Les employés permanents du Groupe CH doivent piger dans leurs réserves pendant la crise

Depuis le début de la crise de la COVID-19, un magnifique lien d’unité s’est créé entre les employés d’aréna et les organisations de la LNH. La plupart d’entre elles ont choisi de soutenir les employés en leur versant un montant équivalent à ce qu’ils auraient obtenu s’ils avaient travaillé.

Le Canadien, de son côté, a indemnisé les employés du Centre Bell avec un certain pourcentage de leur salaire, basé selon leur éligibilité ou non à l’assurance-emploi. Les joueurs, de leur côté, ont compensé en comblant la différence.

Même si les montants n’étaient pas exorbitants, il faut applaudir l’initiative de la Flanelle sur celle-là.

Ceci dit, pour ce qui est des employés du Groupe CH, ce n’est pas la même histoire. De leur côté, ils doivent passer à travers la crise en allant piger dans leurs réserves en vue des deux prochaines semaines, où les bureaux sont fermés.

En fait, ils ont deux options : piger dans leur banque de congés dans les deux prochaines semaines ou ne pas prendre leurs congés, mais ne pas être rémunéré. C’est ce qu’explique Jean-François Chaumont dans son texte du Journal de Montréal.

Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que la banque de congés des employés du Groupe CH, donc des gens qui travaillent dans les bureaux, s’échelonne du 1er mai au 30 avril. À un mois et demi de la fin de la période, plusieurs d’entre eux n’ont presque plus de congés, ce qui fait en sorte qu’ils doivent puiser dans leurs congés de 2020-2021… ou ne pas être payés.

Notons que le CH ne force pas ses employés à les utiliser puisqu’ils ont aussi l’option de ne pas être payé. Donc légalement, ça passe.

Voilà une bonne couche de stress dont bien des gens n’avaient pas besoin présentement. Après tout, dans deux semaines, les activités de la LNH en reprendront pas, ce qui veut dire que les employés seront encore en congé forcé. Pourront-ils être payés? Jusqu’à quel point devront-ils éponger financièrement le manque de travail en raison de la COVID-19?

Ils ne le savent pas… et ce n’est pas facile pour eux. « Nous avons aussi des vies familiales à gérer avec la fermeture des écoles et des garderies. C’est un stress qui se rajoute, » de dire un employé.

Et force est d’admettre qu’on peut le comprendre.

En rafale

– 86 %!

– Bonne décision.

– Rien d’étonnant, mais pas une bonne nouvelle.

– Un autre scénario.

– Impact #23432 de la COVID-19.

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