Louis Leblanc : Jacques Martin, le Bon Dieu et Sylvain Lefebvre, le diable?

Bonjour, chers lecteurs du DansLesCoulisses.com. C’est avec plaisir que je reprends du service clavier en vue de la nouvelle saison de hockey. Je ne bouderai pas mon plaisir, au grand détriment de Ken, et j’écouterai avec joie les rencontres de nos pas-si-glorieux à la télévision. Mais bon… Je souhaite secrètement qu’il y ait quelques plusieurs bancs vides au centre Bell le 19 janvier prochain. Juste pour lancer un avertissement aux riches du hockey, mais ça, c’est un autre dossier.

Pour mon retour, je vous offre un texte qui n’a pas été évident à écrire. Contrairement à ce que Réjean Tremblay pense de nous, nous avons une étique de travail et nous n’écrivons pas n’importe quoi, sur les réseaux sociaux. On vérifie et on contre vérifie nos informations et surtout, nous demeurons sur le plan hockey.

Je suis tombé sur cet article de Jeremy Filosa, hier soir : Louis Leblanc vivrait l’enfer à Hamilton.

Je me suis souvenu qu’une source m’avait parlé de quelque chose du genre, il y a quelques semaines (par courriel).

J’ai donc décidé de fignoler un portrait complet de la situation de Louis Leblanc avec le Tricolore… Question d’ajouter des informations intéressantes au texte de Jeremy Filosa (qui va même jusqu’à dire sur Twitter que Leblanc pourrait être échangé dans les prochaines heures).

J’espère que la lecture de ce texte vous aidera à mieux saisir les nuances dans le dossier Leblanc et que vous aurez moins le goût de le jeter à la poubelle comme un vulgaire mouchoir après utilisation.

Avec l’ouverture du camp d’entraînement, il est à propos de se demander : Mais qu’arrive-t-il avec Louis Leblanc? Comme nous le savons depuis quelque temps, il ne sera pas du lot d’appelés d’Hamilton pour participer au camp d’entraînement du gros club. Pour un gars qui faisait partie de l’équipe l’an passé, c’est pour le moins étrange. Le jeune premier de classe passe une quarantaine de rencontres à Montréal, fait bien tout ce qu’on lui demande et le lendemain, n’est plus l’ombre de lui même alors qu’en principe il doit affronter des adversaires moins forts dans la Ligue Américaine.

C’est là qu’entre en jeu l’un de nos informateurs alors qu’il a bien connu Leblanc bien avant que celui-ci ne passe chez les pros.

Quelqu’un trouvera-t-il la clé du succès à utiliser à Louis Leblanc à nouveau?

La personne en question nous raconte que l’attaquant de Kirkland est extrêmement réservé et gêné. Qu’il peine à s’imbriquer dans une chimie d’équipe (dans toutes les équipes où il est passé). Qu’il a besoin d’avoir la confiance de son entourage pour bien performer. Mais surtout, qu’il est arrivé à Hamilton dans un environnement hockey hostile à sa personne.

Pour quelqu’un qui a davantage besoin d’être entouré, l’isoler (volontairement ou non) se veut le pire des traitements!

Pour un homme qui n’aime pas le changement et qui a besoin de stabilité pour se sentir confortable, ce n’est pas dans l’organisation tricolorienne qu’il a pu la retrouver et pouvoir se sentir à l’aise dans les derniers mois. #3CoachsEtUneDizainesD’AssistantsEnQuelquesMois

En conversation avec notre source, Leblanc confiait avoir eu l’impression de déceler un sentiment de mépris dans le regard de Pierre Gauthier envers lui quand ils se sont croisés la dernière fois. Venant d’une personne qui appelle tout le monde Monsieur, ça ne m’étonne pas plus qu’il le faut. #ProPourCréerUneDistanceEntreLuiEtLesGens #OnConnaitPierreGauthier

Alors pourquoi a-t-il eu du succès avec le Canadien la saison dernière dans ce cas?

Jacques Martin.

Si la mâchoire vient de vous débarquer, je n’en suis aucunement surpris. Oui, le coach Martin est intimement lié aux belles performances de l’athlète de 6’ avec la Flanelle la saison dernière. De par son système centré sur la défensive, mais surtout par sa compréhension de la situation de Leblanc.

