Les yeux rivés sur T.J. Oshie

Il n’y a pas si longtemps, vous avez lu ici que Marc Bergevin devait tout faire pour s’offrir les services de Phil Kessel, l’un des marqueurs les plus prolifiques de la dernière décennie.

Le CH a des problèmes à l’attaque. Kessel marque des buts à la pelletée. 1+1=2.

Malheureusement, ce n’est pas aussi facile. S’arracher l’Américain demande de sacrifier des pièces importantes du noyau du Canadien par le biais de transaction. Et ça implique encaisser huit millions par année sur la masse salariale.

Rien ne se perd, rien ne se crée. Les fameux millions versés à Kessel sont des millions pouvant être consentis à d’autres joueurs. D’autres joueurs qui ne produisent pas à un rythme aussi effréné, mais d’autres joueurs qui peuvent contribuer de façon plus qu’honnête.

La gestion de la masse salariale est un gros casse-tête à assembler stratégiquement. La plus belle pièce du puzzle peut être trop imposante dans le paysage, et trois pièces de grandeur moyenne peuvent tout aussi bien s’emboîter.

Une donnée négligée pour calculer l’apport d’un joueur est le nombre de points offert par tranche d’un million. Quand Kessel enregistre 80 points, on mesure son rapport qualité-prix à 10 points par million de dollars.

En comparaison, T.J. Oshie des Blues, qui traîne un cap-hit de 4.175 M$, a apporté une contribution de plus de 14 points par million lors de sa meilleure campagne en 2013-2014 (60 points). Les 20 points qu’Oshie concède à Kessel peuvent être obtenus en faisant l’acquisition d’un autre joueur. Prenons Carl Soderberg, qui pourrait commander un salaire de 3.5 millions par année et nous habitue à des saisons de 40 points. Ensemble, Oshie et Soderberg totaliseraient hypothétiquement un impact de 7.675 millions sur la masse salariale et une production de 100 points. Il s’agit d’un rapport qualité-prix de 13 points par million.

Certes, la valeur d’une contribution en termes de points est beaucoup plus importante si elle s’obtient d’un seul individu. On oublie la variable voulant que l’arrivée de Kessel rehausse le rendement offensif de l’équipe en entier. Un joueur vedette n’ajoute pas que des points à sa fiche, il engraisse aussi celle des autres.

Or, transiger pour Kessel constitue un sacrifice énorme. On ne parvient pas à un terrain d’entente en balançant un tollé d’éléments plus ou moins désirables.  Qu’est-ce que les Leafs peuvent demander en retour de l’attaquant qui a enfilé le 3e plus grand nombre de buts lors des cinq dernières années?

Deux choix de 1re ronde… Deux espoirs haut de gamme… Un joueur établi commandant un salaire raisonnable… Peut-être même plus.

Mettons les choses au clair: Plekanec n’est d’aucun intérêt pour les Leafs. Qu’offre-t-il? Une amélioration temporaire d’un an avant d’accéder au marché des agents libres. Toronto entre dans une phase de reconstruction minutieuse et ne désire pas s’y prendre par tous les moyens pour gagner dès maintenant. Encore moins si ce n’est que pour un an.

Qu’est-ce qui intéresse Toronto? Galchenyuk… Scherbak… Hudon…Beaulieu…Gallagher… (pas tout ça ensemble évidemment) bref, tout ce qui est estimable aux yeux des fans du CH, puisqu’on ne met pas le grappin sur un joueur étoile sans rien laisser partir contre son gré. Enfin, s’ils ne veulent pas du bois mort, il ne faut pas s’en étonner.

Et si le Canadien ne peut honorer la demande, pariez que Shanahan – où la marionnette qu’il engagera à titre de directeur-général, c’est tout comme – n’en a rien à cirer. Les Panthers et les Prédateurs ont une banque d’espoirs pleine à craquer, qui sait s’ils ne seraient pas prêts à payer le prix, eux?

T.J. Oshie

 

Le voilà, le renfort à l’aile droite. Oshie est ce que Parenteau n’a jamais pu fournir au Tricolore: un ailier droit rapide et incisif muni de mains douces. L’Américain oeuvre créativement en zone offensive en refusant de se débarrasser de la rondelle. Il bricole des lignes de passe grâce à un bel éventail de manoeuvres à un contre un et une vision au-dessus de la moyenne. Ajoutez à cela un savoir-faire dans les trois zones le rendant utilisable à toutes les sauces.  Et pour ceux qui aiment le jeu musclé, notez qu’Oshie maîtrise bien l’art du coup d’épaule en zone neutre.

Le contrat d’Oshie tient jusqu’en 2017 et se veut très abordable, tel que mentionné plus haut. Les échos dans les coulisses de la LNH indiquent qu’il est disponible sur le marché et, en toute logique, ne devrait pas coûter les yeux de la tête, contrairement à Kessel. Parce qu’il biffe toutes les boîtes dans la liste de critères de Marc Bergevin, Oshie est la cible de choix du Canadien cet été.

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