Une transaction qui ferait du bien à tout le monde

Parfois, une rupture s’avère préférable pour les deux partis. Il est très souvent néfaste de maintenir une relation qui ne fonctionne pas, et c’est exactement ce qui se produit présentement dans le dossier Max Pacioretty.

Il l’avoue lui-même : en dix ans à Montréal, il n’a jamais expérimenté une période aussi obscure que celle-ci. C’est la preuve qu’une séparation est de mise, mais surtout qu’il en sortira gagnant. Mais le Tricolore aussi.

Chez le Tricolore, on avait espoir que tout allait se replacer tout seul. Le capitaine croyait vraiment aux chances de l’équipe d’être encore une fois une équipe forte, après avoir terminé au premier rang de l’Atlantique lors de la dernière saison.

Aujourd’hui, on se retrouve avec un fait troublant : le Canadien a plus de chances d’obtenir un des trois premiers choix au repêchage que de participer aux séries éliminatoires. Rendu à la moitié de saison, Marc Bergevin n’a pas le choix d’abandonner. Il se tirerait dans le pied s’il gardait espoir en Pacioretty et qu’il tentait de l’aider en faisant l’acquisition d’un joueur de centre. Parce que non, le CH n’a pas ce qu’il faut pour faire produire le #67.

Le directeur général du Canadien a plus de chances de garder son emploi s’il avoue son erreur et qu’il s’engage dans une voie de restructuration que s’il s’entête dans ses vieilles idées.

C’est donc dire que Bergevin bénéficierait d’un échange…

Le Canadien aussi, puisqu’il devrait (tout dépendant de la pièce acquise) demeurer dans les bas-fonds du classement.

Et encore plus pour Max Pacioretty, qui devrait être en mesure d’exploser sous d’autres cieux.

Parce que les fabricants de jeu qui l’alimentaient auparavant ne sont plus (Markov, Radulov et Desharnais) et qu’on n’a pas réussi à les remplacer de manière efficace. Le #67 ne peut donc plus se concentrer sur sa tâche première, qui est de se faire oublier, et s’est fait attribué des tâches qui ne lui conviennent plus.

Finissons-en avec ce dossier. Et tout le monde sera heureux.

En Rafale

– Deux retours anticipés, ce soir.

– Niskanen et Backstrom, eux, seront probablement à l’écart du jeu.

– À suivre.

 

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