MARTIN EST AVERTI…

Qu’est-ce qu’on fait lorsque l’on veut faire comprendre quelque chose à un enfant sans pour autant le punir de la pire façon qui soit?

On lui sert un avertissement.

C’est de cette façon que j’interprète la décision prise par Pierre Gauthier (et Geoff Molson?) de congédier Perry Pearn, ami fidèle du coach Martin.

En sacrifiant son meilleur ami, Gauthier va forcer Martin à sortir de sa zone de confort. Il le forcera à travailler différemment et à changer ses habitudes en faisant davantage confiance à Cunneyworth, et surtout, à Ladouceur.

Prends-le pas si mal Jacques. Tu vas te faire d’autres amis!

La présence de Ladouceur apportera certes un vent de fraîcheur derrière le banc qui était on ne peut plus morne depuis le début de la saison. De là à expliquer, en partie, le manque de sentiment d’urgence et d’émotions sur la glace il n’y a qu’un pas… On a d’ailleurs déjà rapporté que Ladouceur était beaucoup plus enthousiaste que Pearn derrière le banc.

Après une première période où les joueurs étaient nerveux et perdus, tout s’est replacé après le but tombé du ciel de Yannick Weber, qui continue à être le meilleur défenseur de l’équipe depuis le début de la saison. La confiance semblait revenue, tout comme la chance qui a souri à l’équipe plus d’une fois hier soir…

Gauthier, comme c’est son habitude, a été économe en frais de mots dans son allocution aux médias. Mais j’ai retenu une phrase : « Nous devons prendre les moyens pour freiner la séquence actuelle et éviter d’en revivre une autre cette année ». Puis, ailleurs il dit : « on ne va pas virer tout à l’envers si on perd nos trois prochain matchs », estimant que le CH a bien joué jusqu’ici cette année sauf lors de deux matchs : Calgary et Pittsburgh.

Autrement dit, Jacques Martin peut respirer. Il ne sera pas congédié lundi matin quoi qu’il arrive contre Boston ce soir et samedi.

Mais, comme vous l’avez remarqué, nulle part dans ce qu’il a dit hier Gauthier ne lui a-t-il donné son absolution pour le reste de la saison. Son message demeure assez clair si on lit entre les lignes et il ressemble à ceci : « Jacques, tu ne peux plus te permettre une telle séquence cette saison. Je viens de te servir un avertissement. Sois meilleur. Sinon, le prochain à partir, c’est toi ».

Gauthier espère obtenir un maximum de résultat avec un minimum de changement. Le temps nous dira s’il gagnera ce nouveau pari.

*Il arrivera, à l’occasion, que j’écrirai ce genre d’éditorial plus court, des quickies, quand la situation s’y prêtera.

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