesque pour une équipe comme le CF Montréal.

Et la LNH, dans tout ça ? Ses revenus augmentent à une vitesse fulgurante et ses dépenses devront suivre. Le plafond (tout comme le plancher) salarial explosera lors des prochaines années.

Jeremy Filosa a indiqué hier que le plafond salarial devrait augmenter de 18 millions $ lors des deux prochaines campagnes.

Rien de nouveau, me direz-vous, puisque la LNH avait déjà annoncé son plafond 2026-27 (104 millions $) et 2027-28 (113,5 millions $) il y a un an. Mais c'est toujours intéressant d'avoir une énième confirmation.

Oui, ces hausses-là signifient que Kent Hughes aura davantage d'argent à dépenser, mais elles représenteront également de véritables défis pour des équipes comme les Jets et les Sénateurs. N'oubliez pas que ces équipes – situées dans de petits marchés – paient en USD, mais récoltent en CAD.

Ajoutez à tout ça la rumeur lancée ce matin par Renaud Lavoie sur les ondes de BPM Sports, selon laquelle les prochaines expansions pourraient coûter pas loin de trois milliards $ (quoique la LNH ne semble pas vouloir avoir une 33e et une 34e équipe à Atlanta, Kansas City ou Houston, selon ce qu'il entend).

Tom Dundon a récemment vendu ses parts des Hurricanes de la Caroline à une « valuation » de 2,6 ou 2,7 milliards $.

Je ne veux pas faire mon négatif ce matin, mais force est d'admettre que ces montants-là confirment malheureusement à eux seuls que les Nordiques ne renaîtront jamais à Québec. Sauf peut-être pour un soir, avec l'Avalanche sur la glace du Centre Vidéotron…

Le CF Montréal, les projets de renaissance des Expos, l'idée d'amener une concession de la NBA au Centre Bell… il ne faut pas se voiler la face : l'économie québécoise ne représente pas un endroit facile ni évident pour y avoir une franchise de sport professionnel nord-américain (qui ne s'appelle pas les Canadiens de Montréal).