Les 15 meilleurs gardiens de but de la LNH

Je continue ma série de classements des meilleurs joueurs par position cette semaine avec un top 15 des gardiens de but de la LNH.

Un top 25 avec un contenu assez important aurait été un peu trop fastidieux pour le temps à portée ces jours-ci, Et puis, entre vous et moi, les cerbères de 16 à 25, sont plutôt difficiles à départager dans un tel exercice. Ce sont souvent des gardiens avec peu d’expérience, ayant eu des succès mitigés en saison et en séries, ou encore, d’autres sur la pente descendante, ou voire encore des deuxième gardiens qui n’ont pas encore eu une vraie chance d’être numéro un.

Bref, pouit, pouat, pout.

Je vous ferai plutôt un top 25 pour les joueurs de centres et un autre pour les ailiers d’ici le début des camps d’entraînement. Promis.

Aussi, comme je l’avais fait avec les défenseurs, je vous suggère de comparer mon classement avec celui de Sam McCaig de Yahoo Sports qui m’a semblé faire une évaluation beaucoup plus rigoureuse cette fois-ci avec les gardiens : LIEN

Pas d’aussi grandes divergences d’opinions cette fois-ci dans nos top 15, si ce n’est celle d’y inclure Hiller et Lethonen pour ma part.

Bon fini le niaisage, c’est parti!

15. Tomas Vokoun : Le vétéran Vokoun en a bavé un coup durant toutes ces années derrière les soporifiques Panthers de la Floride. Puis, il s’est fait mal conseillé par son agent cet été, si bien qu’il a dû accepter un contrat à rabais d’une saison pour 1,5 M$! Sa consolation? Il gardera les filets pour les Capitals et enregistrera possiblement ses meilleures statistiques depuis ses beaux jours à Nashville! Il devrait donc logiquement lui rester encore de l’essence dans le réservoir. Mais, en cas de panne, les jeunes Holtby et Neuvirth ne seront jamais bien loin.

14. Antti Niemi : Après avoir connu un début de saison difficile, il s’est replacé à San Jose pour finalement reprendre sa forme de l’année précédente alors qu’il avait remporté la Coupe Stanley avec les Hawks. Niemi possède un gros gabarit, une technique correcte et surtout, il est capable de faire les arrêts clés dans les gros matchs. Mais, il ne faudra pas tomber dans le piège et le surestimer : disons qu’il a joué pour de très gros clubs dernièrement!

13. Kari Lethonen : Joe Nieuwendyk savait ce qu’il faisait lorsqu’il a obtenu Kari Lethonen des Trashers en retour du défenseur Ivan Vishnevskiy et d’un choix de 4e ronde. Lethonen, un 2e choix au total en 2002, possède un talent exceptionnel que seules les blessures et une éthique de travail douteuse ne lui avaient pas encore permis d’exploiter pleinement. On ne sait pas trop quand les Stars auront à nouveau une bonne équipe avec la perte de Brad Richards et tous leurs problèmes financiers, mais ils pourront compter sur un des gardiens les plus talentueux de toute la LNH et qui semble avoir enfin donner un second souffle à sa carrière.

12. Ilya Bryzgalov : Les Flyers auraient-ils enfin trouvé LEUR gardien? C’est sans doute ce que souhaite Paul Holmgren qui vient d’offrir un pont d’or à Bryzgalov pour que celui-ci garde les filets des Flyers au cours de 9 prochaines saisons! Bryzgalov possède un gros gabarit et une excellente technique qu’aura influencée François Allaire lors de son séjour chez les Ducks même si les deux hommes ont eu plusieurs mésententes à l’entraînement. Mais, s’il peut parfois paraître invincible, le ténébreux russe (un autre!) peut aussi être complètement à plat pendant d’assez longues séquences et il n’a pas gagné en séries depuis 2006 alors qu’il avait quelque peu partagé le travail avec Jean-Sébastien Giguère lorsque les Ducks ont remporté la Coupe Stanley. Ça commence à faire un bail. Il sera aussi intéressant de le voir œuvrer dans un système nettement plus offensif qu’à Phoenix.

