Louis Leblanc s’entend avec les Islanders | L’économie de Keith et le changement de Subban

Louis Leblanc n’ira pas en Europe, après tout. L’ancien choix de 1re ronde du Canadien aurait signé un contrat d’un an à deux volets avec les Islanders de New York.

Puisqu’on en parle… Qu’est-ce qui est arrivé à Louis Leblanc?

C’est un exemple parfait d’espoir talentueux qui a échoué en ne suivant pas une saine courbe de progression. Trevor Timmins est bien la dernière personne à blâmer. Non seulement, la pression provenant des médias et des fans était étouffante, mais sélectionner celui qui apparaissait comme le meilleur prospect Québécois depuis quelques années avait tout son sens.

« Notre choix aurait-il été différent si le repêchage avait eu lieu à Phoenix ? Difficile à dire. Mais nous aimions bien Louis Leblanc et nous croyions qu’il allait se développer un peu mieux. De façon unanime, il représentait le meilleur espoir québécois de son groupe d’âge depuis plusieurs années. Nous avions aussi suivi de près Chris Kreider (repêché par les Rangers au 19e rang) cette année-là. Mais il faut admettre que la pression de choisir un joueur du Québec était forte, pas juste de la part des fans, mais de toute l’organisation. Si nous avions opté à nouveau pour un Américain en première ronde, on aurait probablement dû nous sortir du Centre Bell dans des sacs de plastique! » – Timmins en entrevue avec Mathias Brunet.

La vérité est que Leblanc semblait être un espoir de grande qualité, rien de moins et il aura berné tout le monde, lui y compris.  À l’époque, voici le rapport que McKeen’s Hockey avait rédigé à son sujet:

« Un patineur avec un centre de gravité bas capable de puissantes foulées et d’accélérations rapides. Il garde un très haut niveau d’intensité. Il paie le prix pour marquer en fonçant au filet et il termine les jeux avec un tir lourd. Leblanc joue déjà comme un adulte et il sera encore plus fort. Il a ce côté agressif et il est ultra-compétitif, il passe sur le corps de ses opposants ou il les renverse. »

Est-ce qu’on fait réellement allusion à Leblanc, et non à Wayne Simmonds?

Le travail de Timmins est de repérer les habiletés qui réussiront à survivre à la LNH. Si l’espoir sur lequel il jette son dévolu montrait de belles promesses au moment de le repêcher, mais ne met pas les bouchées doubles pour maximiser sa courbe de progression, on peut difficilement blâmer le gourou de la relève.

Comme quoi le repêchage est une science inexacte. Même quand la bonne stratégie est appliquée, les succès sont loin d’être garantis. Une grosse partie du travail repose dans les mains du joueur en question.

Je n’approuve pas toutes les décisions de Timmins, au contraire. Les sélections de Tinordi et McCarron m’ont agacé. Mais celle de Leblanc n’a pas lieu d’être blâmée, car son potentiel faisait presque l’unanimité.

Cela dit, McCarron pourrait me faire mentir s’il finit par évoluer au sein du top-6. Je lui souhaite!

L’économie de Duncan Keith

La question qui tue: « Comment Duncan Keith a-t-il gardé la même efficacité en jouant toutes ces minutes, en séries? »

Une étude de Sportslogiq démontre que Keith optait pour passer la rondelle près du 3/4 du temps. Il est pourtant un patineur hors pair qui peut contrôler le disque en zone neutre avec passablement de succès,  mais c’est ainsi qu’il est parvenu à une meilleure économie d’énergie. D’ailleurs, bien faire circuler la rondelle est parfois la meilleure façon d’imposer une cadence de jeu rapide à l’adversaire. La vitesse imprimée à une passe est théoriquement supérieure à celle d’une foulée au milieu de la glace.

On peut dresser un parallèle avec le changement dans le style de P.K. Subban depuis l’arrivée de Michel Therrien. Le #76 transporte moins la rondelle qu’à ses débuts avec le Canadien et décide plus souvent de la refiler à ses ailiers pour opérer la transition.

« La plus grande amélioration de Subban est dans la façon d’utiliser son bâton pour faire avorter les jeux ainsi que de juger quand transporter la rondelle ou supporter l’attaque. Le Canadien préfère la 2e option, car, la plupart du temps, ça implique que les attaquants doivent freiner ou ralentir pour réagir à une nouvelle présence en zone offensive. » – Elliotte Friedman dans un de ses 30 Thoughts

On connaît les talents de Subban. À son meilleur, il peut générer de l’offensive à lui seul en traversant la patinoire et on ne doit pas lui enlever ce savoir-faire. Tout est dans le timing et la fréquence et le défenseur vedette l’a bien pigé.

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