Le CH devra-t-il laisser partir sa bouée de sauvetage en 2018? | Réflexions des séries | En rafale

Je vous vois déjà venir, et avec raison. Mais lisez un peu avant de me crucifier, ok?

Il va sans dire que la pièce maîtresse du CH est Carey Price. Le fameux cerbère du tricolore est peut-être le joueur de hockey le plus dominant de la planète, toute position confondue. On a d’ailleurs eu la preuve cette saison qu’il avait amplement mérité son trophée Hart de 2015. Le Tricolore, sans sa bouée de sauvetage, s’est noyé dans les eaux profondes de la LNH cette saison.

Au fait, j’y pense beaucoup depuis le mois de décembre, mais si le Canadien désire apprendre à nager d’ici les prochaines saisons, il devra peut-être apprendre à le faire sans cette fameuse bouée qui s’appelle Carey Price.

Si la saison 2015-16 peut-être considérée comme un désastre hors-pair, elle aura au moins servie à répondre à quelques questions. On a appris notamment que le Tricolore, tel qu’il est présentement conçu, ne peut aspirer aux grands honneurs. Il n’a pas la profondeur nécessaire afin de sortir gagnant dans un 4 de 7 contre des formations telles les Capitals, les Penguins, les Hawks, les Blues ainsi que tous les clubs de la Californie. Oubliez ça, et même avec Price devant le filet.

On vous l’a souvent mentionné ici et ailleurs, mais Price masque bien des défauts pour son équipe. C’est assez facile de compétitionner quand ton cerbère n’alloue pas plus de 2 buts par match. Même si ta couverture défensive est suspecte, que ta créativité offensive est limitée dû à un système de jeu des plus conservateurs et que ton avantage numérique est pourri, tu es presque toujours dans le coup au niveau du pointage. Le CH n’est pas à un joueur près de la Coupe Stanley…

En ce moment, le Tricolore est construit autour de son gardien de but, et cela pourrait bien s’avérer être une grossière erreur. On l’a vu quand ce morceau central se blesse…

Et je me demande si, à la fin du contrat actuel de Price, ce ne serait pas une meilleure idée de le laisser partir sous d’autres cieux que de le garder à Montréal.

Le contrat actuel de Price prend fin lors de l’été 2018. Il lui reste donc deux saisons avant de potentiellement tester l’autonomie complète. Avec un cap hit de 6.5 M$, il se veut une belle aubaine pour Marc Bergevin.

En 2018 Price aura 31 ans. Il est un médaillé Olympique, gagnant du trophée Vézina, du trophée Hart ainsi que le Ted Lindsay. En d’autres mots, il sera en belle position pour demander la lune, et personne ne pourra le lui reprocher si c’est véritablement ce qu’il recherche. On parle ici d’un contrat semblable à ceux qu’empochent actuellement Jonathan Toews et Patrick Kane, soit voisinant les 10-12 M$ par année. 

Ayoye!

Price a beau être le meilleur gardien de but au monde, reste qu’il aura plus de 30 ans, et il a déjà un historique de blessures inquiétant.

Il y a la blessure à l’aine lors de la série de première ronde de 2013 contre les Sénateurs.

En 2014, il a manqué quelques matchs après les Jeux Olympiques de Sochi dû à une blessure au bas du corps. Suite à cela, on se rappelle tous de la blessure subie face à Chris Kreider et les Rangers en finale de Conférence. Le CH a subitement perdu son entrain et s’est incliné face à des Rangers qui ne semblaient pourtant pas si épeurants que ça.

Tout a baigné dans l’huile pour Carey en 2014-15. Il a raflé tous les honneurs individuels à sa disposition. Malgré cela, son équipe a cruellement manqué de profondeur face à une formation bourrée de talent à Tampa Bay. Même avec un Price en feu, Michel Therrien n’a su soutirer un montant suffisant d’offensive de ses troupes.

Cette saison, Price s’est blessé à Edmonton, en pilant sur une rondelle. Il s’est blessé de nouveau face aux Rangers (encore eux!). Le Canadien ne s’en est jamais remis.

Vous voyez la tendance?

