Marc Bergevin : Un directeur général au cœur de pierre

Aujourd’hui, les amateurs de hockey ont pris connaissance du côté cruel de la business du hockey.

Le 2 mai 2012, Geoff Molson a mis la main sur un gestionnaire rusé, réfléchi et insensible et il s’agit, à ce jour, d’une excellente décision pour l’organisation montréalaise.

Laissant parler la raison au lieu de son cœur et ne démontrant aucune fidélité envers des membres importants de sa formation, Marc Bergevin fait progresser son plan à une vitesse fulgurante.

En ce 6 octobre 2014, Francis Bouillon, un athlète digne de mention, a subi les foudres de celui qui depuis les derniers mois lui laissait croire un possible futur au sein du Canadien de Montréal.

Des négociations encourageantes

Depuis juillet dernier, Bergevin et Bouillon ont eu la chance de converser à plusieurs occasions. Ayant un plan de négociation bien précis, Bergevin a toujours démontré à Bouillon son importance dans son équipe. N’ayant aucune certitude devant la tenue des jeunes Beaulieu et Tinordi, le directeur général du Tricolore a joué ses cartes à merveille avec son vétéran.

Naïvement, Bouillon a toujours cru en ses chances de faire l’équipe. Sa relation exceptionnelle avec l’entraîneur et son niveau de jeu à la hauteur des deux jeunes rivaux lui laissaient croire le meilleur.

En évitant, savamment, de promettre mots pour mots à Bouillon qu’il aurait une place avec l’équipe, Bergevin a habilement fait croire au #55 qu’il aurait une véritable opportunité.

Sans l’ombre d’un doute, le pilote du Canadien, Michel Therrien, espérait que son patron écoute le cœur des partisans et de son entraîneur. Toutefois, sans être totalement malhonnête, mais terriblement astucieux, Marc Bergevin s’est gardé une figure importante dans son jeu de cartes en amenant Bouillon au camp d’entraînement.

En ce lundi, la business du hockey, menée de main de maître par Marc Bergevin, a eu raison de Bouillon. Le joueur québécois a été victime des erreurs de son patron alors que les contrats de Drewiske et Moen ont pesé lourd dans la décision.

Merci Francis!

Un GRAND homme!

Le costaud défenseur peut être fier de sa magnifique carrière dans la ligue nationale. Il aura fait taire les dénigreurs mentionnant qu’il était trop petit en jouant avec un cœur plus gros que l’amphithéâtre.

Ambassadeur exemplaire, Francis Bouillon a toujours été présent pour les amateurs, les sympathiques comme les fatigants. Pour lui, le fanatique de hockey méritait son respect. Un modèle pour tous les jeunes, l’ancien défenseur du Canadien et des Prédateurs peut être fier de ses accomplissements.

Bergevin le fin renard

De l’autre côté, ce même amateur de hockey peut être comblé par le travail acharné de son directeur général. Répondant aux critères de la nouvelle ligue nationale, Bergevin apporte les ajustements nécessaires à sa formation. N’ayant pas peur de blesser les joueurs qui ont tout donné pour lui, comme Bouillon et Budaj, le directeur général fait ce qu’il doit faire, c’est-à-dire, prendre des décisions. Heureusement, ce sont les…bonnes.

Des propos mal choisis

Seul bémol dans le dossier, Marc Bergevin a osé, maladroitement, offrir un poste immédiatement dans l’organisation du Canadien à Francis Bouillon. Bien qu’il a nuancé ses propos devant les médias, le dg du Canadien a offert le rôle de Patrice Brisebois à un joueur qui, quelques minutes avant leur rencontre, croyait encore en ses chances d’évoluer dans le grand circuit.

M.Bergevin aurait peut-être dû se garder une petite gêne pour celle-là, spécialement aujourd’hui.

Éventuellement, Bouillon reviendra dans la grande famille du Canadien. Quand il sera prêt…à accrocher ses patins.

En conclusion, que vous étiez pour ou contre la signature de Francis Bouillon avec le Tricolore cette saison, vous avez tout de même remarqué que le monde du hockey est loin d’être évident pour les joueurs à la croiser des chemins. Des chemins que Bergevin a lui-même rencontrés il n’y a pas si longtemps.

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