Marc Bergevin explique pourquoi il n’a pas soumis d’offre à Eric Staal

Depuis son arrivée à Montréal, Marc Bergevin a offert des entrevues beaucoup plus spontanées, lorsqu’interrogé en tête-à-tête qu’en point de presse, où il semble plus suivre un script précis.

L’organisation du Canadien avait averti Mitch Melnyk à l’avance qu’il n’aurait que 15 minutes afin d’interroger l’homme le plus médiatisé de Montréal. L’animateur a vraiment rentabilisé son temps, n’hésitant pas à poser des questions déstabilisantes à son interlocuteur.

Croire que Karl Alzner pourrait remplacer Andrei Markov était une erreur de jugement inacceptable de la part du Canadien. Sans mentionner qu’il regrette directement d’avoir choisi de laisser filer le général, Bergevin avoue qu’il n’a pas su combler son départ adéquatement, et porte le blâme de cette bévue monumentale…

Il rejette toutefois le fait que la signature d’Alzner était une mauvaise décision de sa part. Bien qu’il avoue que l’arrière a semblé lent, voire fatigué plus qu’à son tour, il est convaincu qu’il sera en mesure de revenir en force l’an prochain.

Bergevin revient sur le fait qu’en 2011, Zdeno Chara avait offert du jeu peu inspiré aux Bruins, se faisant déborder à outrance par les attaquants du CH.  Il soutient qu’à l’époque, plusieurs observateurs croyaient que le mastodonte n’avait plus de gaz dans le réservoir, et que cela ne l’a pas empêché d’être dominant à Boston cette année.

D’accord, Karl Alzner est un ancien top prospect. Après l’avoir repêché au cinquième échelon en 2007, les Capitals l’ont utilisé durant de longues années sur une première paire. Effectivement, il a déjà été un défenseur fort efficace…

Mais insérer son nom dans une comparaison avec le joueur dominant, voire légendaire qu’était Zdeno Chara, constitue un manque complet d’objectivité et de professionnalisme! Contrairement à Alzner, Chara a l’intelligence nécessaire pour pallier à la lenteur de ses enjambées sur la patinoire! On parle ici d’un récipiendaire du trophée Norris!

J’arrête ma montée de lait ici. Je dois me garder un peu d’énergie, puisque Marc Bergevin a également parlé de son désintérêt à l’endroit d’un autre joueur dominant, dans la même entrevue…

Le DG avoue ne jamais avoir soumis d’offre à Eric Staal, lorsqu’il était agent libre. Il explique que l’ancien capitaine des Hurricanes revenait de deux campagnes difficiles à Raleigh et New York, où les Rangers avaient déboursé des actifs de premier plan pour procéder à son acquisition. Bergevin se défend de ne pas avoir tenté de l’amener à Montréal en rappelant que plusieurs équipes n’osaient pas lui offrir un contrat suite à des performances boiteuses, et qu’il n’était pas le seul à avoir passé son tour…

Sauf qu’à ce moment-là, le Canadien était probablement la formation du circuit qui avait besoin du plus grand coup de main au centre. Avec tous les moyens techniques que possédait le CH, la mauvaise évaluation de l’état d’Eric Staal était inexcusable. C’est normal d’échouer à accueillir tous les centres sur le marché des joueurs autonomes… dans la mesure où il y avait un essai au préalable!

Un centre a toutefois été ciblé par le Canadien cette année. Lorsque Mitch Melnyk a parlé du fait que Kyle Turris avait été échangé, Marc Bergevin lui a demandé : « Pourquoi insinues-tu que nous n’avons pas essayé d’obtenir ses services? »

Une réponse qui laisse peu de place à l’imagination! Elle confirme pratiquement que le DG s’est informé du prix à payer auprès de Pierre Dorion et des Sénateurs d’Ottawa…

Il aurait été surprenant que les démarches de Bergevin aboutissent à quelque chose, puisqu’il n’avait pas de centre d’exception à offrir à son homologue. Tout même, c’est son travail de s’essayer!

Espérons qu’il n’hésitera pas à le faire à l’aube du premier juillet, lorsque sera le temps d’appeler les Tavares, Thornton et Stastny de ce monde…

En Rafale

– Ce n’est pas un petit mandat qui attend Frederik Andersen…

– Pourquoi asseoir Donato, après des débuts fracassants chez les pros?

– Bravo Steve!

– Le retour de Jean Pascal s’officialise tranquillement.

– Cette fois, Simon Kean aura affaire à un vrai adversaire.

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