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L’équipe qui gagnera la Coupe en 2023 n’aura pas le «star power» habituel

Nous avons été habitués, dans les trois dernières années, à voir des potentielles «dynasties» gagner la Coupe Stanley.

Cette année, toutefois, l’équipe qui gagnera la Coupe détonnera vraiment du lot.

On s’attend normalement à ce qu’une superéquipe qui compte sur deux joueurs (au moins) ayant l’étiquette de franchise à sa position décroche les grands honneurs – le Lightning l’a fait avec des gars dans leur prime qui ont gagné le Trophée Hart, Vezina, Norris et Maurice-Richard. L’Avalanche comptait sur Nathan MacKinnon, l’un des meilleurs joueurs de la ligue, et Cale Makar, un jeune défenseur pressenti comme générationnel.

On peut même remonter un peu plus loin. Les Capitals l’ont fait avec Ovechkin, Holtby et Carlson. Les Penguins ont précédé avec Crosby et Malkin et les Blackhawks l’ont fait avec Jonathan Toews, Patrick Kane et Duncan Keith. Les Kings en avaient également un solide à chaque position avec Anze Kopitar, Drew Doughty et Jonathan Quick.

Peut-on vraiment comparer la composition des équipes actuellement dans le carré d’as à celles-ci? Les joueurs les mieux payés de la LNH sont éliminées, en date d’aujourd’hui, et ça représente normalement bien l’état des «étoiles» du circuit.

McDavid, Draisaitl, Matthews, Marner, MacKinnon, Makar, Crosby, Ovechkin, Kucherov, Hedman et Vasilevskiy n’y sont plus, pour ne nommer que ceux-là.

En Caroline, Sebastian Aho est-il vraiment un joueur de franchise? Brent Burns a dépassé son prime et Frederik Andersen n’a pas la cote d’un gardien vedette.

À Vegas, Mark Stone et Jack Eichel sont des joueurs de vedette, sans plus, et Alex Pietrangelo, bien qu’excellent, n’a jamais rejoint l’élite de la LNH.

À Dallas, Jason Robertson est une étoile, mais n’a pas (encore) la réputation d’une supervedette et n’a pas marqué depuis huit matchs. Miro Heiskanen est excellent, sans être une supervedette. Jake Oettinger est peut-être la pièce maîtresse de ce club, et potentiellement un gardien de franchise à en devenir. En fait, les Stars sont ce qui se rapprochent le plus des équipes auxquelles nous sommes habitués.

En Floride, finalement, Matthew Tkachuk est un joueur de franchise. Aleksander Barkov est une étoile, mais n’a pas (encore, également) atteint le prochain niveau au niveau de sa valeur. Sergei Bobrovsky, lui, n’a clairement plus la réputation qu’il avait en 2017 lorsqu’il a gagné un deuxième Vezina.

Les Hurricanes, les Golden Knights, les Stars ou les Panthers se classeront davantage dans la catégorie des Blues de St-Louis que des grandes équipes qui ont dominé les années 2010 et 2020, jusqu’à présent. Il est possible que les champions n’aient même pas un joueur de concession, alors qu’on est habitués d’en voir deux ou trois.

Note : tout le monde a sa propre définition d’un joueur de concession – mais le point concerne la quantité de «star power» au sein des clubs.

Peut-être que l’avenir nous fera mentir et que certains jeunes joueurs en ascension bâtiront un héritage qui leur fera mériter cette appellation. Peut-être qu’une de ces quatre équipes deviendra une formation des séries imbattables et que leur valeur individuelle ne sera plus comparable à celle qu’on leur attribue aujourd’hui.

Peut-être aussi qu’on a la mémoire courte et que des gars comme Jonathan Toews et Anze Kopitar n’avaient pas la même réputation avant d’enfiler une bague à leur doigt.

Quoiqu’il en soit, l’équipe championne de 2023 aura montré que l’important, ce n’est pas le star power. Une bonne leçon pour les Oilers et Maple Leafs de ce monde… 

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