Les 25 meilleurs défenseurs de la LNH (2/2)

L’article concernant les positions 25 à 16 a lancé des débats enflammés sur le site, hier. LIEN

On ne voit pas pourquoi ça changerait beaucoup aujourd’hui avec les positions 15 à 1! Alors « À vos marques! Prêts? Commentez! »

15. Tyler Myers : Le jeune Myers a eu un impact immédiat dès son arrivée dans le LNH. Il est tout de suite devenu le défenseur # 1 des Sabres et s’est fait remarqué autant par son jeu défensif que par ses aptitudes offensives étonnantes pour un joueur de sa grandeur. Après avoir remporté le Trophée Calder en 2009-2010, les attentes étaient démesurées à son endroit l’an dernier et les Sabres n’avaient que très peu de soutien à lui offrir en défensive. Tout ça devrait changer avec l’arrivée de Christian Ehrhoff et Robyn Regehr ainsi que l’ascension du jeune Marc-André Gragnani. Le vrai Myers, celui qui peut faire 45-50 points en plus d’être pratiquement incontournable en défensive,  devrait être de retour. Il avait tout de même mieux fait en 2e moitié la saison dernière. S’il progresse encore, qui sait, le top 10, voir un top 5, pourrait être à sa portée dans un avenir pas si lointain, surtout s’il développe un genre de fear factor à la Chara. Ça reste à voir…

14. Alexander Edler : Les Canucks ont fait tout un coup en repêchant ce solide suédois au 91e rang en 2004. Celui qui est maintenant le meilleur défenseur des Canucks s’est très bien développé pour devenir un joueur très complet : robuste à ses heures, habile autant offensivement que défensivement. Edler en donne pour son argent à ses employeurs qui compteront encore davantage sur lui suite au départ de Christian Ehrhoff. Le plateau des 50 points est à sa portée.

13. Ryan Suter : Si les Predators sont aussi dominants défensivement c’est bien sûr grâce au système de Barry Trotz. Mais ce système est construit autour d’un solide gardien et de deux as en défensive, on connaît déjà le premier (Weber) mais le second n’est pas piqué des vers lui non plus et pourrait être un défenseur # 1 dans bien des équipes, lui qui est un # 2 super-deluxe. Ryan Suter est l’archétype du défenseur complet : mobile, solide offensivement et défensivement en plus d’être robuste juste ce qu’il faut. Et bien sûr, comme Weber, s’il ne jouait pas à Nashville, il aurait davantage de reconnaissance.  Aussi, le fait qu’il doit souvent surveiller les arrières de Weber dans le système de Trotz fait en sorte qu’il ne pourra jamais exploiter tout son talent offensif dans la ville du country.

12. Mike Green : Ne nous laissons pas tromper par sa saison cauchemardesque de l’an dernier (commotions cérébrales, 49 matchs, 24 points), en santé Green peut encore être le meilleur défenseur offensif du circuit. Plusieurs pointent du doigt, non sans raison, la qualité de son jeu en défensive, mais dans son cas, le vieux dicton « la meilleure défense, c’est l’attaque » ne saurait mieux s’appliquer. Voici le différentiel de chacune de ses 4 dernières saisons : +6. +24, +39, +6.  Quand même pas pour rien qu’il a été nominé pour le Norris en 2009 et 2010. Par contre, les saisons de plus de 70 points sont peut-être chose du passé pour lui avec les commotions cérébrales qu’il a subit ainsi que la nouvelle tangente plus défensive des Caps et la montée fulgurante du très prometteur John Carlson. Bizarrement, il a peut-être connu ses meilleures séries le printemps dernier. Mais il en faudra encore des meilleures pour qu’il perde sa vilaine réputation de choker. L’arrivée de Roman Hamrlik pourrait lui être très bénéfique.

