Le calendrier de la coupe du monde dévoilé | Analyse des équipes canadiennes

Il me fait plaisir de me joindre à l’excellente équipe de DansLesCoulisses. J’espère être en mesure de vous informer et divertir à un niveau digne de ce site. Merci à DLC pour l’opportunité et à Nicolas Cloutier pour toute son aide !

Sans plus attendre…

 

COUPE DU MONDE : ALL SET ! Le calendrier de la Coupe du Monde 2016 a été dévoilé. Quelques constatations :

– L’équipe canadienne partira le bal dès le premier jour, avec un match contre Team Czech. En regardant le calendrier, on remarque que lors de la ronde préliminaire, le Canada ne disputera aucun match en après-midi. #CotesDécoute 

– La saison des joueurs participant à ce tournoi commencera donc le 17 septembre, pour se terminer vers la mi-juin. Pas sûr que leurs entraîneurs LNH soient enchantés à l’idée que leurs meilleurs joueurs jouent autant de hockey #plusdejusenséries ?

TOUS les matchs seront présentés au centre de l’univers à Toronto.

Parce que Toronto est le symbole de l’excellence au hockey… #Not 

– On sait déjà à quoi s’attendre côté officiels et règlements :

Si la Coupe du Monde s’avère un franc succès, Gary Bettman sera-t-il toujours ouvert à envoyer ses joueurs aux Jeux Olympiques ? Un p’tit deux qu’il fera tout, en coulisse, pour éviter de le faire à l’avenir. Quoiqu’en dise Alex Ovechkin…

Il sera intéressant de voir si ce format de tournoi est une réussite. Pas facile d’avoir autant de motivation lorsque tu ne représentes pas ton pays… #TeamEurope

VOYNOV BIENTÔT DÉPORTÉ ? 

Il semblerait que le département de l’Immigration américain tentera de déporter Slava Voynov, à la suite de la fin de sa peine de prison pour violence domestique.

Il y a fort à parier que les autorités réussiront, ou à tout le moins feront tout en leur possible pour le faire. Il ne serait pas surprenant qu’elles tentent de faire de Voynov un exemple en démontrant que les athlètes professionnels ne bénéfient pas d’immunité. (Et pourtant, Pat Kane… Ahh, never mind…) La signature de Christian Ehrhoff par les Kings était sans doute pour parer à cette éventualité. 

À QUOI S’ATTENDRE DES ÉQUIPES CANADIENNES EN 2015-16? 

À pareille date l’an dernier, le Canadien était largement favori pour terminer en tête des sept équipes canadiennes de la LNH ; la plupart des observateurs voyait les Flames, Oilers, Leafs, Jets et Senators hors des séries (et même près de la cave, selon certains) alors que les Canucks devaient être une bubble team, c’est-à-dire une équipe se situant à cheval entre une place en séries et une exclusion de celles-ci.

Cette saison, la boule de cristal est un peu plus embrouillée, que ce soit en raison d’équipes ayant causé des surprises la saison dernière, d’améliorations faites par le biais d’acquisitions de personnel dans l’entre-saison ou tout simplement de la progression normale d’une équipe arrivée à maturité.

Que réserve donc la saison 2015-16 aux fans de hockey canadiens ? Maple Leafs : Cette équipe est clairement en reconstruction. Malgré l’arrivée en grandes pompes de Mike Babcock derrière le banc et l’embauche de Lou Lamoriello au poste de DG, il ne faut pas s’attendre à une grande progression à court terme. Les mouvements de personnel effectués lors du dernier trade deadline et l’échange de Phil Kessel ont entamé cette reconstruction, que tous sauf l’administration pré-Shanahan savaient inévitable.

Cette saison plusieurs jeunes, comme William Nylander, Brendan Leipsic, Kasperi Kapanen, Nikita Shoshnikov, Scott Harrington et peut-être même Mitch Marner pourraient avoir l’occasion de se faire valoir. D’autres déjà établis (ou tout près de l’être), tels que Morgan Rielly, Nazem Kadri, Richard Panik et Stuart Percy, devraient voir leur rôle prendre de l’importance, à mesure que les Leafs se défont d’autres vétérans pour faire encore plus de place aux jeunes.

Cette saison en sera une d’apprentissage pour les jeunes Leafs et il faut s’attendre à un autre choix élevé en juin prochain.

Sénateurs : Parmi les équipes canadiennes (et peut-être de toute la ligue), ils ont causé la plus grande surprise en réussissant une remontée historique en grande partie grâce aux miracles d’un  parfait inconnu dénommé Andrew Hammond et à l’éclosion inattendue de Mark Stone et Mike Hoffman.

Cependant, en séries éliminatoires, minuit a sonné, Hammond s’est re-transformé en citrouille et malgré un bel effort pour revenir de l’arrière contre le Canadien, les Sens ont tout simplement manqué de ressources.

