Vous regardez un match de la LNH et vous avez l'impression de voir des logos partout ? Sur les bandes, en pause pub, dans un segment “présenté par…”, parfois même dans un balado qui parle de transactions. Ce n'est pas une coïncidence.
Cet article explique la connexion entre les médias de hockey (sites, télé, balados, réseaux sociaux) et les marques de jeux d'argent en ligne. On parle ici d'un phénomène de financement des contenus et d'une tendance publicitaire, pas d'un guide pour jouer.
L'objectif : comprendre pourquoi ces marques apparaissent, comment les partenariats fonctionnent et ce que ça change pour vous, comme fan.
Pourquoi la couverture médiatique du hockey attire ces annonceurs?
Le hockey, c'est un produit médiatique “premium”. Beaucoup de gens regardent en direct. Et le direct, ça vaut cher.
Pourquoi?
- Audience adulte et fidèle : les matchs sont suivis par un public engagé, souvent régulier, qui revient semaine après semaine.
- Visionnement en temps réel : contrairement à une série, on “saute” moins le match. Les pauses et les mentions de commandite sont mieux vues.
- Écosystème complet : matchs, analyses, podcasts, clips, réactions… Les marques peuvent se placer à plusieurs endroits.
Point important : la visibilité ne veut pas dire l'approbation.
Un logo dans un studio ou sur une bande, c'est de l'achat de médias, pas un avis éditorial. Dans cet écosystème, on retrouve des annonceurs de plusieurs secteurs, y compris de nouveaux casinos en ligne quand ils achètent de la visibilité autour de contenus de hockey.
Comment la pub et le sponsoring apparaissent dans le contenu hockey

Dans les médias sportifs, la publicité ne ressemble pas toujours à un bloc pub classique. Elle peut être intégrée au décor ou au format.
On la voit souvent sous forme de :
- Commandites de segments : “la séquence du match”, “le joueur du match”, “la statistique de la période”.
- Habillage visuel : logos à l'écran, panneaux, arrière-plan, animations.
- Publicités sur les plateformes sportives numériques : bannières, vidéos pré-roll, infolettres.
- Balados : un message lu par l'animateur au début ou au milieu (souvent scripté).
- Contenu “natif” (à surveiller) : un texte qui ressemble à un article, mais qui est payé et doit être identifié.
Et il y a aussi la technologie : la LNH a déployé les bandes “améliorées” numériquement à l'écran (publicité virtuelle) pour remplacer l'affichage réel sur certaines diffusions. L'idée : vendre des espaces différents selon le marché et le diffuseur.
Réglementation et surveillance de la publicité liée aux jeux d'argent
La publicité des jeux d'argent n'est pas traitée comme une pub de chips. Pourquoi ? Parce que le sujet est plus sensible, et que les règles cherchent à limiter les messages trompeurs et l'exposition des mineurs.
Au Canada, depuis la réforme qui a permis aux provinces d'encadrer les paris sur un seul événement sportif, les marchés se sont structurés différemment selon les provinces.
Exemple concret : l'Ontario a lancé un marché d'iGaming avec un cadre de normes claires.
En parallèle, l'industrie a aussi développé un code de publicité responsable administré par Ad Standards, avec un mécanisme de plaintes et d'autorégulation.
Ce que ça change pour vous :
- vous devriez voir plus d'exigences de transparence ;
- des règles plus claires sur ce qui peut être dit dans une pub ;
- plus de débats publics sur la place de ces pubs pendant les matchs.
Ce que les fans devraient comprendre comme consommateurs de médias

Soyons honnêtes : quand tout est “présenté par”, ça peut mélanger. Est-ce encore du journalisme sportif de la LNH ou du marketing ?
Quelques réflexes simples :
- Repérer les étiquettes : “commandité”, “partenariat”, “contenu payé”.
- Distinguer l'analyse du décor : un analyste qui critique un jeu n'est pas en train de valider une marque affichée derrière lui.
- Se demander : qui paie quoi ? Les droits de diffusion, les déplacements, les salaires, la production vidéo, tout ça coûte cher.
Bénéfice direct pour vous : mieux lire le “backstage” médiatique, et garder votre confiance des fans dans les médias sportifs quand les formats deviennent plus commerciaux.
Journalisme indépendant vs message commercial
C'est ici que la transparence des médias sportifs devient essentielle. Un média peut avoir des annonceurs et rester crédible… à condition de séparer clairement les deux.
En pratique, un média responsable fait attention à :
- la divulgation (dire quand c'est payé) ;
- la séparation salle de nouvelles / ventes ;
- l'absence de pression sur le contenu éditorial.
Pourquoi ça compte ? Parce que sinon, vous ne savez plus si un sujet est couvert parce qu'il est important… ou parce qu'il est rentable.
C'est aussi pour ça qu'on voit des annonceurs de plusieurs secteurs se battre pour l'attention des fans, incluant parfois de nouveaux casinos en ligne quand ils achètent de la visibilité autour du hockey (sans lien éditorial direct).
Tendances médias au-delà du hockey
Ce qui se passe dans le hockey n'est pas isolé. Les autres sports ont la même logique :
- audience massive,
- émotions fortes,
- consommation en direct,
- contenu en continu sur les réseaux.
Résultat : les marques cherchent les grands rendez-vous. Et les diffuseurs, eux, cherchent des revenus stables pour financer la production.
La question n'est donc pas “pourquoi le hockey ?”, mais plutôt : pourquoi le sport en direct est-il devenu un terrain publicitaire aussi intense?
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Vers où va la relation médias-hockey-annonceurs
On voit déjà plus de discussions publiques sur la quantité de pubs, les placements pendant les matchs et la clarté des messages.À quoi s'attendre ?
- plus de surveillance et de plaintes possibles ;
- plus d'exigences de messages responsables ;
- une pression pour que la confiance à long terme vaille plus que les revenus rapides.
Conclusion
Oui, il y a plus de marques de jeux d'argent visibles autour de la couverture médiatique du hockey. Mais la vraie histoire, c'est le modèle économique des médias sportifs et la manière dont la publicité s'intègre aux formats modernes (télé, web, balados, réseaux).
Si vous étiez confus en regardant un match, c'est normal : la frontière entre contenu et commandite peut devenir floue.
La meilleure réponse n'est pas de “tout croire” ou “tout rejeter”, mais de lire de façon plus critique et d'encourager les médias qui jouent franc jeu sur la transparence.