Louis Leblanc a décidé d’écrire une lettre à ses « haters »

Louis Leblanc a été repêché en première ronde par le Canadien il y a déjà 10 ans. Un Québécois repêché en première ronde par le Canadien… Alors que le repêchage a lieu au Centre Bell et que l’équipe vient de se faire balayer en première ronde par les Bruins…

Ça, c’est de la pression sur les épaules d’un jeune homme.

Comment Louis Leblanc, qui s’est promené entre Havard, Montréal, Hamilton, Norfolk, Bratislava, Zilina et Lausanne avant d’accrocher ses patins en 2016 (et retourner à l’école) voit-il tout ça avec le recul?

Dans une lettre à ses dénigreurs publiée ce matin sur Radio-Canada, Leblanc avoue ne pas comprendre ce qui s’est passé durant sa carrière. La vérité, c’est qu’il n’en a aucune idée (selon lui).

Pour plusieurs Montréalais, Louis Leblanc n’aura été qu’une erreur de la part de Trevor Timmins et la direction du Canadien. Plusieurs le voient comme une sélection émotive, patriotique et partisane qui aura mal tourné.

« Un flop. Une erreur. Un échec. J’ai tout entendu. Je sais que mes dénigreurs étaient nombreux. Et ils le sont toujours. » – Louis Leblanc

C’est avec franchise et sérénité que l’ancien premier choix tente de répondre à la question « que s’est-il passé? » dans son plus récent texte.

Plusieurs personnes ont soutenu que Leblanc était arrogant et paresseux… Qu’il sortait dans les bars. Ça ne l’a jamais empêché de dormir puisqu’il savait que tout ça était faux.

La différence, c’est que Louis Leblanc vivra toute sa vie avec son étiquette de flop. Des gens l’arrêtent encore dans la rue pour lui parler de ça. Comment est-il passé de talentueux potentiel à… flop? Il ne le sait pas.

Lors de son année de repêchage, il avait senti les Blues et les Ducks beaucoup plus intéressés à ses services que le Canadien. Mais Zack Kassian et Peter Holland ont été sélectionnés par ces deux équipes (respectivement) et Leblanc a glissé jusqu’au CH.

À partir de ce moment-là, il a compris que les attentes allaient être démesurées. Il n’était pas prêt pour ça. Qui peut l’être en fait?

Le CH ne l’a jamais obligé à quitter Harvard, mais on a fait sentir (avec de la pression) à Leblanc que venir dans la LHJMQ était LA décision à prendre.

Leblanc a connu un succès relatif avec le Junior et il a tout de même bien entamé sa carrière dans la LNH. Mais le grand ménage (Gainey/Gauthier vs Bergevin) a tout changé. Louis Leblanc n’était plus aussi désiré…

Sa confiance a chuté et elle n’est jamais revenue. Il y a eu du découragement… Et des blessures. Le fun était parti.

Leblanc n’est pas amer. Il croit que les fans du CH le sont davantage par contre.

Sauf que si c’était à refaire, Leblanc aurait disputé la saison suivant sa sélection par le Canadien à Harvard. Il n’aurait pas fait le saut avec le Junior de Montréal.

Il croit que la stabilité et le « calme » de Harvard auraient eu des effets positifs sur lui.

Mais en même temps, peut-être qu’il n’aurait jamais disputé un seul match dans la LNH?

L’ancien premier choix est convaincu que le Canadien n’a pas fait une erreur en le sélectionnant en première ronde.

Plusieurs de nos lecteurs ne partagent certes pas cet avis.

Louis Leblanc a tout donné ce qu’il avait pour tenter de répondre aux énormes attentes placées en lui. Ça n’a juste pas fonctionné.

Si c’était à refaire, il souhaiterait encore être choisi par le CH. Sauf qu’il resterait un peu plus longtemps dans la NCAA…

En rafale

– La Presse a aussi écrit un texte sur Louis Leblanc ce matin.

– Google a souligné l’anniversaire du rappel définitif de Jacques Plante il y a 65 ans aujourd’hui!

– Quand on vous répète que Nate Thompson est une bonne personne…

– Et qui enchante plusieurs partisans de l’équipe aussi!

– Deux points pour la transparence. On est loin de certaines équipes de la LNH…

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