Jonathan Marchessault : quand le hockey québécois nuit aux chances du Canadien
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Les Predators de Nashville vont changer de DG prochainement. Ça risque de brasser en ville.

Est-ce que Barry Trotz, avant de laisser sa place, va gérer la date limite comme un gars qui va vendre certains éléments? C'est une grosse question sur la table, en ce moment.

Si tel est le cas, Kent Hughes devrait appeler pour s'informer de Ryan O'Reilly. Selon Elliotte Friedman (32 Thoughts), il est possible de croire que le Canadien aime bien le joueur de centre.

Si la direction du Canadien veut jaser de joueurs d'impact évoluant à Nashville, c'est probablement le nom le plus réaliste. Pourquoi? Parce que je crois de moins en moins à Jonathan Marchessault.

Pourquoi le Canadien, qui n'a pas voulu lui donner son contrat actuel (5.5 M$ par année jusqu'en 2029) il y a deux ans, irait le chercher alors qu'il a ralenti… pour les pires années de l'entente?

Vous me direz que le CH a fait exactement ça avec Phillip Danault, mais un centre, ce n'est pas pareil. Et le contrat de l'ancien des Kings est moins long.

Marchessault, qui a seulement 17 points en 38 matchs cette saison, dirait-il oui à venir jouer dans un environnement où la pression est grande et où les impôts sont élevés? Je ne le sais pas.

Mais un autre aspect pourrait jouer contre le Canadien.

Dans le texte d'Elliotte Friedman, il a mentionné un élément qui fait en sorte qu'il faut y penser à deux fois avant de penser que le Québécois voudrait revenir au bercail.

Unique dans son cas : sa préférence serait d'aller dans un endroit avec de bonnes infrastructures de hockey mineur pour ses enfants. – Elliotte Friedman

Je ne sais pas pour vous, mais avec tout ce qui se dit en mal sur Hockey Québec et le hockey québécois, je vois mal le vétéran des Predators avoir envie de faire jouer ses enfants ici.

En fait, c'est tellement spécifique comme façon de penser que j'ai de la misère à me dire qu'entre les lignes, cette phrase-là ne concerne pas le hockey québécois.

Rappelons que depuis des années, le hockey au Québec est malade. Clairement, on n'a plus la recette pour développer des joueurs comme on le faisait avant.

Les façons de faire ne sont plus adaptées et les arénas en tant que tel ne sont pas toutes à la fine pointe de la technologie pour nos jeunes. Plusieurs d'entre elles manquent d'amour et risquent même de fermer.

Le peu de Québécois présents aux événements internationaux (le Championnat mondial junior et les Jeux olympiques) en dit long. Et à lire le commentaire de Friedman, j'ai de la misère à me dire que ce qui se passe au Québec ne se remarque pas.

À quand une vraie remise en question du système en place? À quand le moment où les conclusions des enquêtes sur les façons de faire ne seront pas juste tablettées, mais appliquées?

en rafale

– C'est six de plus qu'aux hockey olympique…

– À noter.

– Ah oui?

– Non, Arber Xhekaj n'ira pas au ballottage.