Anciennement convoité par le CH, il sera libre comme l’air

Casques, bâtons et gants volaient hier à Halifax. Pour la première fois de leur histoire, les Huskies de Rouyn-Noranda mettaient la main sur la Coupe Memorial.

Mais sur la glace, un membre de l’équipe manquait à l’appel. À des centaines de kilomètres de la Nouvelle-Écosse, à Val-D’Or, Zachary Lauzon célébrait la victoire de son équipe derrière son téléviseur. La victoire de ses coéquipiers, qu’il n’a pu rejoindre cette année.

Bien qu’il est fou de joie pour eux, le défenseur gaucher avoue qu’une autre sensation l’habite.

La sensation de savoir que lui aussi, il aurait pu soulever la Coupe Memorial.

« C’est un petit coup de couteau dans le coeur », admet-il à Dans les coulisses.

Il y a deux ans, les Penguins de Pittsburgh faisaient de Zachary leur premier choix de l’encan, au 51ième rang. Depuis, l’Abitibien n’a disputé que 30 matchs de hockey.


(Crédit: Twitter)

Victime d’une commotion cérébrale et d’une fracture du pied, il n’a pas précipité son retour au jeu.

Il a préféré arrêter de jouer, plutôt que de jouer avec sa santé. 

« J’avais mal à la tête au quotidien. Aller à l’aréna, c’était devenu une corvée. J’avais hâte que les pratiques finissent, d’aller me coucher. Il y avait les maux de tête, les étourdissements, mais aussi la perception des autres qui était difficile à gérer. Quand j’ai mis fin à ma saison, ça a surpris tous les autres. »

Aujourd’hui, Zachary ne sait pas ce que l’avenir lui réserve. Mais ce qu’il sait, c’est qu’il veut encore jouer au hockey. 

Les Penguins ont jusqu’au premier juin pour lui offrir un contrat, sans quoi, il sera libre comme l’air. Le défenseur ne s’attend pas à recevoir une offre…

Il risque donc d’être le seul choix de deuxième tour à devenir libre comme l’air, samedi prochain.

Mais Zachary ne perd pas espoir. Il nous a confié en primeur que les Penguins lui ont soumis une invitation à leur camp de développement, puis à leur camp des recrues.

Et au fil du processus, le frère de Jérémy, un espoir des Bruins, assure que l’équipe de la LNH a toujours été à l’écoute de ses besoins.

«  Même quand mon niveau de motivation était à son plus bas, les Penguins ont été super. Je peux dire la même chose des Huskies et de mon agent. J’ai été chanceux de compter sur un environnement bénéfique comme celui-là pour ma réhabilitation. »

Une rencontre avec le Kid

Il faut dire que les Penguins de Pittsburgh ont pris les grands moyens pour remonter le moral de Zachary.

Lorsque l’équipe était de passage au Centre Bell, le 2 mars dernier, elle l’a invité à assister au match. Après avoir vu les Canadiens pulvérisés par la marque de 5-1, Zachary a été invité à descendre dans la chambre des visiteurs.

Là-bas, un certain Sidney Crosby l’attendait. Un gars qui a subi son lot de blessures, de commotions graves et qui, malgré les embûches, a soulevé trois Coupe Stanley.

Bref, le mentor parfait.

« On a jasé pendant une quinzaine de minutes. Il m’a dit de prendre mon temps, que c’était important pour ma santé. D’un autre côté, ça faisait du bien de parler hockey, étant donné qu’ils venaient de gagner à Montréal. Ça vraiment été une bonne petite tape dans le dos! »

CH un jour?

C’est dans ce même Centre Bell que Zachary s’attendait à jouer, quelques années auparavant.

En direct du repêchage en 2017, Stéphane Leroux rapportait que les Canadiens souhaitaient le sélectionner. Et visiblement, ses informations étaient fondées.

«  J’étais sûr que je sortais à Montréal. Mon agent m’avait parlé de cette possibilité, mais je savais aussi que les Penguins étaient intéressés. »

Il avoue que que pour un « p’tit québécois », être choisi par le CH aurait été incroyable. Il ne regrette toutefois pas le déroulement des choses…

« Les Penguins, c’est quand même une équipe qui vient de gagner deux fois la Coupe! Il y a une belle culture à Pittsburgh. Ils tiennent vraiment leurs espoirs à coeur. Je me suis toujours bien senti, je n’ai jamais été jugé par l’organisation malgré tout.  »

Reste que si la tendance se maintient, le défenseur gaucher sera libre comme l’air samedi prochain. Zachary prévoit donc participer au camp des Penguins, sans trop penser aux offres faites par d’autres équipes de la LNH. Si aucune option professionnelle ne se présente à lui, il songe à un saut au niveau universitaire canadien. 

«  Je vais m’occuper de ma santé, le reste, je le laisse à Alain Ruel, mon agent. Si je reçois des offres, tant mieux. »

On risque d’apprendre tôt ou tard si, deux ans plus tard, Zachary Lauzon intéresse encore les Canadiens…

Prolongation

– J’ai profité de ma jasette avec Zachary Lauzon pour lui parler de son coéquipier, Peter Abbandonato. Ce dernier a terminé la dernière campagne au premier rang des compteurs de la LHJMQ… et n’appartient à aucune équipe de la LNH. Le qualifiant « d’excellent », Zachary est convaincu que le Lavallois dénichera un contrat professionnel bientôt. 

– Petit rappel: le CH ne possèdera plus les services de Scott Walford et Jarret Tyszka s’il ne s’entend pas avec eux d’ici samedi.

– Parlant de Tyszka, j’ai jasé avec un lecteur qui passe beaucoup de temps à Seattle. Il a la chance de le voir jouer depuis trois ans, en plus de l’avoir rencontré. Il le qualifie de « très sympathique », mais admet que le défenseur doit travailler ses pivots. En passant, vous avez accès à mon Twitter, mon Facebook et mon courriel ci-haut. N’hésitez pas si vous avez envie de jaser hockey!

En rafale

– Que pensez-vous de la présence de Drake aux matchs des Raptors?

– Franchement!

https://twitter.com/BarDown/status/1133185633583865856

– Montréal est basket!

– Les panélistes de TVA Sports l’adorent, les blogueurs indépendants ne sont pas convaincus de son potentiel. Qui a raison? On aura la chance d’en jaser…

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