Été 2021 : le prochain contrat de Kotkaniemi, un casse-tête sous-estimé

Avant le début de la saison morte, Marc Bergevin avait quatre dossiers importants sur sa table en vue de l’été 2021. Jeff Petry, Brendan Gallagher, Phillip Danault et Tomas Tatar amorçaient officiellement leur dernière année de contrat et le Tricolore avait alors l’option de régler certains dossiers.

Petry a prolongé, Gallagher a prolongé, Danault ne négocie plus et Tatar ne semble pas dans les plans.

Or, il y a un autre contrat qui viendra à échéance dont personne ne parle. En effet, Jesperi Kotkaniemi disputera en 2021 la dernière année d’un contrat d’entrée de 3 ans et sa situation risque d’être très intéressante à suivre. Bien qu’on ne parlera pas d’une prolongation de contrat de plusieurs années pour des dizaines de millions de dollars, sa hausse de salaire affectera la structure salariale du Tricolore.

Considérez d’abord ceci :

1. Arpon Basu et Marc-Antoine Godin projètent présentement un contrat de 2 ans à 3.25 millions $ pour Kotkaniemi, l’été prochain.

2. Le Canadien possédera 16 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial pour signer Phillip Danault, Tomas Tatar, Joel Armia, Artturi Lehkonen et Jesperi Kotkaniemi. Vous pouvez aussi ajouter Victor Mete au lot.

Si l’on considère que Danault risque de gagner plus de 6 millions de dollars par saison, il reste environ 10 millions de dollars pour Tatar, Armia, Lehkonen et KK.

(Crédit: Capture d’écran : Twitter – Canadiens)

En théorie, KK sera la priorité. S’il signe pour 3,5 millions de dollars, il restera alors 6,5 millions pour Tatar, Armia et Lehkonen. Disons qu’on retire Tatar de l’équation, on parle encore de 6,5 millions pour Armia et Lehkonen. Ce n’est pas mieux. Armia gagne présentement 2,6 M$ et Lehkonen est payé 2,4 M$. Avec des hausses de salaire, on s’approche dangereusement du cap. 

Déjà là, il faut s’entendre : Tatar ne reviendra pas à Montréal.

Or, il faut évaluer un autre facteur. Si Jesperi Kotkaniemi connaît une saison d’éclosion à Montréal et qu’il s’approprie de façon convaincante un rôle sur l’un des deux premiers trios, son contrat risque probablement de se régler pour un minimum de 4 millions de dollars – peu importe le terme.

(Crédit: Capture d’écran : Twitter – Canadiens)

À ce moment-là, ça deviendra très difficile de ramener Armia (UFA) à Montréal. Lehkonen (RFA) est mieux en place.

Voilà une des raisons pour lesquelles Paul Byron devrait quitter, si on réussit à se départir de son contrat.

Bref, le casse-tête n’est pas moins difficile qu’on le croyait après avoir réglé les dossiers Petry et Gallagher. Au contraire, ça se précise et ça fait peur.

Heureusement, des jeunes comme Cole Caufield, Jesse Ylonen et Mattias Norlinder devraient éventuellement percer grâce à un contrat abordable. Mais comme l’a mentionné mon collègue Keven Saint-Pierre Goulet il y a quelques jours, Nick Suzuki et Alexander Romanov auront eux aussi besoin de prolongation de contrat en 2022. 

Le Tricolore compte sur une équipe extrêmement talentueuse, mais les maux de tête au niveau du cap salarial viennent avec.

C’est dangereux… Mais excitant. À suivre.

En Rafale

– Éclosion à l’école de Cole Caufield.

– Oui, s’il vous plaît.

– J’aime cet angle.

– Daryl Morey à Philadelphie.

 

 

 

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