Les meilleurs ailiers de la LNH : Les positions 30 à 16

Après les meilleurs défenseurs et les meilleurs gardiens, notre regard portera maintenant sur les ailiers.

Le rôle premier d’un ailier de pointe est assez simple : marquer des buts régulièrement. Quand en plus ils sont capables d’être robustes et/ou de créer des jeux, ils deviennent des joueurs très convoités par les dg.

Voici donc un top 30 des meilleurs spécimens à l’aile!

Mais avant rappelons les critères qui nous ont guidé tout au long de notre évaluation.

1)      L’impact général du joueur dans son équipe

2)      Les performances passées en saison et en séries (statistiques, honneurs, etc.)

3)      Le talent offensif et défensif (et l’exploitation de ceux-ci)

4)      La régularité, en saison et tout au long de la carrière

5)      Capacité à jouer sous pression (buts importants, séries)

6)      Les habilités spécifiques (agilité, vitesse, lancers, passes, vision du jeu, robustesse, etc.)

30. Milan Lucic
: Après une saison marquée par les blessures en 2009-2010, Lucic a littéralement explosé offensivement l’an dernier chez les Bruins avec 30 buts et 62 points. Craint par les défenseurs et les gardiens adverses, Lucic ressemble à un bulldozer sur la patinoire; pas le plus rapide, ni le plus élégant, mais presque impossible à tasser. Certainement pas le plus talentueux des attaquants de puissance, mais peut-être bien un des plus puissants, justement.


29. Jason Pominville
: La production offensive de Pominville décline depuis trois ans. Saura-t-il mettre un terme à cette glissade qui l’a vu passer de 80 à 52 points? S’il veut demeurer dans ce top 30 encore quelques saisons, il devra y voir, car aussi bon défensivement puisse-t-il être, son rôle premier demeure de produire en attaque. Mais avec l’éclosion des Stafford, Ennis et Gerbe, l’arrivée de Boyes et le temps de glace que commande Vanek en avantage numérique, on voit cependant très mal comment il pourrait renouer avec des saisons de plus de 65 points. Par ailleurs, seul Derek Roy, avant sa blessure avait plus de temps de glace que lui à l’avant chez les Sabres. Lindy apprécie sans doute son éthique de travail et sa conscience défensive.

28. Ryane Clowe
: En progression constante depuis son arrivée à San Jose, le Terre-neuvien Clowe, un ancien de l’Océanic de Rimouski et du défunt Rocket de Montréal, joue présentement le meilleur hockey de sa carrière à bientôt 29 ans. Un late bloomer, le gros joueur des Sharks s’affirme comme un des très bons attaquants de puissance de la ligue depuis 3 saisons, lui qui a enregistré une moyenne de 57 points et près de 100 minutes de punition lors de cette période. Il est de plus un excellent joueur de séries. Plusieurs dg et plusieurs coachs le prendraient dans leur équipe celui-là.

27. Shane Doan
: Les Canadiens, qui repêchaient 8e, voulait mettre la main sur Doan en 1995, mais les « vieux » Jets de Winnipeg l’ont choisi juste avant au 7e rang. Montréal a dû se contenter d’un autre power forward, Terry Ryan, qui n’a inscrit aucun point en 8 très petites parties dans la LNH… Mais, partisans du CH,  voulez-vous vraiment savoir ou vous rappeler du pire? Jarome Iginla était encore disponible! Doan, 35 ans, qui n’a pas participé souvent aux séries à Winnipeg et Phoenix a néanmoins connu une très belle carrière, marquée par la constance (10 saisons de plus de 20 buts) et une certaine déclaration à Montréal.

26. Martin Havlat
: Havlat a fait patate au Minnesota et on pense que son transfert à San Jose, où il évoluera soit en compagnie de Thornton ou du jeune Couture, lui sera des plus bénéfique. Havlat a su éviter les blessures sérieuses lors de 3 dernières saisons, mais il a quand même joué avec des petits bobos plus souvent qu’à son lors de cette même période. Si les conditions favorables sont réunies à San Jose, une saison de 75 points est envisageable. Havlat n’est pas un mauvais joueur en séries et avec tout le talent qu’il possède, il peut encore être un game breaker.

25. Mike Cammalleri
: Cammalleri, a su se tailler une place, de justesse, dans le top 25. Un ancien joueur de centre, il est maintenant un sniper à temps plein à l’aile.  Euh, un instant, à bien y penser, c’est plus un sniper à temps partiel. Car, voyez-vous, il y a deux Cammy, le chaud et le froid. Le froid est presque invisible pendant 5-6 matchs, puis le chaud rebondi toujours avec 5-6 bonnes parties. Mais depuis qu’il est à Montréal, c’est le très chaud qu’il nous montre en séries, et ça, les partisans qui payent son salaire de 6 M$, l’apprécient beaucoup. À défaut d’être puissant, le tir de Cammalleri est vif et extrêmement précis. Le petit # 13 du CH n’a cependant pas la vitesse, ni la force pour s’imposer régulièrement comme un ailier élite dans la LNH (top 15). Par contre, s’il avait un meilleur joueur de centre que Tomas Plekanec, il aurait le potentiel pour compter 35-40 buts assez aisément. Remarquez que l’addition d’un Erik Cole pourrait grandement l’aider de ce côté, tout comme une saison sans blessures.

24. Joe Pavelski
: Little Joe a davantage évolué au centre depuis le début de sa carrière, mais depuis l’année dernière, et ce sera encore plus vrai l’an prochain, il se retrouvera plus souvent qu’autrement à droite de Big Joe et de Patrick Marleau. Fabriquant de jeu hors pair, fier compétiteur, Pavelski rappelle un peu Zac Parise, par son style et sa carrure modeste. En progression nette depuis 2 ans. Un excellent ailier dans les deux sens de la patinoire qui peut jouer à la pointe en avantage numérique. Le plateau des 70 points est à sa portée.

