L’entraîneur-chef du Canadien devrait-il moins rencontrer la presse?

Thierry Henry est rafraîchissant. Son discours est posé, intéressant et toujours à propos. Il ne joue pas à la cachette et dit les choses comme elles sont. Il a compris qu’il n’avait rien à gagner à mentir aux médias et à tromper les partisans.

Mon collègue et ami Meeker Guerrier a soulevé un excellent point ce matin. L’entraîneur de l’Impact n’a pas à se rendre disponible à chaque jour. Les joueurs de l’équipe non plus. Ça aide à se montrer plus transparent et à dire les vraies choses lorsque tu te retrouves devant les caméras.

Ne serait-on pas aussi mieux servi en tant que partisans du Canadien si Claude Julien et les joueurs du CH n’avaient pas à rencontrer les médias six jours par semaine? Deux ou trois… ou à la limite quatre, ce serait suffisant, non?

Le partisan de l’équipe s’en porterait-il moins bien? Je ne crois pas.

De plus, le coach serait moins obligé de nous répéter la même cassette jour après jour, une cassette qui commence à en énerver plusieurs. Le coach doit constamment parler, mais il n’a pas toujours du nouveau à partager.

Les médias écrits vous diront qu’ils ont besoin de constamment parler aux joueurs et aux entraîneurs afin d’écrire de bonnes histoires. OK, je veux bien les croire… mais trouvent-ils vraiment leurs bonnes histoires dans les points de presse du coach? C’est rare!

Oui, il y a plus de matchs dans une semaine au hockey et oui, il y a une certaine culture d’établie…

Mais ne pourrions-nous pas alléger ça un peu? Ça aurait aussi comme conséquence de faire davantage fouiller les journalistes, ce qui mènerait fort probablement à une meilleure diversité d’information au final et à davantage de belles histoires justement.

Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas permettre aux joueurs et aux coachs (en chef et adjoints) de parfois discuter en tête à tête avec certains membres des médias pendant la saison? Je veux bien croire que le Canadien souhaite contrôler son message en répétant les mêmes lignes directrices constamment et en nourrissant le plus possible la bête pour empêcher du mieux qu’il le peut les dérapages, mais n’y aurait-il pas un juste milieu à trouver quelque part?

On éviterait aussi de voir un coach sur la pilote automatique devant les médias, répétant les mêmes clichés (sans pour autant répondre aux questions qui lui sont posées) en ayant hâte d’avoir terminé son point de presse. Et ne me dites pas que les chaînes de radio et de télévision ont absolument besoin de nouvelles quotes en français à chaque jour. Il y aurait mille et une façons de s’arranger…

Non, le partisan n’en connaîtrait pas moins sur son équipe favorite en bout de ligne. Il en saurait autant, sinon plus… et il n’aurait pas l’impression que l’organisation souhaite constamment lui cacher quelque chose. Tout le monde y gagnerait, non?

En rafale

– Meeker Guerrier a aussi soulevé la possibilité d’embaucher un entraîneur anglophone, un concept qui aurait encore plus de sens si le coach n’a pas à rencontrer les médias aussi souvent. Avec un bon adjoint francophone qui parle aux médias dans la langue de Molière, j’ai indiqué il y a quelques jours à peine que ça pourrait passer… mais un membre du Canadien m’a confié depuis que ça n’arrivera tout simplement pas. Le CH ne souhaite pas créer cette distance entre le partisan et lui et les médias partenaires n’accepteraient pas une telle chose. Prochaine question!

L’entraîneur-chef est le porte-parole de l’entreprise. C’est lui qui relaie la plupart des messages de l’organisation. Il doit être en mesure de la faire dans la langue parlée par la majorité du bassin de partisans.

– Le projet d’un club-école (dans la ECHL) est de retour dans l’actualité.

– William Carrier a vraiment réussi son retour! Congrats!

– Thierry Henry est en train de modeler son équipe.

– Il n’y avait vraiment pas beaucoup de monde au match du NYCFC hier soir! #LigueDesChampions

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