Florian Xhekaj s’inspire de Tom Wilson : il va en avoir besoin avec Alexandre Texier dans les pattes
Crédit: YouTube

Quand Florian Xhekaj affirme vouloir modeler son style sur celui de Tom Wilson, ce n'est pas une phrase lancée à la légère. C'est une direction, presque un engagement personnel et professionnel. Wilson n'est pas qu'un joueur robuste : il frappe, il provoque, il change l'atmosphère d'un match et il contribue offensivement.

Et si Xhekaj veut se faire une place durable, ce profil hybride physiquement dominant, mais utile offensivement, est probablement le bon modèle.

Dans un court extrait partagé par L'Antichambre sur Instagram, Xhekaj explique son intention : devenir ce joueur “difficile à affronter”, celui qu'on remarque même quand il ne touche pas à la rondelle. Cette phrase fait écho à un constat déjà présent dans l'organisation : Xhekaj a les outils physiques et la mentalité, mais il doit maintenant ajouter du contrôle, de la constance et un apport offensif crédible.

 

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Tom Wilson a bâti sa réputation sur une dualité rare : il peut marquer 20 buts par saison, tout en étant l'un des joueurs les plus physiques de la LNH. Ce n'est pas qu'une identité, c'est un rôle unique. Xhekaj n'a jamais caché son admiration pour ce type d'attaquant polyvalent, capable d'imposer le respect par sa présence, ses mises en échec, mais aussi par sa capacité à faire payer l'adversaire sur le tableau des scores.

Cependant, s'inspirer de Wilson vient avec un défi : savoir choisir ses moments, frapper sans nuire à l'équipe, contribuer sans excès d'ardeur et apprendre à devenir un joueur qui déstabilise… sans se mettre hors service.

Et c'est ici qu'entre en scène Alexandre Texier, l'autre protagoniste implicite du titre. Texier, ce n'est pas un joueur physique. Ce n'est pas non plus un agitateur. C'est un joueur rapide, intelligent, créatif, capable de générer de l'offensive et d'occuper une chaise que plusieurs jeunes convoitent : celle du top-9 régulier.

Et la compétition n'est pas théorique. Comme l'a confirmé Renaud Lavoie sur X, Texier sera présent à l'entraînement dès demain. Une information qui ajoute du poids au contexte et rappelle que les choses vont se jouer rapidement, sur la glace et non dans les projections.

Texier ne joue pas le même style que Xhekaj, mais les deux convoitent un espace similaire sur une formation : celui d'un joueur capable de créer un momentum.

Et comme Xhekaj était hier le plus récent joueur arrivé dans la formation, il a des chances (tout comme Jared Davidson) de céder sa place à Texier, au besoin, en vue du match de mercredi.

La compétition n'est pas frontale, mais elle existe : l'entraîneur cherchera toujours un attaquant capable d'influencer un match, que ce soit par une présence physique ou par la création offensive. Et c'est là que la phrase du titre prend tout son sens : si Xhekaj veut rester dans la conversation, il devra offrir plus que des mises en échec spectaculaires.

Depuis le début de la saison, on observe un joueur plus discipliné, plus patient avec la rondelle, et surtout plus engagé dans les détails du jeu. Ses lectures semblent plus fluides, ses décisions moins impulsives. S'il veut continuer sur cette trajectoire, il devra limiter les pénalités évitables, augmenter sa production de but et maintenir un style robuste sans franchir la ligne.

Ces ajustements représentent le passage obligatoire pour passer de “joueur physique prometteur” à “pièce difficile à remplacer”.

Au final, si Florian Xhekaj veut réellement incarner cette version moderne de l'attaquant robuste, inspirée par Tom Wilson, il devra le prouver soir après soir — surtout avec un joueur comme Alexandre Texier dans les pattes, prêt à prendre de l'espace et des responsabilités.

Ce duel interne n'est pas une menace, c'est un moteur. Dans une ligue où l'espace se mérite, Xhekaj semble prêt à se battre pour le conserver.