Le prix à payer pour Max Pacioretty est dorénavant plus clair

On ne peut pas encore dire qu’un échange est imminent, dans le dossier de Max Pacioretty, mais plusieurs indices proposent que ce soit le cas avant longtemps. Les multiples rumeurs, les commentaires du #67, sa rencontre avec Marc Bergevin…

Et aujourd’hui, la rencontre entre son agent et Marc Bergevin. Michel Bergeron a affirmé hier qu’il est très possible qu’une rencontre entre les deux clans ait déjà eu lieu. C’est normal, dans le contexte.

«Ce serait anormal que les deux parties ne se soient pas parlé. Il y a trop de rumeurs. Pacioretty a le droit de savoir ce qu’il se passe. Soit Bergevin l’a rassuré, soit il lui a demandé ce que son capitaine aimerait. Ce sont des choses qui se font. Puis, il ne faut pas oublier que Pacioretty, d’une certaine manière, a contesté le système de jeu de l’entraîneur alors que l’équipe jouait sur les talons. L’avenir nous le dira ce qui se passera, mais ça ne peut pas être seulement de la fumée sans feu.»

Bruce Garrioch, lui, dans son énorme texte du dimanche, a révélé dans plus de détails le prix demandé, autour de la LNH, pour faire l’acquisition de son capitaine.

Le Canadien demanderait un marqueur établi, donc oublions tout de suite les espoirs, accompagnés d’un choix de premier tour.

Qu’est-ce qu’on peut analyser, là-dedans?

Premièrement, le fait qu’il demande un joueur ÉTABLI prouve qu’il n’a pas encore abandonné et élève les chances de voir un joueur assez âgé débarquer à Montréal. Ceux qui espéraient voir une reconstruction être déclenchée seront déçus, mais malheureusement, le directeur général y croit encore. J’ai bien dit malheureusement.

On peut aussi y voir qu’il devra être patient pour obtenir ce prix. Présentement, peu d’équipes seraient prêtes à offrir ça. Il n’y en a pas tant que ça qui sont écartées du portrait des séries éliminatoires, et une équipe qui vise le tournoi printanier ne conclura jamais un échange du genre.

Donc à moins de réussir à négocier une entente qui fait du sens d’ici la date limite, ce qui sera dur, Pacioretty devrait être échangé cet été.

Mais il aura alors perdu une once de valeur.

Ce qui caractérise le #67 sur le marché des transactions, c’est qu’il est une option plus attrayante qu’un joueur de location. Si l’équipe qui acquiert ses services ne se classe pas en séries, le contrat de Pacioretty permet à la formation de le garder pour la saison d’après. Et si ça ne fonctionne pas encore, il peut alors être revendu comme joueur de location. Son contrat nuira au prix demandé, mais sera bénéfique par la suite.

Marc Bergevin ne peut pas faire comme Joe Sakic l’a fait avec Matt Duchene, puisque plus il attendra, plus sa valeur descendra : se rapprocher de l’autonomie n’est jamais bon pour la valeur d’un joueur.

En Rafale

– Réjean Tremblay et Michel Langevin jasent de DansLesCoulisses : «DansLesCoulisses je visite très régulièrement, les autres non. »

– Tuukka Rask n’a pas été très gentil envers lui-même.

– Depuis trois saisons, les défenseurs du Canadien produisaient beaucoup offensivement, alors qu’ils se classaient au cinquième, sixième et dixième rang du circuit. Cette année? Vingt-neuvièmes.

– Voir que Marc Bergevin y croit encore.

 

 

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