JT Miller s'en prend à ses propres partisans
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Suivre les activités ou supporter une équipe qui peine à remporter des matchs, notamment devant ses partisans à domicile, ce n'est pas facile. J'en sais quelque chose ; je couvre les activités du CF Montréal depuis quelques années.

Je suis donc bien placé pour savoir comment se sentent les partisans des Rangers à l'intérieur d'eux-mêmes. Surtout qu'ils sont devenus des abonnés aux lettres rédigées par la direction le département des communications de l'organisation.

Hier, les Rangers recevaient la visite des Blue Jackets au Madison Square Garden. Après 32 minutes d'écoulées, c'était 4 à 0 pour les Blue Jackets.

Les Rangers ont su inscrire quatre buts en troisième période et ainsi forcer la tenue d'une période de prolongation. Malheureusement pour les New-Yorkais, ce sont les Blue Jackets qui ont inscrit le but décisif en début d'overtime.

Les Blue Shirts n'ont remporté que deux petits matchs en temps régulier cette saison au Madison Square Garden.

Ils n'ont que sept victoires au total à domicile. Les deuxièmes pires à ce chapitre dans l'Est sont les Devils… avec 13 !

Et la pire statistique est la suivante : ça fait une centaine de jours que les Rangers n'ont pas gagné un match en soixante minutes devant leurs partisans.

On comprendra les partisans qui payent une fortune pour un siège dans l'aréna de Manhattan d'en avoir marre de soutenir une équipe qui offre de telles « performances ».

Sauf qu'ici, le « on » n'inclut pas la personne qui parle le capitaine de l'équipe JT Miller. Ce dernier a sorti la carte « blâmons les partisans » après la défaite des siens hier soir.

Dire que le momentum du match a changé après les huées des partisans, c'est vraiment le comble de « ne pas prendre ses responsabilités » en tant que joueur, mais aussi – et surtout – en tant que capitaine. Miller se plaint aussi du fait que les gens présents n'en sont pas à leurs premiers « Boooooouuuuhhh ».

JT Miller est décrit comme étant un grand leader aux États-Unis, mais son leadership a été questionné à Vancouver, puis il l'est à nouveau à New York. Les Rangers avaient été le (re)chercher pour tenter de sortir du marasme dans lequel ils étaient en train de s'enfoncer. On dirait que Miller les a plutôt enfoncés encore plus profond.

Maudit qu'on est chanceux d'avoir un capitaine comme Max Pacioretty Nick Suzuki à Montréal.

Tu ne verras jamais le capitaine des Canadiens abandonner comme ça en prolongation. Deux fois plutôt qu'une!