Les 25 meilleurs défenseurs de la LNH (1/2)

Les 25 meilleurs défenseurs de la LNH

Suite à la lecture d’une récente liste des 25 meilleurs défenseurs publiée par Yahoo Sports, j’ai eu envie de publier ma propre liste sur notre site.

J’étais en désaccord avec plusieurs des sélections effectuées par Sam McCaig, blogueur sur le site en question.

Des exemples?

Volchenkov, 24e! Que fait-il dans un top 25?

Letang, 23e! Que fait-il à l’extérieur du top 15?

Dan Boyle, seulement 17e?

Dan «  F… » Hamhuis,  16e! Je suis sans mot.

Mais bon,  on n’était encore pas au bout de nos peines.

Erik « Je me scrape la jambe dans un cart de golf » Johnson, 10e? Que faut-il faire pour être dans le top 10, décevoir depuis notre arrivée dans la LNH? On en parle même comme l’un des plus beaux flops depuis fort longtemps…

Alex Pietrangelo, 8e? Il est bon, mais c’est pas un peu prématuré de la mettre avant, disons, Markov (12e) et Pronger (11e)?

Brent Burns, 7e? Ce gars-là a eu quoi, 2 bonnes saisons sur 6 depuis son arrivée dans la LNH.

Vous voyez donc les quelques raisons qui m’ont poussé à remettre les pendules à l’heure et redonner un sens à notre existence de fans finis de hockey!

Cela dit, je ne prétends pas que ma liste fera beaucoup plus l’unanimité, mais je ne pense pas pouvoir faire pire que McCaig, que je salue en passant!

Afin d’éviter le plus de malentendus possibles, donnons-nous au moins quelques critères de sélections par ordre d’importance (McCaig aurait peut-être dû en faire autant…).

1) L’impact général du joueur dans son équipe

2) Les performances passées en saison et en séries (statistiques, honneurs, etc.)

3) Les talent offensifs et défensifs (et l’exploitation de ceux-ci)

4) La régularité (un critère très important chez les défenseurs)

5) Capacité à jouer sous pression

6) Les habilités spécifiques (mobilité, lancer, passes, robustesse, etc.)

Commençons donc aujourd’hui par les positions 25 à 16 qui n’on vraiment pas été faciles à déterminer.

25. John Carlson : J’hésitais entre Carlson, Pietrangelo et Hedman , mais considérant l’âge auquel celui-ci a réalisé ses accomplissements et l’impact immédiat qu’il a eu dans la LNH, j’y vais avec Carlson. Il n’y a pas vraiment eu de fanfare autour de lui lorsque celui-ci est arrivé dans la LNH en 2010. Il venait pourtant d’offrir une grande performance quelques mois auparavant, lui qui avait, entre autres, éliminé le Canada au CMJ à l’aide d’un tir parfait en prolongation. Pourra-t-il devancer Mike Green à Washington? Ils sont plusieurs à le penser. Pour l’amateur de hockey, le parcours de Carlson pourrait être aussi intéressant à suivre que celui de P. K. Subban. Les deux semblent être meilleurs quand la pression est à son comble.

24. Erik Johnson : On disait de lui qu’il allait être la 8e merveille du monde, le futur Pronger et la réincarnation de Jésus-Christ lorsqu’il fut choisi au 1er rang par le Blues en 2006. Cinq ans plus tard on entend toujours le messie. Mais les Blues, eux, se sont tannés et l’ont échangé dans une transaction qu’il sera intriguant d’analyser au fil des prochaines saisons. Johnson a tout pour réussir autant défensivement qu’offensivement. Ça pourrait bien être son année cette année, lui qui s’est promis de faire regretter aux Blues de l’avoir échangé. Pourra-t-il faire plus de 40 points, tout en étant solide défensivement? Ce serait déjà un bon départ. Il aura toute la glace voulue au Colorado l’an prochain.

23. Dion Phaneuf : Que s’est-il passé avec Dion Phaneuf ces dernières années? Comme disait ma mère : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute »! C’est pourquoi on posera encore la même question cette année : peut-il retrouver sa forme des beaux jours? Pour Phaneuf cela voudrait dire une cinquantaine de points, 15 buts, des grosses mises en échecs au moment opportuns, beaucoup d’intimidation et un retour dans le top 10. Ah oui, ça voudrait aussi dire être bien meilleur défensivement et arrêter de courir partout pour rien. Il demeure un défenseur élite avec un fear factor qui ne ment pas, mais disons qu’il vit beaucoup sur sa réputation, une situation qui ne pourra pas durer éternellement. Il a toutefois montré des signes encourageant en 2e moitié de saison l’an dernier.

