Qui sera le premier entraîneur congédié? | Les Blancs l’emportent 6 à 2 | En rafale

Dans la vie, il y a trois certitudes: la mort, les impôts et la vague annuelle de congédiements d’entraîneurs-chefs dans la LNH. De nos jours, on ne se demande plus si un coach va se faire congédier cette saison, mais plutôt qui sera le premier sacrifié et quand il le sera. Les Lindy Ruff et Barry Trotz de ce monde se font de plus en plus rares.

Règle générale, lorsqu’un entraîneur est limogé, c’est en raison de l’incapacité de son équipe à répondre aux attentes; il peut s’agir d’un club de haut niveau sur papier qui ne joue pas comme tel, une équipe qui devrait normalement progresser mais croupit toujours dans les bas-fonds ou encore une qui, année après année, stagne et n’arrive pas à grimper d’un échelon en séries éliminatoires.

Il y a bien sûr des cas mystérieux tels que celui de Claude Julien, qui fut congédié par les Devils avec 102 points en banque et trois matchs à jouer à sa première saison à leur barre, mais ils sont exceptionnels. Lou Lamoriello étant aussi bavard que les personnages de Charlie Chaplin, il y a peu de chances qu’on apprenne un jour le fond de l’histoire. Après tout, on ne surnomme pas le vieux Lou The Godfather pour rien ! #Omertà

– Claude Julien, Boston

Le fait que le président des Bruins Cam Neely n’est pas son plus grand admirateur est un secret de polichinelle. Cependant, jusqu’à la saison dernière, ce dernier avait les mains liées ; à moins de s’appeler Lou, il n’est pas facile de congédier un coach gagnant sans avoir l’air fou.

Mais les Bruins n’ont pas participé aux séries en 2015, échec qui permettrait sans doute à Neely de limoger Julien à la première occasion sans perdre la face. Si on ajoute à cela le fait que tous les entraîneurs ne s’appelant pas Babcock ont une shelf life limitée, on peut conclure que ce n’est qu’une question de temps avant que M. Humpty Dumpty le bon Claude ne se retrouve au chômage.

Mais les entraîneurs de son calibre et pedigree restent rarement longtemps sans emploi. #EnduréMarchandPendantDesAnnées #JackAdams #Coupe

– Bruce Boudreau, Anaheim

Depuis ses débuts comme entraîneur-chef dans la LNH en 2007-08, Boudreau a été à la tête de plusieurs puissantes formations dont une seule a eu, en saison régulière, un taux de victoires de .534 et une autre de .568 (saison écourtée de 2013). Toutes les autres obtenaient un minimum de 65.2% des points disponibles. Par contre, ces équipes n’ont jamais réussi à poursuivre cette dominance en séries et plusieurs commencent à se demander si Boudreau est l’homme pour emmener une équipe jusqu’au bout.

Chose certaine, les Ducks risquent fort d’être plus puissants que jamais en 2015-16. Après avoir greffé à un alignement déjà terrifiant des joueurs complémentaires tels que Carl Hagelin, Chris Stewart, Mike Santorelli et le gardien Anton Khudobin, les Canards font toujours partie des grands favoris pour atteindre le Saint-Graal.  S’ils devaient à nouveau plafonner en troisième ronde, la pression d’apporter des changements s’intensifierait. Le coach étant généralement le premier bouc-émissaire, Boudreau est vraisemblablement celui qui écoperait.

 – Ken Hitchcock, St. Louis

À l’instar de son homologue des Ducks, Hitchcock n’est pas parvenu, depuis son arrivée en cours de saison 2011-12, à mener son club bien loin en séries, malgré un alignement qui semble bâti sur mesure pour le tournoi printanier. Lorsqu’une équipe ne présentant pratiquement aucune faiblesse, sur papier du moins, ne gagne qu’une seule ronde en quatre ans, il y a un problème quelque part. Lorsqu’on sait que ce problème n’en est pas un de manque de talent, il est tout naturel de regarder celui qui est en charge de le déployer et le maximiser: l’entraîneur.

