Le rappel de Nikita Scherbak pourrait être l’étincelle nécessaire pour relancer Max Pacioretty

Mettre le doigt sur le motif précis justifiant la léthargie qui frappe actuellement Max Pacioretty est impossible. Lorsqu’un marqueur de sa trempe n’inscrit qu’un seul filet à ses vingt dernières parties, le problème en question est beaucoup trop complexe pour être documenté dans un simple article de hockey.

Bien sûr, le système de Claude Julien sous lequel le capitaine doit maintenant évoluer y est pour beaucoup…

Cependant, l’orgueil de l’entraineur n’est certainement pas le seul écueil se dressant devant Pacioretty : seulement trois de ses contributeurs principaux des quatre dernières années évoluent toujours dans l’organisation.

Vraisemblablement, l’état-major a sous-estimé l’apport de quelques-uns de ses soldats…

En ce sens, le 67 avait inconsciemment lancé une énorme partie du blâme sur son directeur général, il y a quelques semaines, admettant que l’apport d’Alexander Radulov lui manquait énormément.

La saison dernière, la relation entre les deux attaquants était machinale : Pacioretty remettait la rondelle au Russe, qui la contrôlait longuement en territoire adverse. Profitant du magnétisme de son ancien coéquipier, le capitaine errait en zone ennemie, à la recherche d’une brèche défensive qui lui permettrait d’enfiler l’aiguille.

Actuellement, aucun joueur du Tricolore ne peut porter le disque puis réaliser des jeux de la sorte… Sauf Jonathan Drouin, qui malgré des carences évidentes, est perpétuellement utilisé à la position de pivot! Mais bon…

S’il désire relancer Pacioretty, Marc Bergevin doit donc dénicher un attaquant apte à générer de l’offensive en fond de territoire. Outre Alexander Radulov, quelques ailiers droits cadrent bien dans ce profil…

Pensons d’abord à Jakub Voracek, acteur principal du premier trio des Flyers de Philadelphie.

Bien entendu, la position au classement du CH par les temps qui courent ne justifie pas l’acquisition d’une superstar. À ce moment-ci de la campagne, les efforts de l’organisation doivent être concentrés sur le développement du peu de talent qu’elle possède. L’équipe doit utiliser la deuxième moitié de la saison pour évaluer ses talents à l’interne… et ça commence avec Nikita Scherbak.

Celui qui devra passer par le ballotage pour retourner dans la Ligue américaine dès la prochaine saison démontre des signes encourageants par les temps qui courent. Son alliage intéressant d’intelligence et d’intensité crée une dose d’offensive qui permet tranquillement à son équipe de retrouver le chemin de la victoire. Devient-il tranquillement le joueur projeté que l’on osait comparer à Jakub Voracek, au moment de sa sélection?

Disons que la barre est haute. Très haute!

Sauf qu’avec trois buts marqués à ses trois dernières parties, le Tricolore ne peut rejeter toutes les solutions potables pour relancer son offensive. En termes de STYLE de jeu, il n’y aucun doute que Nikita Scherbak siérait bien à la droite de Max Pacioretty et de Phillip Danault. Parlerait-on ici d’une solution miracle? Probablement pas…

Chose certaine, la fin de saison du Canadien pourrait sembler beaucoup moins insignifiante si elle pouvait servir à paver la voie pour les années à venir…

En 2018, il ne servira à rien de palier sur une potentielle participation aux séries éliminatoires.

En Rafale

– Voit-on enfin le Lukas Vejdemo qui rendait Trevor Timmins si optimiste?

– C’est beau ou c’est laid?

– Assez pour une participation aux Jeux olympiques?

Cool!  

 

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