Une équipe au visage nébuleux | Les Wings respectent une entente verbale

On a tendance à associer la meilleure ligne de centre du circuit à la meilleure équipe. Puisque le centre est la position la plus névralgique – suivie dans l’ordre par celle de gardien de but et de défenseur –, cela devrait aller de pair.

Ou devrait-il?

Une subtilité qui a échappé à plusieurs durant les conquêtes de la Coupe Stanley des Blackhawks est l’absence d’un légitime pivot numéro deux pour épauler Patrick Kane. Les Hawks, comme les autres équipes d’élite, pouvaient certes compter sur l’un des premiers centres les plus farouches en Jonathan Toews. Mais leur profondeur dans le corridor central ne rivalisait pas avec celle des Penguins (Crosby-Malkin), des Kings (Kopitar-Carter), des Ducks (Getzlaf-Kesler) et du Lightning (Stamkos-Johnson).

Au final, les Penguins ont subi une autre élimination hâtive en séries, cette fois en raison des blessures. Les Kings ont été écartés du tournoi printanier. Les Ducks et le Lightning ont plié l’échine devant les champions, qui déployaient un duo Toews-Richards.

Si les Blackhawks ont misé, malgré ces circonstances, sur une attaque dévastatrice, c’est grâce à l’apport d’un génie créatif à l’aile du nom de Patrick Kane. Et dans tout ça, il ne faut pas oublier le travail de moine accompli par Marian Hossa et Brandon Saad dans les trois zones.

Le hockey a changé. L’époque où on flanquait Gretzky de matamores est révolue. Les ailiers doivent composer avec des responsabilités accrues dans la zone défensive et ils peuvent tout autant dicter le jeu à l’autre extrémité de la patinoire que leur joueur de centre. Jouer à l’aile n’empêche pas d’être le chef d’orchestre. Il n’est plus nécessairement question d’occuper un rôle secondaire se voulant plus simplet.

En 2015-2016, les Blackhawks pourraient voir la donne changer. Ils pourraient commencer la saison enfin munis d’un centre numéro deux digne de ce nom, mais dépourvus de leur meilleur ailier.

Patrick Kane fait face à une accusation d’agression sexuelle et, bien que nous ignorons les détails de cette sombre histoire, il ne s’agirait pas de sa première gaffe à l’extérieur de la glace. Le pivot Artem Anisimov, de son côté, s’inscrit dans les acquisitions notables du directeur général Stan Bowman durant la saison morte.

Pour certains, donner le titre de légitime centre numéro deux à Anisimov est tiré par les cheveux. Le russe n’a pas fourni les résultats pour hériter de ce statut, mais son talent, qui tarde à se matérialiser, a de bonnes chances d’éclore dans la ville des vents, qui a vu plusieurs talents bruts s’épanouir.

Au cours de l’été, Bowman a remplacé Antoine Vermette, Brandon Saad et Patrick Sharp par Artem Anisimov, Marko Dano et Artemi Panarin. Les dénominateurs communs dans ces acquisitions? Des joueurs avec un niveau d’habiletés très élevé, affectionnant un style de contrôle de rondelle. À preuve, Panarin portait fièrement le surnom de « Patrick Kane des Russes » dans son coin de pays et Marko Dano a fait tourner des têtes en fin de saison à Columbus, montrant son éventail de feintes à un contre un.

Les Blackhawks tableront également sur la progression du prodige finlandais Teuvo Teravainen, qui est agile comme un chat avec le disque aux pieds.

Cette équipe a dû se séparer de deux pièces importantes à ses succès en Saad et Sharp, mais son potentiel n’en demeure pas moins intéressant. Particulièrement si Patrick Kane sort d’eaux troubles pour apprécier la présence d’un centre de talent en sa compagnie.

Les Red Wings respectent une entente verbale

Intéressante tournure de situation à Detroit, alors que Ken Holland a été contraint, par principes et lois non-écrites, de respecter une entente verbale consentie à Dan Cleary. Celle-ci stipulait que Cleary devait rester dans le giron de l’équipe en 2015-2016. Cette compensation lui a été allouée alors qu’il menaçait de signer avec les Flyers et Holland n’avait pratiquement plus d’espace sous le plafond salarial. Ironiquement, c’est Babcock qui tenait précieusement à ses services et qui a forcé la main de son directeur général…

Les Red Wings l‘ont fait signer un contrat d’un an d’une valeur de 950 000$.

Le vétéran ne devrait pas faire l’équipe au terme du camp d’entrainement. Il serait alors renvoyé dans les mineures, permettant aux Wings de réaliser une économie de 925 000$ sur la masse salariale. Son cap-hit se limiterait donc à 25 000$.

En rafale
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À mon sens, ce sera le véritable baptême de Drogba. Avec Piatti pour s’exprimer, le résultat promet d’être intéressant!

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Mais on lui souhaite que cette blessure ne persiste pas durant son après-carrière! #CôtéHumain

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