Comme va Carey, comme va le Canadien. Si Marc Bergevin désire bâtir un vrai club aspirant, il devra en construire un qui peut marcher sans une béquille pour le supporter constamment. Bergevin doit ajouter du punch à son équipe. Il doit s’assurer que le CH est bâti pour les séries, avec le talent nécessaire pour le faire.

Oui, la position de gardien de but est peut-être la plus importante au hockey, mais un gardien ne peut gagner la Coupe Stanley à lui seul. Au fait, dans les 20 dernières saisons, il n’y a que Martin Brodeur en 2003 et Tim Thomas en 2011 qui ont remporté le Vezina et la Coupe Stanley dans la même saison. 

Quand on pense aux équipes championnes les plus récentes, on pense à des équipes complètes. Au moment d’écrire ces lignes, le CH ne peut pas servir de comparable à ces formations. Holtby, par exemple, risque de remporter le prestigieux trophée Vezina cette saison. On s’entendra qu’il est beaucoup mieux entouré à Washington que Price ne l’est à Montréal.

Vous êtes plusieurs à rêver à Stamkos, Okposo, Ladd ou d’autres vêtir un chandail bleu-blanc-rouge, mais ces joueurs coûteront cher. Quelqu’un devra assurément partir, et ça pourrait être Price.

On aime pas y penser, mais Marc Bergevin devra bientôt se pencher sur ce sujet. Price voudra-t-il accepter moins d’argent afin d’évoluer à Montréal? Bergevin sera-t-il prêt à payer Price à sa juste valeur? Sinon, soyez certains que d’autres DG le feront.

Juste comme ça, les Flyers et les Canucks me viennent en tête.

Reste que Bergevin a au moins deux saisons pour profiter de la présence de Price afin de tenter le tout pour tout et décrocher la Coupe. Espérons pour lui qu’il sache le faire parce qu’après, ce sera plus difficile…

Ici et là, certaines réflexions
– Je ne suis nullement surpris de la performance désuète des Rangers. Un peu à l’instar du CH, ce club ne m’apparaît pas plus dangereux. Ils ont été moyens au niveau de la possession de rondelle toute la saison et misent bien trop sur Lundqvist pour les dépanner. Ils sont tombés sur des Penguins tout feu tout flamme et se sont fait brûler.

– Ken Hitchcock joue sa job en ce moment. Un peu comme Michel Therrien, on justifie mal ses allocations de temps de jeu. C’est simple, si les Blues perdent le septième match face aux Hawks, c’est fini pour Hitchcock à St-Louis. Enfin, il FAUT que ce soit fini…

– Je salive à l’idée d’un duel Capitals-Penguins, mais c’est dommage que ça ait lieu en deuxième ronde (et non plus loin en séries). Cela aurait fait une belle finale de conférence…

– Aaron Ekblad est très impressionnant dans cette 1ere ronde. Le duel Ekblad-Tavares est très divertissant à regarder. Un futur Norris j’en suis sûr.

– Les Red Wings n’étaient pas de taille. Cette équipe ne cesse de régresser. Est-ce qu’on veut faire les séries, ou les gagner? Le déclin d’un empire? Ça se peut fort bien… Surtout avec Datsyuk qui va retourner chez lui!

En rafale 
– Parlant de joueurs dont on rêve de voir à Montréal, une cible évidente semble de plus en plus disponible…

Les deux DG ont dansé ensemble par le passé. Nichushkin pourrait aussi retrouver certains de ses compatriotes à Montréal. #Markov #Emelin #ScherbakDansLeFutur

– Les Kings auront des décisions à prendre cet été. LIEN

– Des chiffres qui parlent. #Wow

– Le rendement de Matt Murray pourrait-il sortir Marc-André Fleury de Pittsburgh? LIEN

Ce n’est vraiment pas fou comme concept. Il y aurait certainement des preneurs pour Fleury…

– Brayden Schenn recevra-t-il un coup de fil de la part de Stéphane Quintal?

– Les Ducks semblent aimer se compliquer la tâche, autant en séries que durant la saison régulière. LIEN

– Et finalement, Vincent Lecavalier tiendra (vraisemblablement) sa parole (au grand bonheur des Flyers, qui payent 50 % de son contrat). L’heure de la retraite a donc sonné. Merci pour les belles années Vincent!

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