Il a su déceler la façon de procéder avec son jeune joueur et l’a pris sous son aile tout au long de son règne. Une situation de confiance qui a permis au principal intéressé de s’épanouir dans la métropole et en retour offrir son meilleur hockey.

Je ne veux pas entrer dans les détails, mais Louis Leblanc a besoin d’être plus encadré qu’un joueur normal.

Parlez-en à Team Canada Jr 2011, si vous connaissez quelqu’un qui était lié à cette formation…

J’ai, comme tout le monde, trouvé de nombreux défauts à Jacques Martin alors qu’il était en poste : Sa monotonie et son calme légendaire n’y étaient certainement pas étrangers, mais l’éclairage nouveau que m’amène cette source me fait voir son boulot sous un autre jour.

Est-ce que Louis Leblanc est un joueur spécial qu’il faut savoir prendre avec des pincettes? Non. Il suffit de lui donner confiance en ses moyens. C’est un hyper gêné de nature dont le changement d’environnement affecte beaucoup (trop?).

Mais bon, Pierre Gauthier ainsi qu’aujourd’hui, la nouvelle direction, ne semblent pas vouloir déployer les efforts nécessaires pour s’assurer qu’un joueur un peu différent ait tous les outils nécessaires dans son sac! Pas surprenant… Combien de fois m’a-t-on dit que dans les hautes sphères de la direction, on ne voulait pas jouer à la garderie?

Lors de son passage avec le grand club, il aurait été victime de blagues de la part de quelques-uns de ses coéquipiers. Rien pour l’aider dans son intégration. Toutefois, certains ont tenté de l’aider. Du nombre, on retrouve Plekanec, Cole, Gorges, Spacek et Subban. L’excentrique du lot qui prend la défense du plus gêné, en voilà une belle surprise! Pas de Gionta dans le groupe… #LeRôleDuCapitaine

Notre source nous ajoute d’ailleurs avoir eu vent que la relation entre Pascal Vincent, l’entraîneur du Junior de Montréal il y a 2 ans, et Leblanc n’était pas aussi bonne que certains le croyaient.

Same thing avec Sylvain Lefebvre à Hamilton présentement! Lefebvre ayant voulu faire passer son message auprès de tout le monde, expérience NHL ou non derrière la cravate, de la même façon.

Pas beaucoup de techniques psychologiquement développées nous dit-on…

Ça rejoint pas mal les propos de Jeremy Filosa et l’autre source qui avait dit à DLC que même les coéquipiers de Louis Leblanc n’en étaient pas si proches que ça…

Je cite notre source à propos de Leblanc : « Tout le monde dans l‘entourage de Leblanc est au courant! Appuyez-le, mettez-le à l’aise et en confiance et vous allez avoir un joueur dans  »sa zone » qui va vous en donner beaucoup. Cependant, il a tendance à être beaucoup moins efficace quand il ne se sent pas appuyé. »

La méthode Lefebvre aura donc été complètement à l’inverse de ce qu’espérait Leblanc, à ce qu’on peut voir…

Louis Leblanc n’est pas une prima donna. Il n’est qu’un joueur particulier qu’il faut savoir saisir. Lorsqu’il semble au-dessus de ses affaires ou vantard, il est plutôt gêné et ne sait pas comment réagir/agir. De toute façon, les entraîneurs professionnels vous le diront : En 2013, on ne gère plus une équipe, mais bien des individus. Il faut savoir presser les bonnes touches au bon moment et utiliser les bonnes méthodes avec chacun des membres de la tribu pour arriver aux résultats escomptés.

Le jeune homme qui célébrera son 22e anniversaire de naissance dans une dizaine de jours, à Hamilton, est loin d’être fini. Ce serait sauter aux conclusions bien trop vite. Donnez-lui une vraie chance et il vous le redonnera en mille.

Je lui souhaite d’ailleurs de retrouver le chemin du succès… Ici ou dans une autre organisation professionnelle! Ce n’est bien sûr pas seulement la faute des gens qui l’entourent s’il ne joue pas à la hauteur des attentes, mais disons que ça ne l’aide pas. Trébucher, c’est normal, mais il faut savoir se relever. Et mautadine que c’est plus facile quand quelqu’un te tend la main!

Vous pouvez me suivre personnellement sur Twitter: @gagnej_b, au plaisir de discuter hockey avec vous.

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