11. Kristopher Letang : Il est encore passablement jeune, a déjà gagné une Coupe Stanley et arrive à peine dans ses meilleures années. La suite pourrait presque faire peur pour Letang qui joue avec l’aplomb d’un vétéran depuis presque ses débuts dans la LNH. L’an dernier, on a assisté à sa grande éclosion offensive (50 pts). Que nous réserve le meilleur défenseur québécois de sa génération? Nous n’avons vu que la pointe de l’iceberg où joue cet étonnant Pingouins. Le top 5 n’est pas impossible un jour, lui dont le style n’est pas sans rappeler celui d’un Niedermeyer en plus robuste par moment. Vraiment un des bons patineurs à la ligne bleu dans le circuit Bettman.

10. Brent Seabrook : Solide. Voilà le mot qui décrit peut-être le mieux celui que d’aucuns seraient peut-être tentés de nommer le « Shea Weber des pauvres ». Voilà une belle ironie quand on pense que Weber a été repêché au 49e rang en 2003, alors que Seabrook a été sélectionné au 14e la même année! On peut parler d’une véritable éclosion offensive dans le cas de Seabrook l’an dernier avec ses 48 points, lui qui n’en avait jamais enregistrés plus de 32 auparavant. Il a enfin eu plus de temps de glace en avantage numérique et mis à profit son puissant lancer. Assurément le meilleur « 2e défenseur » de toute la LNH au moment présent.

9. Dan Boyle : Peu de défenseur possèdent les habilités offensives de Boyle. Véritable machine à faire des points (457 en 752 matchs en saison et 56 en 84 matchs en séries!), Boyle a excellé partout où il a passé (TB, Stockholm,Team Canada, SJ), sauf peut-être en début de carrière chez les Panthers qui l’ont bêtement échangé au Lightning pour un choix de 5e ronde (Martin Tuma!). Malgré un jeu défensif pas toujours exemplaire, Boyle est un solide top 10 depuis plusieurs années dans la LNH, entre autres grâce à ses bonnes performances répétées lors des séries. Les Sharks ont cependant bien fait de mettre la main sur Brent Burns car à 35 ans, le déclin de Boyle approche à grand pas.

8. Keith Yandle : Il n’y a pas si longtemps seulement connu par les membres de sa famille et les 3 partisans des Coyotes qui payent vraiment leurs billets de saison, Yandle est vite devenu le numéro un de son équipe et a commencé à briller au grand jour l’an dernier. Il épate par sa mobilité et ses aptitudes offensives (59 pts en 2010-2011), mais Yandle peut aussi jouer contre n’importe qui dans cette ligue (cumulatif de +28 lors des deux dernières saisons). Un excellent choix « caché » dans un pool de hockey. En voilà un autre qui pourrait grimper dans ce classement. Un peu de succès en séries pour les Coyotes aiderait grandement à sa réputation, lui qui est tout de même le meilleur défenseur américain à l’heure actuelle. Il aurait mérité des considérations pour le MVP l’an dernier (59 points, +12) tellement son impact sur les Coyotes est grand.

7. Andrei Markov : Il est très difficile de faire une juste évaluation de Markov étant donné son carnet médical des dernières années. Mais, à son meilleur, le # 79 du Canadien possède un jeu qui ressemble énormément à celui de Lidstrom : très calme, belle mobilité, excellent lancer, passeur phénoménal, intelligent et très solide défensivement. Ancien top 5 légitime il y a trois ans, il pourrait remonter dans ce classement, comme il pourrait tout aussi bien drastiquement chuté lors de la prochaine saison. Markov pourra-t-il retrouver tous ses repères et redevenir le défenseur qu’il était avant toutes ses blessures? Si ce satané genoux pouvait tenir…

6. Chris Pronger : Parlant de blessures, lorsqu’il est en santé, Pronger peut encore dominer outrageusement un match de hockey, surtout en séries. Mais on ne trompera pas personne, le déclin est bel et bien entamé dans son cas et les petits et gros bobos commencent à rattraper cet ancien # 1 sur cette liste et gagnant du trophée Norris et Hart. À ce rythme, ces blessures pourraient même passablement écourter sa carrière, lui dont le contrat est supposé se terminer en 2081. Mais même en 2081, le fear factor qu’il génère sera encore présent!

