Il y a quelques semaines, Florian Xhekaj quittait le camp du Canadien avec un goût d'inachevé. Plusieurs partisans auraient voulu qu'il reste à Montréal. Son camp avait été solide, intense, convaincant. Il avait ce mélange d'énergie brute et de maturité naissante qu'on ne s'attendait peut-être pas à voir aussi tôt.
Mais le hockey professionnel n'est pas qu'une question de “feeling”. Entre contrats, hiérarchie et développement, Florian Xhekaj a pris la direction de Laval. Aujourd'hui, on peut dire que cette transition fait du sens.
Parce que depuis deux semaines, quelque chose clique. Sa saison 2025-2026 n'a pas commencé en feu, mais elle s'est construite. Après plusieurs matchs discrets, le ton a changé. Aujourd'hui, Xhekaj affiche : deux buts, deux assistances et quatre points en 15 matchs, plus-2 au différentiel et 42 minutes de punition.
Ce ne sont pas des statistiques démesurées, mais ce sont des chiffres qui racontent une histoire : celle d'un joueur qui retrouve sa façon de jouer. Pas dans l'excès. Pas dans la démonstration. Dans la constance.
L'entraîneur-chef du Rocket, Pascal Vincent, l'a d'ailleurs dit cette semaine dans un reportage de RDS : « Là, on revoit le vrai Florian. »
Le vrai Florian Xhekaj
Un texte de @MikaelFilionRDS ✍️https://t.co/rPVdgExRLT
— RDS (@RDSca) November 18, 2025
Si Xhekaj revient dans la conversation, ce n'est pas seulement parce qu'il joue bien. C'est parce que le Canadien traverse une période où les options en attaque sont limitées.
Avec seulement 12 attaquants actifs et aucun joueur en surplus dans la LNH, l'organisation ne peut pas se permettre d'imprévus. Et quand le club manque d'options physiques, énergétiques et capables de changer un momentum, un joueur comme Xhekaj devient pertinent.
Il ne prendrait pas la place d'un marqueur. Il remplirait un rôle. Et ça, c'est rarement un problème, surtout dans une équipe qui cherche encore son identité, du ton et un peu de mordant.
On parle souvent du physique, et oui, il l'a. Mais ce qui ressort aujourd'hui, c'est autre chose. Il joue plus simple. Il gagne des batailles. Il dérange sans se saboter. Il comprend quand accélérer et quand se retirer. Ça, c'est du développement.
Le risque, comme toujours, serait de le rappeler trop vite. Mais attendre trop longtemps pourrait faire en sorte que le CH pourrait rater la vague… et Xhekaj est en pleine vague.
Pour ce que la Licorne pourrait amener au Canadien en termes de talent et de papier sablé, il faut considérer son rappel.