Bien des observateurs étaient surpris d’apprendre que Hitch serait de retour derrière le banc des Blues cette saison ; son contrat venait à échéance en juillet et l’occasion semblait belle d’emmener du sang neuf, une nouvelle voix derrière le banc. Malgré tout, le DG Doug Armstrong a choisi de parier à nouveau sur le vieux routier. Cependant, ce dernier aura peu de marge de manœuvre et advenant un départ décevant en octobre ou une autre élimination hâtive le printemps prochain, Hitchock devra vraisemblablement laisser sa place.

– Todd Richards, Columbus

D’accord, celui-ci est un long shot. Sur papier, les Blue Jackets ont les effectifs pour connaître du succès :

Profondeur offensive, une brigade défensive jeune, mobile et équilibrée et un gardien parmi l’élite de sa profession en Sergei Bobrovsky. Ils ont même goûté à la fièvre printanière en 2014 pour la première fois depuis la touffe de Mike Commodore 2009 et ne ressemblaient en rien à un feu de paille. Cette formation semble bâtie sur des fondations solides et est gérée par un homme brillant qui sait évaluer le talent en Jarmo Kekalainen. La saison dernière, par contre, ils ont été tellement décimés par les blessures qu’ils en faisaient presque pitié et, conséquemment, ont régressé par rapport à la saison précédente. Mais même si cette saison Richards aura sans doute une plus grande marge de manœuvre pour cette raison, il est très improbable que ses troupiers passent autant de matchs à l’infirmerie et une position similaire au classement général constituerait une énorme déception.

– Michel Therrien, Montréal

Malgré une fiche gagnante et trois rondes éliminatoires gagnées en deux printemps, de plus en plus de partisans sont mécontents du travail de Michel Therrien. Un style de jeu perçu comme étant éteignoir (N’en déplaise à Marc Bergevin) et des conclusions peu flatteuses tirées des statistiques avancées soulèvent des questions à savoir s’il est ou non toujours l’homme de la situation à Montréal.

Si Price a le malheur d’être seulement excellent (ou, pire, blessé) plutôt que surhumain comme il l’était l’an passé, plusieurs, dont je fais partie, ne donnent pas cher de la peau du CH et son coach.

En rafale

– Les Blancs l’ont emporté contre les Rouges par la marque de 6-2. Le trio de Eller, Galchenyuk et Semin a encore fait des flammèches.

Il est encore tôt mais c’est un bon début!

– Peu importe ce que fait P.K., il y excelle, même lorsqu’il s’agit d’imiter un Canadian redneck!

– Suite au décès tragique de Todd Ewen, le moment est approprié pour vous faire part de cette entrevue à briser le cœur avec un autre ancien dur-à-cuire. LIEN

Mise à jour:  La Police de Calgary a annoncé cet après-midi qu’il s’agissait d’une mort auto-infligée #UneAutre #CTE?

– Ed Snider n’en a que faire des prédictions d’experts. Ses Flyers vont faire les séries! LIEN

Il changera peut-être d’avis après quelques matchs à voir sa défensive dépassée! Disons qu’il sait cependant mettre de la pression sur les épaules de son jeune (et recrue) coach! #Hehe

– Les négociations entre les Avs et leur défenseur numéro 1 sont entamées. LIEN

– Incident plutôt cocasse (encore) impliquant Ryan O’Byrne, qui évolue maintenant pour Jönköping, dans la Ligue Suédoise.

Lequel est le plus gênant? Cette culbute ou se faire prendre à voler une sacoche?

– L’attaquant des Blackhawks Bryan Bickell éprouve toujours des vertiges résultant d’une commotion cérébrale subie en séries 2015LIEN

Ça tombe bien… Son cap hit sera placé sur la LTIR! #PlafondSerré

– L’ancien défenseur des Penguins, Ducks, Oilers et Panthers, Ryan Whitney, annonce sa retraite, après avoir été éprouvé par de nombreuses blessures.

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