5. Drew Doughty : Il a encore le nombril vert et n’a toujours pas perdu son gras de bébé, mais Drew Doughty a le talent qui lui sort par les oreilles. Espérons que la sévère commotion qu’il a subit en début de saison l’an dernier ne laissera pas trop de séquelles. Il semblait déjà s’être passablement replacé en fin de saison. Un patineur remarquable doté d’un instinct et d’une vision du jeu hors du commun. 59 pts, +20 et des considérations pour le Norris à 19 ans en 2009-2010, a-t-on déjà vu ça chez un défenseur? Peut-être le futur # 1 de cette liste, s’il demeure en santé. Le P.K. Subban des riches!

4. Duncan Keith : Parlant de bons patineurs, plusieurs placerait Keith en haut de la liste dans cette facette du jeu. Malgré un physique modeste et un style qui rappelle aussi celui de Scott Niedermeyer, Keith est très solide sur ses jambes et ne recule pas devant grand’ monde dans les coins de patinoire. Sa production offensive, surtout à 5 contre 5, a cependant décliné l’an dernier suite aux nombreux départs qu’on subit les Hawks. Un retour en force du gagnant du Trophée Norris en 2010 pourrait le replacer dans le top 3.

3. Nicklas Lidstrom : L’heure du déclin a probablement commencé à sonner pour Lidstrom. Bon, ça ne l’a pas empêché de remporter (un peu bizarrement) le trophée Norris pour la 7e fois l’an dernier, mais on peut penser que le meilleur joueur européen de tous les temps (selon THN), en a perdu un peu en défensive. Lui qui nous avait habitué à terminer régulièrement dans les + 30, voire + 40, a conclu la dernière campagne avec une fiche de -2. À 42 ans en avril prochain, il sortira peut-être du top 5 cette saison, saison qui sera pourrait bien être sa dernière d’ailleurs.

2. Zdeno Chara : À 34 ans, il finira bien par décliner un jour, mais les gros Chara, le favori de tous à Montréal, est tout simplement le joueur le plus intimidant de la LNH à l’heure actuelle. Excellent leader, son lancer est foudroyant, sa présence physique fait rêver ses patrons et donne des cauchemars  à ses adversaires et le bout de son poing est redoutable, comme ont pu le constater ses victimes au fil des ans. Il n’est pas toujours constant défensivement, son jeu de pieds laisse parfois à désirer comme la qualité de ses passes, mais ces « carences » sont facilement effacées par toutes ses grandes et intimidantes qualités. Il demeure un joueur concession de haut niveau et le sera pour encore au moins 3-4 ans, au grand malheur du Canadien et ses fans…

1. Shea Weber : Si Weber jouait dans un marché moyen comme, disons, Colorado, il serait une grande vedette. S’il jouait dans un bon marché comme Boston ou New York, il serait une super-vedette. S’il jouait à Toronto ou Montréal, il aurait les clés de la ville. Weber excelle dans toutes les phases du jeu : robustesse, avantage numérique, désavantage numérique, leadership sous pression (malgré l’absence de Coupe Stanley). Il a été le meilleur défenseur du Canada en 2010 à Vancouver. C’est énorme. Il est sans failles apparentes et s’il évoluait dans un système offensif avec des attaquants dignes de ce nom, il ferait peut-être au-dessus de 60 points tous les ans. Suite à l’arbitrage qui lui a finalement rapporté un gros 7,5 M$, bien mérité par rapport aux comparables, on est cependant en droit de se demander s’il restera à Nashville bien longtemps. D’une façon ou d’une autre, à 26 ans, les Norris, ne devrait pas tarder à s’accumuler sur la tablette au-dessus de son foyer. Bref, pas si mal pour un 49e overall en 2003, comme on le disait plus tôt…

 

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