L’Impact s’écrase à Philadelphie

Si le rendement de l’Impact peut être considéré comme satisfaisant après 8 matchs dont 7 sur la route avec une fiche de 3-3-2, les montréalais ont tout de même déjà subis deux corrections en règles. Si le 7-1 à Kansas City avait fait mal à l’égo, le 3-0 subit hier à Philadelphie décourage clairement certains partisans de l’Impact en mal d’offensive.

Encore privée de Nacho Piatti, l’attaque de l’Impact a été anémique encore une fois hier après-midi, incapable de se créer suffisamment de chances de marquer pour inquiéter l’adversaire. Dans ce contexte, si la défense n’est pas parfaite comme elle le fût durant la récente séquence de succès, difficile pour les montréalais d’aspirer à la victoire.

N’en déplaise aux partisans catastrophés qui sévissent sur les réseaux sociaux depuis hier et veulent se débarasser du 3/4 de l’effectif, les montréalais ont tout de même obtenu quelques occasions hier à Philadelphie qui auraient permis de faire basculer le match. Pensons notamment à Maxi Urruti qui, s’il semble réellement refuser de prendre un tir vers le filet, a encore une fois été en mesure de trouver ses coéquipiers en bonne position. Harry Novillo a entre autres obtenu une bonne chance en première mi-temps sur une belle construction montréalaise mais a complètement raté son tir.

Un peu plus d’opportunisme aurait aidé, tout comme un peu plus de justesse technique. Outre ces quelques occasions où l’Impact s’est montré habile en construction, les joueurs semblaient peiner à trouver un rythme, a le maintenir et à l’utiliser à leur avantage. Daniel Lovitz a carrément offert le but initial à Corey Burke en lui refilant une passe décisive vers son propre filet, amorçant mal un match qui fût difficile de bout en bout pour le latéral gauche originaire de la Pennsylvanie.

La chance n’était définitivement pas du côté des montréalais non plus. Alors qu’ils prenaient finalement un certain ascendant sur la possession en fin de première mi-temps, un jeu en apparence anodin sur un coup de pied de coin de l’Union s’est transformé en penalty et a fait basculer le match. Vous me direz que Zakaria Diallo l’a joué un peu fort sur son adversaire et qu’il n’aurait pas dû positionner son bras autour de son cou et vous aurez probablement raison, mais la décision demeure suspecte quand on réalise que le joueur de l’Union fait exactement la même chose sur Diallo. Dans ce contexte, on aurait également pu convenir à une faute de l’attaquant et ça n’aurait pas été tellement plus scandaleux. Un appel de jugement de l’arbitre donc, d’accord, mais qui demeure curieux quand on voit le nombre de batailles physiques sur chaque corner en MLS. Difficile d’imaginer qu’il n’y a pas plus souvent de penaltys qui en résultent, si la règle appliquée par l’arbitre Sibiga est réellement la bonne.

Zakaria Diallo méritait-il le penalty appelé sur lui? | Crédit photo : The Globe and Mail

Sans offrir son meilleur visage, l’Impact était loin d’être dominé à ce stade du match. Pour une raison qui m’échappe, les joueurs ne se sont pratiquement pas présentés en deuxième mi-temps, surtout à partir de la 55ème minute. Taïder, Okwonkwo et Novillo ont particulièrement connu des moments très difficiles, incapable de réellement combiner avec leurs coéquipiers, incapable de trouver des espaces dangereux, de peser sur la défense adverse et d’offrir des instants de répit à leur équipe. Taïder a été particulièrement invisible dans tout ce match, ce qui fait tout de même deux matchs consécutifs où le milieu algérien offre une faible performance. Fatigue? Blessure? Il devra trouver la réponse et vite car l’Impact aura besoin de lui.

Tout s’est officiellement écroulé avec le troisième but de l’Union, comédie d’erreurs où la défensive de l’Impact semblait complètement désintéressée, sans envie, soulignant le fameux dicton « match à oublier » malgré les 30 minutes et plus encore restantes. Pénible.

Même l’entrée de l’énergique Mathieu Choinière n’a rien pu y changer, le québécois étant incapable de bien connecter avec ses coéquipiers et de se faire valoir sur le couloir gauche. Son intensité a bien créé un carton rouge pour un tacle très dangereux du milieu Wagner, mais le match était déjà terminé depuis bien longtemps.

Rémi Garde se retrouve définitivement avec un problème en offensive. Sa défense a démontré qu’elle peut tenir, mais elle a besoin d’être libéré en voyant son équipe marquée afin de sentir moins de pression et de pouvoir défendre sereinement. Si le match d’hier était un peu une audition afin de savoir qui de Novillo ou d’Okwonkwo serait l’ailier droit partant lors du retour de Nacho Piatti sur la gauche, le grand gagnant est possiblement le nouveau venu Omar Browne. Entendu que son poste de prédilection soit sur l’aile, ce qui est loin d’être clair actuellement, le numéro 19 devrait obtenir un premier départ mercredi en Nouvelle-Angleterre si tous ses papiers de travail sont en règles.

Ce match en milieu de semaine est d’ailleurs une excellente nouvelle. Une possibilité de rapidement oublier le match à Philly et de donner un coup de semonce à ses joueurs. Le XI partant choisi par Garde sera assurément très intéressant, et il faut se demander s’il ne sera pas tenté de revoir sa formation en l’absence de Nacho Piatti. Est-ce que le 4-3-3 peut fonctionner sans Nacho est une question à laquelle les 5 derniers matchs sans le #10 montréalais n’ont pas encore offert de réponse claire.

D’ailleurs, une victoire à New-England ramènerait les montréalais à la maison avec 3 points suite aux deux matchs sur la route, une récolte que ne détesterait pas du tout Rémi Garde, ni les partisans.

On oublie, et on recommence.

DANS L’ABRI
– Pendant ce temps, Alejandro Pozuelo continue de s’amuser comme un fou à Toronto. Le nouveau milieu de terrain et joueur désigné a un impact sur tout le jeu des torontois, et on commence à se demander si son profil ne le rend pas encore plus important pour la troupe de Greg Vanney que ne pouvait le faire Sebastian Giovinco.

Avis aux équipes MLS ; faudrait peut-être pas lui laisser tout cet espace!

– La MLS est parfois dure à suivre, on en a eu un bel exemple hier alors que les Earthquakes de San Jose ont démoli le Sporting Kansas City par la marque de 4-0. Les règles de 3 sont définitivement impensable dans le circuit Garber ; L’Impact bat les Quakes, s’incline 7-1 face à KC et San Jose s’impose 4-0 face au Sporting….

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