Superbe repêchage des Leafs | Enfin de l’espoir à Toronto?

Les années de vaches maigres sont-elles bientôt terminées à Toronto? Chose certaine, la nouvelle administration en place en est une clairvoyante et ingénieuse. C’est le jour et la nuit en comparaison avec ce qu’elle était, il y a à peine un an.

Kyle Dubas, Mark Hunter, Brendan Shanahan et Mike Babcock semblent avoir le savoir-faire pour soulever cette équipe des bas-fonds.

Il y a beaucoup de choses à aimer du dernier repêchage des Leafs.
– Ils n’ont pas accordé trop d’importance à la taille et la robustesse et ils ne sont pas allés dans les extrêmes non plus en repêchant des nabots de style Harlem Globetrotters (beaucoup de belles habiletés qui ne serviront à rien dans la LNH). Le spectre de Tyler Biggs peut cesser de planer sur l’équipe…
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ils ont embrassé la mentalité « coup de circuit » que je ne cesse de prôner, c’est-à-dire qu’ils ont sélectionné plusieurs fois les joueurs disponibles avec le plus grand talent brut. Même s’ils offrent une moins grande assurance de faire la LNH, leur place est dans le top-6 et nulle part ailleurs s’ils y accèdent.

La sélection de Mitch Marner au 4e échelon me plait beaucoup. Je craignais qu’on lui préfère à tort Noah Hanifin. Marner est, à mon sens, rien de moins que le prochain Patrick Kane, avec des mains un brin moins vives, mais des talents de finition supérieurs. Il serait toutefois surprenant qu’il joue dans la LNH l’an prochain.

Les Leafs ont ensuite repêché le cérébral Travis Dermott en début de 2e tour. Le défenseur gaucher a brillé en séries éliminatoires au sein des Otters d’Erie, avec 17 points en 20 matchs. Plusieurs diront qu’il a bénéficié de l’apport de McDavid, mais Dermott – qui est plus costaud que son gabarit le suggère – a enregistré 14 points en 21 matchs en son absence cette saison.

Avec le premier choix de la 3e ronde, Toronto a mis le grappin sur Jeremy Bracco, une des cartes cachées du repêchage de 2015. Bracco se veut la mouture moins rapide – surtout en termes de quickness – de Johnny Gaudreau et il détient le record du programme NTPD pour le nombre de mentions d’aide. Ses feintes à un contre un sont magiques et il a prouvé être assez évasif pour s’en sortir face aux défenseurs plus robustes. Il n’est certes pas le plus efficace en échec avant et le long des rampes, mais l’effort y est.

Au 6e tour et 150e rang, Dmytro Timashov a enfilé le chandail bleu et blanc. J’avais ciblé l’Ukrainien comme un potentiel choix de 3e ronde du CH avant le repêchage. Le nom de Mats Zuccarello des Rangers est celui qui revient le plus souvent dans les comparaisons.

Le style de Timashov est facile à cerner: il est un distributeur qui rôde dans la périphérie pour alimenter des coéquipiers campés dans les zones chaudes. Il privilégie la passe au lancer de façon abusive, bien que son malin tir soit une arme sous-estimée. Un maestro des entrées de zone dans le circuit junior, l’Ukrainien possède les mains pour slalomer dans le trafic. Avec la rondelle, Timashov reste évasif en changeant le tempo, mais sa stature frêle ne lui permet pas de se faire justice dans les coins face aux défenseurs les plus costauds. S’il dévoile au grand jour son visage de franc-tireur, les anciennes attentes seront à jeter aux orties. LIEN

Shanahan et sa bande ont terminé leur travail en sélectionnant le ténébreux Nikita Korostelev, un Russe ultra-talentueux qui s’efface quand son équipe ne possède pas la rondelle. Korostelev possède un des meilleurs tirs du repêchage, son lancer sur réception sans avertissement a de quoi faire peur. C’est un pari qui peut rapporter énormément aux Leafs. Puis, le risque est faible puisqu’il n’a coûté qu’un choix de 7e ronde.

Le processus de reconstruction restera douloureux pendant quelques années pour les Leafs, mais, à l’opposé des Bruins, il s’agit d’une équipe qui a une vision et qui fait des pas dans la bonne direction.  On ne saura pas d’ici plusieurs saisons s’ils ont bel et bien fait les bons choix, mais leur stratégie, aussi audacieuse et utopique semble-t-elle, ne manque pas de cran. Les meilleures équipes sont celles qui réussissent à innover et se distancer des habituelles tendances soporifiques. De plus en plus de petits joueurs doués font non seulement leur place dans le circuit Bettman, mais réussissent aussi à briller en séries quand les défensives se resserrent et le trafic est plus étanche.

« Il adore le talent » – Mike Babcock à propos de la philosophie de Mark Hunter

Cela dit, comme pour le MOAR BIG, il ne faut pas faire une obsession du MOAR SMALL.  Les dénominateurs communs à identifier chez les plus puissantes équipes sont le talent et la vitesse. La dimension physique est quant à elle la cerise sur le sundae.

En rafale
– Les Flyers se départissent d’un contrat important et les Coyotes s’approchent du plancher salarial (Pronger offre un rapport salaire/cap-hit intéressant dans cette optique). Un échange créatif comme on les aime!

Cool!

https://twitter.com/CanadiensMTL/status/61495035724919603

– Le statu quo pour Marc Bergevin… LIEN #Misère

– Les Oilers devront-ils adopter un style offensif avec McDavid? LIEN

– Le résumé du repêchage du CH: LIEN
– Les faits saillants de Lukas Vejdemo:

– Jérémy Roy a vécu la déception de ne pas être repêché en 1re ronde (étonnamment). LIEN

– Les invitations au camp du CH.

– Olivier Hanlan: le nouvel exemple pour les joueurs de basketball québécois. LIEN

– Les Sénateurs espèrent toujours que Jared Cowen deviendra un défenseur d’impact dans la ligue nationale. LIEN

On leur souhaite bonne chance…

– Spotted: Roberto Luongo au stade des Marlins en Floride, avec sa casquette des Expos!

Les crédits photo reviennent aux gars de LVH, avec qui j’ai fait le voyage pour le repêchage! 

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