Quand le hockey se heurte à la politique…

Gary Bettman est un homme de pouvoir. Rien de trop surprenant jusqu’ici. Le grand manitou a décidé, depuis quelques temps, de mettre de la pression sur la ville de Calgary afin de voir naître un nouveau domicile pour les Flames. Tout le monde s’entend sur le fait que le Saddledome a présentement besoin d’amour à un tel point qu’il risque très fortement d’être carrément abandonné par l’organisation de Calgary. Par contre, le problème n’est pas au niveau de la nature du projet en soit, mais plutôt du chemin à parcourir pour y arriver.

C’est bien beau construire des gros buildings d’un demi-milliard, mais encore faut-il trouver la source de financement. C’est d’ailleurs sur ce point que les dirigeants municipaux de la ville ainsi que les leaders de la LNH se confrontent. Bettman met de la pression sur l’actuel maire de Calgary, Naheed Nenshi, afin de financier presque la totalité du projet. De son côté, monsieur Nenshi, aimerait que ce futur amphithéâtre soit plutôt majoritairement payé par les six propriétaires de l’équipe de hockey.

Actuellement, sur le marché canadien, il y a seulement leurs voisins de l’Alberta, les Oilers d’Edmonton, qui ont vu leur nouveau building être financé par des fonds publics pris directement dans les poches des contribuables. Les 5 autres clubs canadiens auront puisé des fonds privés, de la part d’entrepreneurs et d’investisseurs divers, afin d’établir un domicile convenable pour leur club de hockey. Bettman voudrait donc que Calgary plie au même titre qu’Edmonton à ce niveau.

La popularité de ce sport à Calgary n’est plus à prouver. L’aréna est plein soir après soir et l’équipe connaît du succès. La valeur de l’équipe est d’ailleurs passée de 220 à 430 millions au cours des sept dernières années. Par contre, le défraîchi domicile des Flames empêche les propriétaires de faire autant de revenus qu’ils le souhaiteraient. Sur ce fait, Bettman y est même allé de la déclaration suivante : « Dans le passé, cette organisation contribuait au programme de partage des revenus de la ligue. Maintenant, les Flames en sont de plus en plus dépendants. […] Calgary est l’un de nos excellents marchés. Mais encore une fois, c’est le problème de l’édifice ».

Quel sera le véritable impact de ce dernier sur la décision finale de la ville de Calgary?

D’un côté, le maire souhaite injecter le tiers du coût total de l’investissement grâce aux fonds publics et espère voir le 66% restant provenir à parts égales de l’argent personnel des six propriétaires ainsi qu’une surtaxe spéciale sur la vente des billets qui est loin d’être un problème dans leur cas. De l’autre bord, Bettman aimerait voir pas moins de 80% du projet être financé par l’argent des habitants de la ville.

Plutôt étrange de voir le dirigeant de la ligue mentionner de tels propos alors que la quasi-totalité du T-Mobile Arena de Vegas fut le produit de fonds privés et même son de cloche pour la future équipe de la ligue, Seattle, qui obtiendra 600 millions de la part d’opérateurs privés afin de rénover le KeyArena. En outre, Eugene Melnyk, qui souhaite construire un nouvel amphithéâtre pour les Sénateurs au centre-ville d’Ottawa prendra assurément des notes du roman-savon qui se trame présentement à Calgary.

Bref, le développement immobilier (Condos, hôtels, tours à bureaux, etc.) autour du building de hockey semble être la priorité des propriétaires. Qui remportera cette guerre ? Plutôt malin celui qui peut prédire le dénouement. Chose certaine, il semble clairement y avoir deux poids et deux mesures quant au financement des amphithéâtres au Canada versus aux États-Unis.

En Rafale

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