En vue de cette saison, plusieurs questions se posent : Craig Anderson restera-t-il en santé? Sinon, quel Hammond verrons-nous? Celui qui a sauvé les Sens ou celui qui s’est effondré en séries (je parie sur la 2e option)? Mike Hoffman est-il un one-hit wonder? Dave Cameron, qui est arrivé à Ottawa sans la moindre pression, saura-t-il composer avec les attentes relevées et les stratégies adverses adaptées en conséquence? Mark Stone subira-t-il la guigne de la deuxième année?

En raison de toutes ces incertitudes et du manque flagrant de talent et profondeur de cette équipe, la logique devrait prévaloir cette saison, et les Sens se retrouver hors des séries à nouveau.

Flames : En septembre dernier, la majorité des observateurs (dont l’auteur de ces lignes) voyait les Flames au bas du classement, au cœur de la lutte pour le premier choix au repêchage. Mais grâce, notamment, à une performance digne d’un Norris de Mark Giordano, une saison recrue du tonnerre de Johnny Hockey, la meilleure saison en carrière de Jiri Hudler et le coaching exceptionnel de Bob Hartley, les Flames ont déjoué les pronostics et se sont moqués de la logique et des statistiques avancées en réussissant non seulement à se qualifier pour le tournoi printanier mais aussi à se rendre jusqu’à la deuxième ronde.

Les succès de la saison dernière ont changé les attentes envers l’équipe de Cowtown : on s’attend maintenant à une progression constante. L’arrivée de Dougie Hamilton rend formidable une brigade défensive déjà excellente. Avec lui, Giordano, T.J. Brodie, Dennis Wideman, Kris Russell et Ladislav Smid, on voit probablement le meilleur top-6 de défenseurs de la LNH. À l’attaque, Sean Monahan et Johnny Gaudreau n’ont que 21 et 22 ans respectivement et continueront de s’améliorer; Sam Bennett devrait être en mesure de jouer plus d’un match; d’autres jeunes, tels que Micheal Ferland (s’il signe), Lance Bouma, Joe Colborne et Markus Granlund devraient continuer de progresser. Et devant le filet, le tandem Jonas Hiller- Karri Ramo sera toujours fiable.

Sans être arrivée au niveau des Ducks, cette équipe est vouée à un avenir prometteur et devrait bientôt lutter pour le premier rang de la division Pacifique. Il ne faut pas s’attendre à ce que cela se produise cette saison mais un deuxième rang dans la division (derrière les Ducks, pratiquement assurés du premier rang) constituerait une suite normale à la saison dernière. En passant, qui rit toujours de Brian Burke? #Passiconqueçafinalement

Oilers : Après avoir été la risée de la ligue pendant plusieurs années, voilà que les Oilers ont fait table rase au deuxième étage et apporté plusieurs changements sur la glace. Évidemment, repêcher Connor McDavid donne un bon coup de barre…

Cette équipe est très difficile à évaluer en raison des nombreux changements (la colle prendra-t-elle?) mais également en raison de l’imprévisibilité de la performance de McDavid cette saison : sera-t-il aussi dominant que Crosby à sa saison recrue (1.26 point/match)? Connaîtra-t-il plutôt une saison excellente mais plus raisonnable, à la Patrick Kane (0.88 point/match)? Faut-il plutôt s’attendre à une production normale pour une top-rookie, c’est-à-dire plus ou moins 0.60 point/partie? La réponse à cette question aura un impact direct sur le classement des Oilers cette saison : Plus McDavid produit, plus ses coéquipiers produiront. Cela dit, McDavid n’est pas seul et plusieurs autres changements à la formation auront un impact : Peter Chiarelli a solidifié le bottom-6 avec les acquisitions de Boyd Gordon et Lauri Korpikoski, revampé sa brigade défensive en acquérant les services de Griffin Reinhart et Andrej Sekera et obtenu un gardien, Cam Talbot, qui a très bien performé lorsqu’appelé en renfort par les Rangers l’an passé. (Cependant, le poste de gardien de but demeure un point d’interrogation à Edmonton, Talbot n’ayant jamais rempli le poste de numéro un dans la LNH. C’est une chose de venir en relève au gardien #1; c’en est une autre d’être l’homme de confiance de ton entraîneur. Peut-il jouer de façon efficace pendant 60 matchs? )

Il est donc très difficile de prédire la performance des Oilers en 2015-16. Le consensus général (avec lequel je suis d’accord) semble être qu’ils seront nettement améliorés et lutteront pour une place en séries mais n’arriveront pas à s’y qualifier. Mais ce n’est que partie remise; les Oilers sont voués à un bel avenir et connaîtront leur heure de gloire bien assez vite. Jets : Pour la première fois en 19 ans, les Jets ont connu la fièvre des séries. Il était temps car la grogne envers l’inactivité de Kevin Cheveldayoff commençait à se faire sentir. Après trois saisons complètes, il n’avait toujours pas réalisé d’échange impliquant deux joueurs de la LNH.