22. Mark Staal : On ne le confondra jamais avec Paul Coffey, mais cela n’est pas nécessairement un défaut quand on parle de Mark Staal. Le « défenseur de la famille», n’offre pas grand’ chose de spectaculaire à ses partisans, mais il est peut-être bien en voie de devenir le meilleur défenseur défensif de la LNH. Si l’on pense que des saisons de 35 à 40 points ne sont pas à exclure dans son cas, ce n’est pas un mauvais package que les Rangers ont obtenu en le sélectionnant au 12e rang en 2005. Si on est loin de Paul Coffey, on est aussi très loin de Mike Komisarek.

21. Mark Streit : Il ne sera jamais confondu avec Larry Robinson dans son territoire, mais Mark Streit a trouvé le moyen de terminer avec un différentiel positif à ces deux dernières saisons avec les Islanders (+6 et +1) en plus d’amasser sa cinquantaine de points habituelle. Il n’a pas joué l’an dernier suite à une très vilaine blessure à l’épaule et c’est à souhaiter que cela ne nuira pas à son lancé frappé, lui qui est un des joueurs les plus habiles de la ligue pour décocher sur réception. La progression des jeunes Islanders ne lui nuira certainement pas. Un défenseur qui sera sous-estimé à jamais.

20. Nicklas Kronwall : Le dauphin de Lidstrom à Detroit, Kronwall a ce qu’il faut pour assurer une belle relève à son maître quand celui-ci se retirera. Le joueur de 30 ans pourrait bien voir ses responsabilités offensives augmenter cette saison suite au départ à la retraite de Rafalski. Reste à voir si sa production offensive pourrait revenir dans les eaux de 50 points. Au pire, il continuera d’être très solide défensivement et c’est Ian White qui aura les tâches plus offensives.

19. Lubomir Visnovsky : Une véritable machine à faire des points, le slovaque Visnovsky vient de connaître, avec les Ducks, la meilleure saison de sa carrière à 35 ans : 68 points, + 18! Un joueur qui a été sous-estimé pendant toute sa carrière, probablement parce qu’il a toujours évolué dans l’ouest pour des clubs ordinaires. Mobilité, boulet de canon et intelligence avec le disque, un petit défenseur offensif européen classique, un Streit en meilleur.

18. Brent Burns : Mr. « J’aime les serpents» Burns, vient de toucher le gros lot avec les Sharks de San Jose qui misent énormément sur lui dans leurs efforts pour changer l’identité de leur club, eux qui veulent s’améliorer en défensive. Disons qu’avec les Boyle, Vlasic, Murray et Demers qui étaient déjà en place, les Sharks devraient sortir la rondelle de leur zone assez efficacement. Mais, 5,8 M$ pendant 5 ans pour Burns, me semble assez cher payé et risqué pour ce joueur souvent blessé et somme toute inconstant depuis son arrivée dans la LNH. Mais, il est encore jeune et a le talent pour percer le top 10. Le nouveau casting que lui offriront les Sharks sera peut-être la meilleure chose qu’on aurait pu lui souhaiter.

17. Ryan Whitney : Véritable Général à la défensive de la plus jeune équipe de la LNH, Whitney a relancé sa carrière depuis son arrivée à Edmonton dans une formation qui mise sur le talent et la vitesse. Malheureusement pour lui, une vilaine blessure à une cheville est venue mettre un terme à ce qui se dessinait pour être la meilleure saison de sa carrière (27 pts en 35 matchs, +13).

16. P.K. Subban : C’est un débat que l’on pourrait avoir pendant encore plusieurs saisons : Qui est le meilleur? Tyler Myers ou P.K. Subban? Nous donnons l’avance à Myers, son ancien compagnon de jeu sur Équipe Canada junior, par quelques poils pour le moment, mais tout cela pourrait changer dès cette saison, puisque le potentiel de Subban est peut-être plus élevé que celui de Myers. Subban pourrait aussi passer devant Markov dans les prochains mois dans l’organigramme de CH. Si tel est le cas, le flamboyant défenseur pourrait faire une entrée remarquée (ça ne saurait être autrement dans son cas) dans le top 10 dès cette saison. Le # 76 du CH est un patineur puissant, un magnifique manieur de rondelles, un distributeur des mises en échec percutantes, il dérange l’adversaire comme pas un, marque des gros buts et est capable de passes lumineuses. Il n’est pas parfait, loin de là, et lui arrive encore de faire des erreurs et surtout de prendre des pénalités inutiles, mais ses performances en 2e moitié de saison et en séries nous ont montré qu’il pouvait apprendre très rapidement. S’il corrige tout ce qu’il a à corriger, c’est plus à Doughty qu’on le comparera qu’à Myers. Sky is the limit pour P.K.

La suite demain avec les positions 15 à 1!

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