Les Sénateurs DOIVENT retenir Erik Karlsson à Ottawa

Parfois, il faut vivre une expérience soi-même pour mieux comprendre les enjeux qui entourent la situation.

Disons simplement que j’ai pu tirer de nombreuses conclusions évidentes, lors de mon périple au Canadian Tire Center, hier soir. Les Sénateurs y affrontaient les Sabres de Buffalo, un jeudi soir. Il y avait plus de partisans que je ne le croyais. On ne parle pas d’une foule énorme, mais il y avait plus de gens qu’à quelques minutes du début de la rencontre.

La première chose qu’on remarque, c’est l’emplacement de l’amphithéâtre. On aura beau en entendre parler, voir des images et observer le tout sur Google Maps, on ne peut pas véritablement comprendre à quel point il se situe en plein milieu d’un champ avant qu’on ne le voit de nos propres yeux. Situé à vingt minutes du centre-ville d’Ottawa, Kanata est plus difficile à joindre qu’on ne le pense. Évidemment, deux heures avant le début du match, l’autoroute est bondée de trafic. Les Sénateurs se doivent de construire un nouvel amphithéâtre, c’est primordial. Ils n’ont plus leur place à Kanata, malheureusement.

La deuxième chose qu’on remarque, celle qui pour moi est la plus intéressante, c’est à quel point Erik Karlsson est LA vedette du club. Deux publicités sur trois, à l’extérieur du Canadian Tire Center, sont à l’effigie du #65. À l’intérieur, c’est la même chose.

Le marketing profite du fait que Karlsson est un Dieu, aux yeux des partisans, pour donner une belle image à l’équipe.

Ne croyez-vous pas qu’une équipe qui a désespérément besoin de garder ses partisans tissés serrés serait folle d’échanger la face de la franchise dans une période aussi difficile. Ça pourrait être un coup de hache fatal au travers une base de partisans déjà extrêmement fragile.

Ce n’est pas pour rien que quelques secondes avant l’intonation de l’hymne national, un homme a crié «Karlsson please stay!».

Ce n’est pas pour rien qu’il y avait des affiches demandant au Suédois de rester à Ottawa et aux dirigeants de ne pas l’échanger.

Car même au cours d’une saison difficile comme celle-ci, les partisans des Sens se réjouissent d’avoir un défenseur vedette comme Karlsson et continuent de scander son nom avant n’importe qui et d’en faire le nom le plus souvent aperçu sur un chandail, dans les estrades.

À Montréal, le départ de P.K. Subban a fait des ravages. Mais Carey Price et Max Pacioretty y étaient toujours, et donc ç’a mieux passé. Sans oublier le fait que les partisans du Tricolore sont certains des plus fidèles.

À Ottawa, où l’on n’a pas de gardien #1 comme Price ou de marqueur de 40 buts comme Pacioretty, les ravages pourraient être irréversibles. Le vase commence à être plein et transiger Karlsson le ferait certainement déborder.

Les partisans n’accepteront pas, peu importe le retour, que Eugene Melnyk ait gagné contre le #65. Si ce dernier quitte avant le propriétaire, la frustration n’aura d’autre choix que de régner.

Une chose que j’ai pu voir, malgré la défaite crève-coeur en tirs de barrage, c’est que les Sénateurs ont un EXCELLENT club de hockey. Ils n’ont simplement pas eu beaucoup de chance et c’est pourquoi ils gisent aujourd’hui dans les bas-fonds du classement général.

Ce qui devrait être fait, cet été, ne concerne pas Erik Karlsson, mais bien Guy Boucher. Je crois qu’il était clair, sur le banc, que le courant ne passait plus entre Boucher et ses hommes.

L’an prochain, il faudra arrêter de perdre contre les Sabres de Buffalo et peut-être (je l’espère) aura-t-on droit à une belle saison.

En Rafale

– Pas un feu de paille.

– L’impact de Marchand, malgré les controverses, est incomparable.

– Drake motive la foule torontoise.

– Il y a aussi Gabriel Gagné, le sniper.

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