Il a remédié à la situation de grandiose façon en acquérant les services de Tyler Myers et Drew Stafford, accompagnés des espoirs Joel Armia et Brendan Lemieux dans l’échange envoyant Evander Kane à Winnipeg. Les Jets avaient déjà une bonne base défensive avec les Byfuglien, Trouba et Enstrom ; l’arrivée de Myers fait du top-4 des Jets l’un des meilleurs de la LNH, avec celui des Flames.

À l’attaque, Mark Scheifele continue sa progression vers le niveau de premier centre, Blake Wheeler et Andrew Ladd apportent du poids, du caractère et du talent sur les ailes et le nouveau venu Drew Stafford offre un support à Blake Wheeler sur le flanc droit. Le retour de l’enfant prodigue Alex Burmistrov apporte une profondeur et une conscience défensive au groupe d’avants.

Malgré tout, cette attaque semble manquer de mordant et un vrai game-breaker l’aiderait à atteindre un niveau supérieur. On peut s’attendre à voir un ou quelques jeunes percer l’alignement ; Nikolaj Ehlers, qui semble avoir tous les outils pour éventuellement devenir ce game-breaker, a absolument brûlé la LHJMQ lors des deux dernières saisons et n’a de toute évidence plus rien à y apprendre et le diminutif Nic Petan fera le saut chez les pros cette saison et aura assurément la chance de jouer au moins quelques matchs à Winnipeg, soit pour commencer la saison, soit en cas de blessure.

Le gros point d’interrogation demeure devant le filet. Ondrej Pavelec n’a pas encore démontré être un numéro un fiable et malgré une bonne saison recrue, Michael Hutchinson n’a toujours rien prouvé.

Malgré cela, toute régression des Jets constituera une grande déception. Après avoir enfin goûté aux séries, le tournoi printanier représente maintenant le minimum acceptable pour les partisans des Jets. Et avec les jeunes qui devraient poursuivre leur progression, il n’y a aucune raison pour que l’équipe n’en fasse pas autant. Canucks : Les hommes de Willie Desjardins ont causé une surprise la saison dernière en accumulant 101 points au classement et se qualifiant pour les séries éliminatoires mais il est permis de douter de leur capacité à répéter l’exploit cette saison.

Le plus gros changement effectué par Jim Benning fût d’échanger Zack Kassian au Canadien pour Brandon Prust, de huit ans son aîné. Et si on se fie aux différentes réactions venant de Vancouver, les ‘Nucks ne se sont pas exactement améliorés avec cet échange… alors que la plupart de ses adversaires directs ont revampé leurs alignements respectifs.

Les joueurs-clé (Sedin x 2, Hamhuis, Edler, Miller, Higgins, Vrbata) de cette équipe vieillissent et outre les jeunes Hunter Shinkaruk, Bo Horvat et Brendan Gaunce, la relève immédiate semble inexistante.

Bref, je crois qu’on peut s’attendre à une chute graduelle des Canucks, et ce, dès cette saison.

Canadiens : Ainsi va Carey Price, ainsi va le CH. Comme il n’y a aucune raison de croire que Price va soudainement devenir une passoire, le CH devrait, malgré une coriace opposition des Flames, continuer d’être l’équipe canadienne par excellence.

S’il fallait que Price se blesse, par contre, ça serait une tout autre histoire…

Je n’entre pas plus dans les détails concernant le CH, sachant que les partisans de la Ste-Flanelle ont déjà eu droit à des analyses sous tous les angles.

En rafale
– Les Penguins font peur !

Être un gardien, je ferais dans mon froc à l’idée d’affronter Crosby, Malkin et Kessel en même temps… 

– Pour 2016, le CH ne vise rien de moins que la Coupe !

Pour ça, il faudra passer plus de temps avec la rondelle… 

– Un autre gourou des fancy stats sur le point d’être embauché par une équipe de la LNH.

Il n’y a pas si longtemps, les équipes ridiculisaient ces statistiques… 

– Patrice Bergeron a pu constater à quel point les gens de Québec sont excités à l’idée que les Nordiques reviennent sous peu…

Et il ne détesterait pas ça non plus!

https://twitter.com/MarioWRoy/status/641631880123707393

– La LHJMQ sur le point d’abolir complètement les bagarres. LIEN

–  Carey Price, allergique à l’ail? LIEN #Hehe

– Ronda Rousey est en train de se bâtir toute une deuxième carrière! LIEN

– L’excellent Olivier Bouchard évalue le travail qui attend le nouveau coach des Red Wings, Jeff Blashill. LIEN

Il n’hérite pas exactement d’une équipe démunie…

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