Alexander Romanov a une très grande importance chez le CH

On peut dire qu’avec le scénario hollywoodien d’hier, il est difficile de voir autre chose. Le premier but de Cole Caufield dans la Ligue nationale de hockey, en prolongation, un samedi soir, dans un match crucial, quoi de mieux.

Toutefois, dans cette magnifique victoire, un joueur précis a continué sur sa belle lancée de solides performances consécutives.

Je parle ici d’Alexander Romanov. La jeune recrue passe de plus en plus souvent sous le radar, mais il connaît d’excellents matchs soir après soir, malgré la partie de chaise musicale que les entraîneurs ont réalisée avec lui.

Romanov a tout d’abord commencé la saison sur la troisième paire à la gauche de Brett Kulak. Il a ensuite été déplacé à la droite pour faire de la place à Victor Mete, qui demandait à être échangé s’il ne jouait pas plus.

Claude Julien l’a par la suite envoyé dans les gradins pendant une rencontre, ce qui a semblé briser la confiance du jeune russe.

Il est revenu le match d’après dans l’alignement sur la troisième paire, et ses coéquipiers de paire ont continué d’alterner entre Mete et Kulak. Il a également passé quelques matchs aux côtés de Shea Weber en l’absence de Ben Chiarot.

Après plusieurs bonnes rencontres d’affilée, le défenseur gaucher a de nouveau été retranché, cette fois-ci faute de place sous le plafond salarial. Cole Caufield ayant été placé dans l’alignement, quelqu’un a payé sa place, et c’est Romanov.

Il a par la suite été rappelé, et depuis a joué sur la troisième paire et sur la première paire. Il a joué avec Brett Kulak, Jon Merrill et Ben Chiarot.

Si vous êtes essoufflés, imaginez Alexander Romanov.

Ce qui est le plus impressionnant dans tout ça, c’est que la recrue n’a jamais démontré être déstabilisée ou bien frustrée de la situation. Il a simplement respecté le tout, en continuant à donner son meilleur, match après match. Il n’a jamais mérité selon moi de sauter son tour. De plus, avec l’arrivée de Gustafsson et de Merrill, Romanov a écopé injustement pour quelques matchs.

De plus, lorsqu’il joue, il a une importance capitale. Il frappe comme un train, joue en avantage numérique, joue en désavantage numérique, en plus de jouer de grosses minutes. Vendredi, il a été le deuxième défenseur le plus utilisé, et samedi le troisième en raison de son cinq minutes de pénalité pour une bagarre. Ah oui c’est vrai il jette les gants aussi! Un vrai de vrai.

Bref, peu importe la chaise qu’on lui attribue, il répond aux attentes. Oui il a eu une passe plus difficile, oui il fait des erreurs, mais il n’a que 21 ans, et il est voué à un très bel avenir avec le Canadien de Montréal. Il apporte tout ce que l’on recherche chez un jeune défenseur; c’est-à-dire robustesse, mobilité, vitesse, fougue, énergie, joie de jouer au hockey, etc.

Petit aparté : sa situation ressemble beaucoup à celle de Jake Evans.

Si l’on regarde tout cela, il est pratiquement impossible de ne pas aimer Alexander Romanov. En passant de la troisième paire, à la galerie de presse, au taxi squad et à la première paire, le jeune russe continue de nous séduire.

En Rafale

– Les partisans de Bordeaux sont comment dire… intenses!

– Que de belles histoires avec Bob Hartley.

– Nikita Tryamkin resigne en KHL pour deux ans.

– Les Badgers du Wisconsin félicitent Cole Caufield… en français!

– Denis Shapovalov accède au deuxième tour du tournoi de Madrid.

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