Liquider Price pour accueillir Draisaitl, la solution radicale de Michel Bergeron

« Une chance qu’il n’est pas le directeur général du Canadien. »

Je peux déjà prédire que ce sera le commentaire le plus populaire qui sera aperçu, suite à la publication de ce texte. Disons-le : le titre est drastique.

J’ai décidé d’en parler avant même d’avoir ouvert le lien : la proposition est énorme.

Si plusieurs personnes riront du raisonnement de Bergeron, c’est qu’ils ont une estime assez inébranlable de leur gardien #1. Parce que ce que raconte l’analyste, autant je peux ne pas être en accord avec ses propos de manière assez régulière, demeure logique, quoique radical.

S’il était le DG du Canadien aujourd’hui, il ferait du joueur de centre Leon Draisaitl sa cible #1, quitte à payer le gros prix en envoyant Price à Edmonton.

Je dois avouer que je suis d’un avis similaire, mais que je n’oserais jamais y aller d’une telle déclaration. C’est gros. Bergeron mérite donc mon respect pour son audace.

Dans un sens, le Canadien a un manque absolument crucial de centre et il faut shaker l’équipe, sans quoi elle n’aura jamais le succès qu’on espère. N’oubliez pas que la fenêtre se ferme à une vitesse de plus en plus rapide, alors que Price et Weber sont frappés par la vieillesse… Et que le Canadien a utilisé les services de quinze joueurs de centre différents, au courant des deux dernières années, un bilan pitoyablement irrégulier.

Alors dans cette éventualité, ce n’est pas si stupide d’entrevoir une telle transaction.

Voici mon analyse objective de cette offre audacieuse.

Et si ce n’était pas si fou que ce que l’on pense…

Du point de vue de Marc Bergevin, cette transaction sera ridicule. Il ne ferait jamais quelque chose de pareil. Il a beaucoup trop confiance en son gardien et peur de manquer son coup, ce qui est normal.

Mais dans le scénario hypothétique qui est discuté, il n’y a que deux acteurs qui existent : le bien du Canadien et le bien des Oilers.

Pour le Tricolore, effectuer cette transaction voudrait dire plusieurs choses.

  • On prendrait le pari que Charlie Lindgren peut assurer le poste de #1 à Montréal.
  • Les problèmes au centre seraient, en théorie, officiellement terminés. Claude Julien pourrait employer Jonathan Drouin à l’aile et reléguer Phillip Danault au sein du deuxième trio. À l’attaque, il serait intéressant de voir à quel point l’acquisition de Draisaitl propulserait l’attaque de l’équipe à de nouveaux niveaux jamais atteints depuis les années 1990.
  • Il y aurait un trou à combler en défense. Même si Lindgren devenait extrêmement fiable, il faut qu’il soit bien entouré. À moins qu’on ne croie vraiment à la formule Weber-Mete et Petry-Alzner.
  • Le Canadien économiserait 2 millions de dollars sur sa masse salariale.
  • La fenêtre d’opportunité de l’équipe serait considérablement allongée. Draisaitl n’a que 22 ans et est déjà un attaquant extrêmement fiable chez les Oilers. Même s’il est à la base un fabricant de jeu, il a presque atteint le plateau des 30 buts, la saison dernière.
  • On mettrait la main sur un joueur de séries, visiblement. Le printemps dernier, il avait récolté 16 points en 13 matchs.
  • L’Allemand est également reconnu comme étant un bon two-way player. Et son physique est assez imposant.

Du côté des Oilers, la longévité de la fenêtre d’opportunité semble être l’aspect principal qui accroche.

  • Je n’ai pas besoin de vous décrire le jeu de Price. Il est reconnu comme étant l’un des meilleurs gardiens au monde. Combinés à l’impact de McDavid à l’attaque, les Oilers ajouteraient un morceau de taille qui pourrait faire d’eux des adversaires impitoyables.
  • Price a 30 ans. Théoriquement, ça ne change pas grand-chose, parce que Cam Talbot en a aussi 30. Donc du côté de la longévité du noyau, rien n’est gâché.
  • Par contre, concernant la santé du #31, il y a de quoi douter. Plusieurs sont d’avis que le cerbère est à une blessure de mettre fin à sa carrière. Si c’est le cas (les dirigeants en savent probablement plus que moi), c’est un pensez-y-bien.
  • Le départ de Draisaitl ne devrait pas amocher la ligne de centre des Oilers, qui comptent déjà sur Connor McDavid, Ryan Nugent-Hopkins et Ryan Strome.
  • Avec un trade chip comme Cam Talbot, Peter Chiarelli aurait la chance de faire l’acquisition d’un défenseur/ailier de qualité.
  • Les Oilers auraient une chance de remporter la Coupe Stanley dès l’an prochain.

Il y a tellement de facteurs importants et durs à cerner à prendre en compte. Oui, il y en a des négatifs, mais ce sera toujours le cas. Chaque fois qu’une transaction est conclue, on doute, et c’est naturel. Et plus l’échange est gros, plus il y a de bémols.

Mais ça ne veut pas dire que Michel Bergeron est tombé sur la tête, avant d’écrire ce texte, comme plusieurs semblent le penser.

En Rafale

– Voyons voir si ça durera pour toutes les années du pacte…

– Klingberg, lui, continue de se monter un solide dossier pour le Norris.

– Le vétéran dans l’ombre de la recrue.

– On ne peut pas lui enlever : il a travaillé fort.

 

 

 

 

 

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