Doit-on s’inquiéter pour Nick Suzuki?

Nick Suzuki connait un passage à vide, je ne vous apprends rien. Après un début de saison exceptionnel, le jeune attaquant du Tricolore n’a pas touché le fond du filet depuis neuf matchs et semble se chercher sur la patinoire.

Et même au-delà de marquer des buts, Suzuki n’est plus aussi confiant en possession de la rondelle. En fait, il semble tout simplement invisible sur la patinoire.

Évidemment, il ne faut pas céder à la panique trop rapidement dans son cas. Il reste l’un des attaquants les plus talentueux de l’équipe, et des creux de vague, c’est fréquent pour des jeunes joueurs. Ajoutez la fameuse « guigne de la deuxième année » et on comprend que les performances un peu décevantes du jeune centre sont complètement normales.

Ça a de quoi rappeler la dernière saison de Jesperi Kotkaniemi, en fait, qui est sur une très belle lancée par les temps qui courent. Pourtant, c’était très pénible pour lui il y a un peu plus d’un an, si vous l’aviez oublié.

Bref, même si Suzuki a frappé un mur, je ne crois pas qu’il y a lieu de s’inquiéter dans son cas.

Reste qu’une question demeure : quoi faire avec lui d’ici à ce qu’il retrouve sa touche?

Doit-on continuer de lui donner de grosses responsabilités comme on le fait depuis le début de la saison et espérer que ça débloque éventuellement ou lui donner un rôle un peu moins important pour lui permettre de retrouver ses repères sans lui mettre de pression?

Les deux idées se défendent : ce n’est pas en le mutant à des ailiers moins offensifs qu’il pourra faire parler son jeu, et on pourrait donc préférer le garder avec des joueurs comme Jonathan Drouin ou Josh Anderson.

Toutefois, en lui donnant un peu moins de temps de glace, on pourrait permettre à Phillip Danault et à Jesperi Kotkaniemi de jouer plus et de laisser le numéro 14 disputer ses matchs avec une pression bien moins grande.

Après tout, Danault est habitué d’avoir de très grosses responsabilités et a déjà démontré qu’il peut tirer son épingle du jeu, tandis que Kotkaniemi est au sommet de son art actuellement, mais est moins utilisé que Danault et Suzuki. Lui octroyer plus de temps de glace pourrait donner un coup de main à l’équipe.

Si on se fie à l’entraînement matinal, Dominique Ducharme semble prôner un mélange des deux idées. Suzuki s’est entraîné aux côtés de Tyler Toffoli et de Joel Armia ce matin, et ils devraient évoluer ensemble ce soir, face aux Canucks.

Mon collègue Mathis Therrien vous disait dimanche dernier qu’une partie de la solution pour le jeune centre est de diminuer la longueur de ses présences. En le mettant dans la chaise du troisième centre, c’est peut-être ce que Ducharme essaie de faire avec son jeune attaquant.

Une chose est sûre : Nick Suzuki est toujours un jeune centre excessivement prometteur pour le Canadien de Montréal. Et comme dans le développement d’à peu près tous les jeunes joueurs, la route est parsemée d’embûches. Néanmoins, je m’attends à le voir rebondir en force, et ce, d’ici la fin de la saison. Il a le talent, et tout finira par débloquer lorsqu’il arrêtera de trop réfléchir sur la patinoire et qu’il laissera son jeu parler.

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