11. Jonas Hiller : Voilà un autre excellent grand gardien au gros gabarit possédant une excellente technique peaufinée auprès de François Allaire. Hiller, 29 ans, n’a jamais été repêché. Ça ne l’a pas empêché d’écarter de son chemin Bryzgalov et Giguère lors des dernières saisons à Anaheim. Mais voilà, M. Hiller a un bien drôle de vertige depuis plusieurs mois et on espère qu’il sera pleinement rétabli d’ici le camp d’entraînement. Ce qui semble vouloir être le cas aux dernières nouvelles…

10. Martin Brodeur : À 39 ans, on sent que la fin approche pour Brodeur. Les blessures ne l’ont pas épargné lors de deux des trois dernières saisons, mais n’oublions pas qu’il a tout de même enregistré pas moins de 45 victoires en 2009-2010, à 37 ans! Peut-il revenir en force après une saison à oublier pour lui et ses Devils l’an dernier? Sans doute. Il pourrait même dominer une fois de plus tous ses compères au chapitre des victoires que l’on ne serait pas si surpris… Mais une fin de carrière en queue de poisson ne serait pas si surprenante non plus. Comme dans Rocky IV en U.R.S.S. : ça passe ou ça casse, mec!

9. Cam Ward : Le meneur pour les parties jouées en 2010-2011 (74), Ward a retrouvé ses repères après une saison difficile l’année précédente. Grand héros d’une Coupe Stanley aussi surprenant qu’inespérée en 2006 en Caroline, Ward a été quelque peu irrégulier depuis, mais a toujours su rebondir quand il le fallait. Il fait partie des très bons gardiens de la LNH et peut jouer sous pression. Un gagnant qui mérite une meilleure équipe. Mais, il y a quand même un bon jeune noyau chez les Hurricanes. Et Ward n’est pas très vieux…

8. Roberto Luongo : Comme ses puissants Canucks, il a connu une saison tout simplement exceptionnelle en 2010-2011. Malheureusement pour lui, on se rappellera surtout de son parcours houleux en séries où les Hawks, et encore davantage les Bruins, l’auront souvent fait mal paraître. Meneur au chapitre des victoires à égalité avec Price la saison dernière, 2e au niveau de la moyenne de buts alloués et 4e pour le pourcentage d’arrêts, Luongo a assuré en saison, mais a perdu ses repères à plusieurs occasions en séries. Sa médaille d’or acquise avec une Équipe Canada gonflée à bloc, n’aura pas fait grand-chose pour améliorer sa réputation d’athlète fragile sous pression. Il avait tout de même mieux fait qu’un Brodeur chancelant lors de ce tournoi olympique qu’on n’est pas près d’oublier. Mais Luongo est de plus en plus reconnu comme un des joueurs les plus surévalués de la toute la LNH. Son très gros et très long contrat risque d’être lourd à porter lors de la prochaine décennie. Bon, il pourrait nous en donner un peu, si ça peut l’aider…

7. Marc-André Fleury : Gagnant de la Coupe Stanley en 2009 et finaliste en 2008, Fleury a su faire taire les milliers d’observateurs qui l’avaient identifié comme un éternel perdant suite à sa bévue légendaire au CMJ au début des années 2000. Il y a cependant deux Marc-André Fleury. À son meilleur, Fleury, alias Dr. Jekyll,  peut paraître invincible tellement il est rapide et confiant. Il doit cependant encore gagner en régularité pour aspirer au top 5, car son côté Mr. Hyde le fait parfois ressembler à une vraie passoire. Mais ça viendra cette régularité, il est encore passablement jeune. Puis, il reste également à voir si les gros canons devant lui sauront demeurer en santé…

6. Carey Price : Il a gagné partout sauf à Tri-City et à Montréal. Le meilleur jeune gardien de but de la LNH, de l’avis de nombreux observateurs, a terminé dans les meneurs dans la plupart des catégories statistiques l’an dernier, à commencer par celles des victoires (38) où il a terminé premier à égalité avec Luongo. Lorsqu’on pense à la pression qu’avait Price l’an dernier à Montréal, il a relevé tout un défi. Seule une performance sous la moyenne dans le match #4 en séries contre Boston a quelque peu terni sa saison. Peu importe, il devrait logiquement devenir un habitué du top 5 et n’est peut-être qu’à un ou deux fait d’armes de mettre la main sur la pôle position. Montréal demeure cependant une équipe qui a des choses à prouver dans un marché difficile et Price devra continuer à rester droit comme un chêne en toute circonstance, ce qui, on en conviendra, est déjà une lourde tâche. Saura-t-il conserver, voire même améliorer, son capital sympathie auprès des fans? Ses performances feront foi de tout. Mais son talent n’a jamais fait de doute.

