Mike Santorelli, un agent libre… bizarre

Cet été, un cas qui a mené plusieurs directeurs généraux à se gratter la tête d’un air songeur est probablement celui de Mike Santorelli, un attaquant droitier encore agent libre sans restriction.

Santorelli est avant tout un excellent patineur et un joueur créatif capable de marquer des buts. Mais il est aussi une vilaine boîte surprise. Sa production fluctue de manière erratique d’équipe à équipe et d’une saison à l’autre.

En 2010-2011, on a cru le voir décoller pour de bon après une saison de 20 buts et 41 points en Floride. Santorelli, qui avait alors 25 ans, connaissait de francs succès en compagnie d’un autre joueur énigmatique, David Booth.

L’année suivante, une blessure à l’épaule subie au camp d’entrainement lui coupe les ailes. Il peine à gravir les échelons à son retour dans la formation et se voit confiné au sein d’un 4e trio avec les Tomas Kopecky, Shawn Matthias, Jack Skille et Marco Sturm de ce monde. Son temps de jeu s’évapore par la même occasion.

Remarquez que la progression du temps de glace suit logiquement la même tangente que celle des points par match.

Lors de la saison écourtée, il est réclamé par les Jets de Winnipeg. Il obtiendra une maigre passe en 10 joutes avec sa nouvelle équipe avant d’accéder à l’autonomie complète. À ce moment, sa valeur sur le marché est presque nulle. Vous avez là un jeune joueur ayant marqué 20 buts aux côtés d’un David Booth jadis flambant, qui a ensuite gaspillé deux années de ce qu’on appelle les « prime years ». La plupart du temps, une courbe de progression ténébreuse rime avec échec.

C’est là où les choses prennent une tournure captivante. Santorelli finit par se trouver du boulot avec les Canucks et son style énergique charme John Tortorella dès les premiers instants du camp d’entrainement. Sous sa férule, le natif de Vancouver engrange plus de 18 minutes par match et retrouve la touche avec une campagne de 28 points en 49 joutes.

Il poursuit dans cette veine avec les Leafs en 2014-2015 et s’avère l’un des rares points positifs d’une année minable à Toronto. À la date limite, il est échangé aux Prédateurs, qui voient en lui un joueur sous-estimé ayant réussi à produire dans des conditions austères. Ce que David Poile obtient, c’est plutôt le sombre Santorelli inconstant, incapable de mettre des points en banque, qui, au mieux, insuffle de l’énergie en générant quelques étincelles superficielles.

Alors, que font les directeurs généraux? Comme Cody Franson, sa saison a été bousillée par une mauvaise séquence. Il s’est impliqué offensivement par moments, il n’est pas dépourvu d’habiletés et son éthique de travail est appréciée. Il a enfilé cinq chandails différents en trois ans et n’a pu disputer une saison complète sans être échangé ou ennuyé par les blessures. En bénéficiant de stabilité ainsi que d’un bon nombre de minutes, les chances sont bonnes qu’il fournisse une trentaine de points, un apport honnête au sein d’un top-9.

C’est donc un pari qui en vaut la chandelle pour un groupe sélect d’équipes (qui n’inclut pas le Canadien).

En rafale
– Cody Franson est catégorique: il ne veut pas un contrat d’un an. LIEN

– Enzo Concina, l’adjoint de Klopas, a été mis à l’amende pour avoir insulté un arbitre. LIEN

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– Carey Price était réellement blessé durant les séries. À un tel point que le personnel se demandait s’il pouvait vraiment le faire jouer. LIEN

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