23. Alexander Semin
: Matt Bradley, un ancien coéquipier à Washington a récemment dit de lui qu’il était peut-être le joueur le plus talentueux de toute la LNH. Mais vous voyez où il est classé dans cette liste des meilleurs ailiers? Il y a une raison très évidente pour cela. 1 + 1, ça fait deux. Semin s’en fout de gagner ou perdre et lorsqu’il ne marque pas, il nuit à son équipe. La moitié des dg de la LNH ne lui toucheraient pas avec une perche. Quel tir du poignet tout de même.

22. Ales Hemsky
: Un des patineurs les plus élégants, Hemsky est également un excellent fabriquant de jeu. Seules de multiples blessures et une équipe très ordinaire à Edmonton ses dernières années l’ont empêché de s’affirmer davantage comme un des joueurs les plus talentueux de toute la ligue. On lui reproche cependant très souvent de ne pas utiliser son lancer qui est pourtant excellent. Il serait intéressant de le voir jouer une saison complète avec le jeune Taylor Hall et un joueur de centre meilleur que Shawn Horcoff.

21. Johan Franzen
: La « mule » est un late bloomer classique qui est arrivé sur le tard à Detroit et qui n’a commencer à s’affirmer dans la LNH qu’à la fin de la vingtaine. Un des très bons joueurs de séries dans les dernières années, il a déjà enregistré 72 points en 83 matchs éliminatoires, dont 37 buts. Franzen, un attaquant de puissance légitime à 6’3, 222 lbs, est aussi doté de mains très souples et d’un excellent tir du poignet. Un ailier de premier plan lorsqu’en santé, ce qui a justement été un petit problème pour lui dernièrement.

20. Phil Kessel
: Phil the thrill n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un joueur complet, mais il fait des choses très bien comme patiner et lancer. En fait, Kessel possède un des tirs du poignet les plus vifs de toute la LNH, mais parce qu’il est souvent prévisible dans ses choix de jeux et que son éthique de travail est, au mieux, médiocre, Kessel peut parfois entrer dans des disettes interminables. Pas terrible pour un « marqueur », ça. Avoir autre chose que Grabovski ou Bozak au centre ne nuirait certainement pas, mais Tim Connolly, n’est guère une meilleure solution.

19. Chris Stewart
: On n’a pas encore tout vu de Chris Stewart, mais ce dernier a tout pour devenir un des très bons attaquants de puissance de la LNH. Il rappellera sans doute, par moments, aux partisans des Blues des flashs de Keith Tkachuk, ou encore de Brendan Shanahan. Il devra cependant se concentrer davantage sur l’offensive que sur la baston; St-Louis a davantage besoin de buts que de joueurs à l’infirmerie. En voilà un qui n’a pas peur de se salir le nez et qui accumulera plusieurs saisons de 25 buts et plus. Cependant, comme nous le rapportait dernièrement Costard, en explication à son transfert surprise à St-Louis, il devra améliorer ses habitudes de vie. Pas les Velvet Underground qui chantaient Sweet Jane?

 

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18. Jeff Skinner
: Le plus récent récipiendaire du Trophée Calder a le talent pour atteindre le top 10 d’ici peu de temps. Avec ses 31 buts et ses 63 points, il a été sensationnel, rien de moins, dans une équipe de la Caroline moribonde l’an passé. Sa formation de patineur artistique lui permet de demeurer en équilibre dans des situations où des joueurs beaucoup plus costauds que lui (lire Andrei Kostitsyn, Benoît Pouliot et Guillaume Latendresse) sont incapables de rester debout. Un mélange de Mats Naslund, Martin St-Louis et de Patrick Kane. Le « Snake » du blogue de Mathias Brunet avait vu juste dans son cas! Il a presque mis Taylor Hall dans sa petite poche l’an dernier…

17. Loui Eriksson
: Quel impact aura le départ de Brad Richards sur Loui Eriksson? On le saura bien assez tôt, mais avec Ribeiro ou le jeune et talentueux Jamie Benn comme joueur de centre, le Suédois devrait continuer à mettre la rondelle dans le filet à un rythme fort appréciable, lui qui a maintenu une moyenne de 30 buts lors des trois dernières saisons. Une légère baisse à prévoir, mais rien de dramatique pour le joueur de 26 ans.

16. Teemu Selanne
: Le Finnish Flash a donné un second souffle à sa carrière lorsqu’il a décidé de passer sous le bistouri suite à son bref séjour au Colorado en 2003-2004. Sa production a alors passé de 32 points en 78 matchs à 90 en 80 points parties la saison suivante! L’an dernier, à 40 ans bien sonné, il a trouvé le moyen d’inscrire 80 points en 73 matchs, dont 31 buts, ce qui lui en donne 637 en carrière. Que dire de plus, sinon qu’il est encore rapide et que son lancer est toujours aussi chirurgical. Reste maintenant à voir s’il jouera une autre saison.

Mentions honorables
Par sagesse (eh oui, ça m’arrive), je n’ai pas inclus Jaromir Jagr dans ce top 30, puisqu’à 39 ans, on ne peut vraiment pas savoir comment il se réadaptera au calibre de jeu et au calendrier de la LNH.

La même prudence m’a poussé à une réflexion similaire pour Daniel Alfredsson, qui vient de subir une importante opération au dos. Lui aussi a 39 ans…

Nathan Horton, Brenden Morrow et Alex Burrows ont pour leur part manqué le top 30 par un très discutable cheveu coupé en quatre…

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