Pourquoi le capitaine du Canadien perd-il de la popularité

Les Glorieux comptaient, jadis, sur Jean Béliveau. Le meilleur homme de l’histoire glorieuse de cette grande famille qu’est le Canadien. Monsieur Béliveau a porté le « C » de capitaine fièrement pendant une décennie. Un homme de grande valeur, qui faisait passer ses coéquipiers et son équipe avant son propre bonheur personnel. Avez-vous déjà entendu des brouhahas négatifs au sujet de cet homme? Impossible.

Saku Koivu, qui a été critiqué par plus d’un, a arboré cette lettre de noblesse de 1999 à 2009. Saku avait des défauts certes, mais il a joué un grand rôle dans cette communauté, dans les hôpitaux et avec les enfants malades. Son statut de guerrier restera à jamais gravé dans mon encéphale. Et outre sa hargne sur la glace, je me souviendrai de son apparition dans le film Pour toujours les Canadiens, où j’ai versé quelques larmes lorsqu’il a chuchoté à l’oreille du petit gars malade.

Porter le « C » chez le Canadien, ça demeure un honneur ultime. C’est GROS. Aujourd’hui, cet honneur ultime vient avec plusieurs zones grises. Le capitaine doit composer avec les déboires de l’équipe. C’est lui qui est tenu responsable de ça. Il devient la cible principale de nous et des médias.

Avec les nombreux médias, les caméras, les réseaux télé, les radios, le capitaine prend toujours la parole pour les siens. Si l’équipe va mal, il est le coupable et il n’est pas un bon capitaine. Mais si l’équipe va bien, ce n’est pas grâce à lui? Vous comprenez? Il le voit trop, les gens finissent par trouver les commentaires redondants de celui-ci et soudainement, les critiques pleuvent à son égard.

Le point de Marc de Foy demeure TRÈS juste : à force d’être surexposés, ils perdent de leur popularité.

On jase là. On dit que Shea Weber est un grand leader, qu’il est le vrai capitaine de cette équipe. Toutefois, s’il portait le « C », les projecteurs se retrouveraient braqués vers lui et tout bonnement, on commencerait à le critiquer. C’est comme ça. Surexposition.

En rafale

– On ne peut que leur souhaiter bonne chance.

– Celle-là, je l’ai trouvé vraiment drôle.

– C’est ben l’fun de rêver… et ça coûte ZÉRO.

– James Harden est l’un des favoris des fanatiques du basketball.

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