5. Miikka Kiprusoff : Il s’en trouve encore plusieurs (surtout dans l’Ouest…)  pour penser que « Kipper » fait partie du top 3, voire qu’il serait carrément le meilleur gardien de toute la LNH. Le gardien des Flames a joué pour des équipes décevantes au cours des deux dernières années, mais son propre rendement est toutefois demeuré fort respectables dans les circonstances. Un modèle d’endurance, à 35 ans pourra-t-il encore tenir à bout de bras bien longtemps cette équipe qui ne semble aller nulle part et qui se refuse à reconstruire? On lui souhaite un échange en février…

4. Pikka Rinne : 2e au chapitre du pourcentage d’arrêt l’an dernier, Rinne, un late bloomer qui a déjà presque 29 ans, est régulier comme un métronome depuis son arrivée à Nashville. En voilà un qui est vraiment dans la catégorie des gardiens pour qui on se demande : « qu’est-ce que ce serait s’il jouait pour un club de pointe? » Si les Preds lui donnait plus régulièrement 3 buts par match ce serait déjà très épeurant.

3. Henrik Lundqvist : Un habitué du top 5, champion des blanchissage et un champion olympique en 2006, « King Henrik » a tenu son équipe à bout de bras à plusieurs reprises au cours des dernières saisons à New York. Parfois c’était suffisant pour se classer en vue des séries, d’autres fois, il en manquait encore. Où auraient été les Rangers sans Lundqvist pendant tout ce temps? Maintenant que Brad Richards viendra « remplacer » Chris Drury et que sa défensive semble vouloir se raffermir, attendez-vous à voir Lundqvist frôler les 40 victoires.

2. Ryan Miller : Un autre habitué du top 5 depuis déjà plusieurs années, Miller a connu une saison plus difficile l’an dernier. Il s’est tout de même bien repris, comme le reste de son équipe, dans le dernier droit de la saison. Peu de gardien sont aussi calmes et possèdent une aussi solide technique. Toutefois, les grands exploits en séries ne sont pas fait voir très souvent dans son cas. Maintenant qu’il aura un solide second en Enroth et une équipe nettement améliorée grâce à un nouveau propriétaire plein aux as à Buffalo, Miller aura peut-être le luxe d’arriver plus reposé en séries.  Une sensationnelle saison est à prévoir dans son cas.

1. Tim Thomas : Dire que les Bruins voulaient l’échanger il y a 1 an à peine… Thomas est le  plus récent gagnant de la Coupe Stanley et du Conn Smythe en plus d’être le vainqueur du Vézina en 2009 et 2011. Qui dit mieux dans cette ligue où la question la plus importante est peut-être : what have you done for me lately? Son année difficile ternie par les blessures en 2009-2010 ne l’aura pas trop ralenti. Qui sait, l’âge et un appétit peut-être un peu moins prononcée pour la victoire pourraient peut-être le faire. Mais ne compter pas là-dessus trop vite, comme ses Bruins, le sympathique gardien au style improbable et ultra-fonceur devrait être encore dans le coup pour un petit bout. Toutefois, un type de son âge avec un pareil style, logiquement, s’expose davantage aux blessures, à l’irrégularité ainsi qu’à une rétrogradation subite hors du top 5… Mais la logique, Thomas s’en fout.

Mentions honorables qui ont manqué le top 15 par quelques micro-poils très discutables à la brasserie du coin: Jonathan Quick, Jaroslav Halak, Niklas Backstrom, Jimmy Howard et Corey Crawford.

Qui aurait mis Halak dans le top 15 en juin 2010? Hein, qui?

À mon humble avis, il n’a malheureusement pas encore prouvé son endurance…

 

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